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Les collégiens de Roustan à Antibes ont créé une disparition de toutes pièces

Un lundi sur deux, en dehors des vacances scolaires, Nice-matin met à l’honneurle projet qu’a choisi de mener une classe.Et suit son avancée jusqu’à sa concrétisation

Sophie rambure Publié le 07/01/2013 à 07:06, mis à jour le 07/01/2013 à 10:25
« L'art est vraiment une passion » - 19653531.jpg
(Photos Patrick Clementé)

Un lundi sur deux, en dehors des vacances scolaires, Nice-matin met à l’honneurle projet qu’a choisi de mener une classe.Et suit son avancée jusqu’à sa concrétisation

C'était la mission confiée par leur prof d'arts plastiques, Christelle Catarino. Et les vingt-sept élèves de 3e l'ont acceptée. Jouer aux experts... mais à l'envers. Seul ou en groupe, ils ont construit une intrigue policière en amassant des indices fabriqués par leurs soins. Le tout étant placé dans une poubelle, seule source d'informations.

Le titre de l'épisode de cette nouvelle «série» made in collège Roustan : Poubelle de disparu(e). Nous les avions rencontrés il y a quelques semaines alors qu'ils élaboraient leur scénario.

 

Aujourd'hui, les poubelles sont faites et vont être passées à la loupe par leur enseignante. Qui va juger « la cohérence et la justesse des 25 indices. Au départ, ils voulaient prendre des objets tout faits ».

Et puis, chacun s'est pris au jeu et a créé les indices de ses mains : des factures, des lettres, des papiers d'identité, des baux d'appartement... « Ils se sont donc attachés à tout relier : le nom, les photos. Ils ont utilisé internet bien sûr mais en transformant les documents, il ne s'agissait pas de faire du copié-collé ».

« Ils se saisissent aussi des interdits »

À la fin de l'exploration de la poubelle, la prof doit pouvoir répondre à deux questions : comment et pourquoi une personne a disparu.

 

« Ils ont bien saisi les enjeux, ils ont été très vite autonomes ». De leur imagination et de leurs réflexions en ébullition ont germé des histoires très différentes : une jeune fille amoureuse et abandonnée, un trafiquant de drogue, un mannequin anorexique... Problèmes d'argent, de travail, mais aussi de drogue ou d'alcool... « Ils se saisissent aussi des interdits ! ».

Ils ont ainsi intégré des choses qu'ils ont pu entendre ou lire mais ils ont changé les termes. Et puis, les histoires ne finissent pas toujours mal... « Il y en a un qui a gagné au loto ! ». Cet exercice s'inscrit bien entendu dans un apprentissage de l'histoire de l'art. Ici, de l'art contemporain et des nouveaux réalistes comme le Niçois Arman. Un univers qu'ils appréhendent aussi grâce à des vidéos et des explications, le tout complété par une visite en décembre au Mamac (musée d'art moderne et d'art contemporain) de Nice. L'art leur appartient !

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