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Les anciens fiefs Grimaldi réunis par et pour l’Histoire Liés par un mariage, un rachat, un traité, voire même un assassinat

Mis à jour le 23/06/2019 à 10:04 Publié le 23/06/2019 à 10:03
Le show s’est conclu par l’hymne monégasque puis les applaudissements du public.

Le show s’est conclu par l’hymne monégasque puis les applaudissements du public. M.C.

Les anciens fiefs Grimaldi réunis par et pour l’Histoire Liés par un mariage, un rachat, un traité, voire même un assassinat

Le pays de Matignon, Roquebrune-Cap-Martin, le duché de Valentinois et Dolceacqua sont les invités d’honneur de Monaco jusqu’à ce soir. Une fête de famille gratuite sur la place du Palais

Les premières fois mêlent souvent enthousiasme, fébrilité et espérance de tous les possibles. Les deuxièmes fois doivent confirmer ou infirmer les promesses des premières. Pour ma part, je ne doute pas (...) Cette deuxième fois confirmera les belles promesses de la première édition. » Les vœux du prince Albert II ont été exaucés, hier, lors de la première journée des 2e Rencontre des Sites historiques Grimaldi, sur la place du Palais. Ouvert au public, l’événement a été pris d’assaut par les locaux et touristes dès l’ouverture des portes.

Côté Fontvieille, un temple des saveurs a été érigé à l’ombre des pins parasol. Des stands et chalets dédiés aux produits du terroir dont le souverain a fait la tournée durant plus de trois heures, goûtant presque tous les produits pour le bonheur de leurs producteurs. Un marathon digne du Salon de l’agriculture !

Du pain et des jeux

« C’est un peu l’idée qui prévalait de montrer l’excellence de la gastronomie de ces anciens fiefs et ça permet de faire un véritable tour de France et d’Italie sur le plan gastronomique, souvent des spécialités qui sont enracinées dans une histoire longue dans laquelle s’inscrivent aussi ces princes de Monaco », justifie le directeur des Archives du Palais, Thomas Fouilleron.

« Cette deuxième rencontre gagne en maturité, en taille, et a même pris un peu d’embonpoint, comme en témoignent les différentes installations qui occupent une place plus importante sur la place du Palais. J’en suis heureux », s’est félicité le souverain.

Côté Rampe Major, c’était plutôt le royaume des enfants, invités gratuitement à s’essayer à des jeux d’antan et à découvrir en s’amusant l’histoire des Grimaldi comme la lutte bretonne et son arène ensablée. Autant de joyeusetés qui se prolongent jusqu’à 20 heures, ce dimanche, avant le traditionnel feu de la Saint-Jean, toujours sur la place du Palais (21 h 15).

« Un temps présent à partager »

À l’initiative du maire, Georges Marsan, un élève de l’Académie de musique de Monaco a lancé les festivités en jouant une pièce de clavecin spécialement composée par François Couperin pour une fille du prince Antoine 1er. « L’évocation en musique de cette “muse de Monaco”, que son père avait lié symboliquement à la Cité de Chabeuil, fief du Valentinois, va résonner comme le symbole d’une histoire partagée et le signal d’un temps présent à partager », anticipait le souverain, juste avant d’être intronisé dans la Confrérie du nougat de Montélimar, sur proposition du maire de la capitale du duché du Valentinois, Franck Reynier.

Une identité ravivée

Ils étaient ainsi une dizaine d’édiles à répondre à l’invitation du prince Albert. Entre la Principauté et ces collectivités françaises ou italienne, un point commun : la dynastie des Grimaldi (lire page suivante). Une identité parfois oubliée mais dont le patrimoine commun ne demande qu’à être ravivé, d’où les visites régulières du prince Albert II dans ces contrées autrefois dépendantes d’une seigneurie qui était au Grimaldi. « Le Prince va dans ces anciens sièges sans nostalgie, il n’y a pas d’idées de reconquête sur le plan symbolique », note Thomas Fouilleron, insistant sur l’envie du souverain d’entretenir ces liens historiques et fraternels. « Comme évoqué par le maire de Montélimar, le Prince fait régulièrement acte de générosité personnelle dans le domaine de la mise en valeur du patrimoine ou de l’environnement. »

Près de 800 participants sont attendus ce week-end, contre 300 pour la première édition en 2018, rappelait Albert Croesi, administrateur délégué de Monaco InterExpo. Organisateur hôte de quatre invités spéciaux : le pays de Matignon, Roquebrune-Cap-Martin, le duché de Valentinois et le village italien de Dolceacqua.

Une Principauté qui sait recevoir conformément à sa politique d’ouverture sur le monde. « C’est une façon de faire mieux connaître la Principauté au-delà des images convenues, des lieux communs, parfois des légendes. De donner une épaisseur à la Principauté à son travers son histoire et ses liens avec les deux grands voisins européens que sont la France et l’Italie. »

Après le marquisat des Baux, le comté de Carladès et la ville de Menton l’année dernière, c’était au tour du pays de Matignon (lire ci-dessous), du duché de Valentinois, de la ville de Roquebrune-Cap-Martin et du village italien de Dolceacqua d’être mis à l’honneur à l’occasion de cette 2e Rencontre des Sites historiques Grimaldi.

