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Les jardiniers de Monaco dans la rue pour défendre leurs acquis

Ce mardi matin, une centaine d’ouvriers du service « Jardins, voirie et égout » ont manifesté leur crainte de voir leurs conditions de travail remises en cause par une réforme du statut de fonctionnaire

Julie Baudin Publié le 19/03/2014 à 07:14, mis à jour le 19/03/2014 à 15:44
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À l'appel de leur syndicat, une centaine d'ouvriers, sur les 120 que compte le service « Jardins, voirie et égout » ont débrayé hier entre 7 h 30 et 11 h 30. DR

Ce mardi matin, une centaine d’ouvriers du service "Jardins, voirie et égout" ont manifesté leur crainte de voir leurs conditions de travail remises en cause par une réforme du statut de fonctionnaire

Les jardiniers du Service de l'Aménagement urbain, d'habitude très discrets, ont décidé de se faire entendre. Haut et fort.

Ce mardi matin, ils ont manifesté dans les rues de Fontvieille et jusqu'à la place d'Armes, pour faire part de leurs craintes au sujet de leurs conditions de travail.

 

En effet, ces agents de l'État redoutent de voir les dispositions applicables au personnel des Services urbains remises en cause par la réforme du statut de fonctionnaire sur laquelle se penche actuellement le gouvernement princier.

À l'appel de leur syndicat, ils étaient près d'une centaine - sur les 120 ouvriers que compte le service « Jardins, voirie et égout » - à débrayer entre 7h30 et 11h30.

Ils ont également déposé un courrier auprès de leur direction, quai Jean-Charles-Rey, où ils exposent les raisons de leur mécontentement.

Crainte de baisse du pouvoir d'achat

«Nous travaillons 40 heures par semaine, qui sont payées 39 heures. En compensation, nous avons une semaine de RTT, ainsi qu'une prime d'environ 200 euros. Or, le gouvernement a annoncé la semaine dernière vouloir uniformiser la Fonction publique et donc nous voir descendre à 37 h 30 de travail par semaine»,explique Eric Maillet, secrétaire général du syndicat des «Jardins, voirie et égout».

Une baisse du temps de travail synonyme pour ces salariés de perte de pouvoir d'achat. Impensable. Ils demandent donc le maintien de toutes les indemnités.

 

«De plus,poursuit le syndicaliste,nous avons déjà du mal à réaliser toutes nos tâches de travail en 40 heures par semaine. Comment ferons-nous en 37 h 30 ? Car pour le gouvernement,"l'embauche c'est secondaire",nous a-t-on répondu. Alors, nous demandons aussi le maintien de nos conditions de travail qui permettent un service public de qualité, ainsi que l'embauche effective des suppléants indispensables au service et actuellement en attente d'un contrat».

Ces agents de l'État de qui dépend la beauté des espaces verts de la Principauté, et son aménagement, dénoncent également «un chantage». «On nous a dit que si on ne signait pas les nouveaux accords, il n'y aurait pas d'embauches. Or, nous avons dans le service des gens qui sont en attente. Et si on signe, ils risquent d'être embauchés sans les avantages que nous avons. Et alors, c'est la porte ouverte à la fin de nos avantages. Et nous ne sommes pas prêts à nous tirer une balle dans le pied.»

La situation paraît donc bloquée.

«Le Ministère d'État avait promis il y a quatre ans qu'il ne toucherait pas à nos acquis. Il faut qu'il tienne ses engagements. Nous demandons une ordonnance souveraine qui valide ces dispositions !»

Les délégués syndicaux ne se découragent pas. Ils prévoient de continuer le mouvement et espèrent très vite trouver un terrain d'entente.

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