Ces anciens territoires monégasques sont liés encore aujourd’hui à la Principauté par « une histoire commune ». souligne le maire de Roquebrune-Cap-Martin, Patrick Césari. « Nous sommes unis par un lien particulier, une histoire qui a duré plus de 500 ans et qui laisse une amitié forte entre la Principauté et Roquebrune. » La ville a été rachetée en 1355 par les Grimaldi. La communauté de Roquebrune restera ainsi partie intégrante de la Principauté de Monaco jusqu’à la révolution de 1848.

Patrimoine culturel

C’est, en revanche, un événement tragique qui lie les Grimaldi à Dolceacqua. Il remonte à 1523, lorsque Barthélemy Doria, fils de Luc Doria et Françoise Grimaldi - qui avaient interrompu une longue période d’affrontements entre les deux familles grâce à leur mariage - assassine son oncle Lucien Grimaldi dans son propre château de Monaco. Une opération punitive contre le village italien contraint alors ses habitants à prêter serment de fidélité au seigneur de Monaco. Aujourd’hui, ces temps troublés ont laissé place à l’amitié. Le prince Albert II a même été fait citoyen d’honneur de Dolceacqua en 2018. « Dans l’église paroissiale du village, on peut toujours admirer le retable dédié à sainte Dévote, commandé par Françoise Grimaldi, dans son testament, en 1515 », note Luana Mauro, adjointe au maire chargée de la Culture. Quant au duché de Valentinois, il est érigé en faveur du prince Honoré II de Monaco en 1642, à la suite du traité de Péronne en 1641. Ce traité diplomatique, par lequel la Principauté renverse le protectorat espagnol et se place sous la protection de la France, lui permet de garantir son indépendance et sa souveraineté.

« Promouvoir nos créateurs »

Pour ces « Fiefs », l’événement était aussi l’opportunité de faire découvrir leur patrimoine culturel.

« Nous sommes très heureux de participer à cette rencontre, à la fois pour montrer notre emblème local, le nougat, mais aussi pour promouvoir nos créateurs locaux », s’est réjoui Franck Reynier, le maire de Montélimar, capitale du duché de Valentinois. Bières au nougat, crêpes bretonnes, barbagiuans monégasques, amandrines de Roquebrune, brioche sucrée de Dolceacqua… le village des fiefs est aussi une invitation à se replonger dans les saveurs du terroir.

9 h-10 h 30 : Réunion des Confréries de Taste-Caillette et de la Défarde ainsi que des Groupes Empi et Riaume, Cabeolum Folk et le Bagad Sallicornes

10 h 30 : Remontée des participants sur le Rocher par la Rampe Major

PLACE du PALAIS

11 h : La Palladienne de Monaco

11 h 30 : Duo de Chant et violon traditionnel de Haute-Bretagne par Katell Lorre

11 h 55 : Relève de la garde par l’Orchestre des Carabiniers du Prince

12 h 15 : Le Bagad Salicornes de Saint-Cast-Le-Guildo

13 h : Les Chants marins des Fous de Bassans du Pays de Matignon

13 h 30 : Groupe folklorique du Pays de Matignon, Danse Emeraude et lectures de textes de Châteaubriand

14 h : Solistes de Roquebrune-Cap-Martin

14 h 15 : Scène illustrant l’acte de vente du Château de Roquebrune-Cap-Martin à la famille Grimaldi en 1355 avec accompagnement musical

14h30 : Ensemble d’accordéons de l’École de Musique

14 h 45 : Ensemble à vents de l’École de Musique de Roquebrune-Cap-Martin

15 h : L’Association Cabeolum Folk de Chabeuil

15 h 30 : Empi et Riaume, Musiques du Dauphiné

16 h : Spectacle de Magie « Malizia », par Romain Fouques

16 h 30 : Duo de chant et violon traditionnel de Haute-Bretagne par Katell Lorre

17 h : Groupe folklorique La Palladienne de Monaco

17 h 30 : Le Bagad Salicornes de Saint-Cast-Le-Guildo

18 h : Groupe folklorique du Pays de Matignon danse Émeraude

18 h 30 : Les Chants marins des Fous de Bassans du Pays de Matignon

19 h : L’Association Cabeolum Folk de Chabeuil

19 h 30 : Empi et Riaume, Musiques du Dauphiné

20 h : Clôture de la manifestation

Un nom qui a survécu à l’Histoire

Les maires des communes « sœurs » ont reçu des plaques symboliques.
Sculpteur sur bois, groupes folkloriques, stands gastronomiques ou ateliers pour les enfants… le village des fiefs était aussi l’occasion de mettre en avant le savoir-faire des artisans et le patrimoine local.
Il y avait foule hier pour la relève de la garde.

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