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L’enfant tué par une trottinette sur la Prom’ à Nice avait fui la guerre en Ukraine avec sa mère

Le garçonnet fauché par une trottinette sur la promenade des Anglais, mercredi soir à Nice, avait fui son Ukraine natale avec sa mère. Un accident de la circulation lui a coûté la vie, à l’âge de 5 ans et demi, dans son pays d’accueil.

Christophe Cirone avec Ch.P. et A.M. Publié le 30/06/2022 à 18:57, mis à jour le 30/06/2022 à 18:57
Le drame est survenu sur un passage piéton qui traverse la piste cyclable de la Prom’, côté Magnan. Antoine Louchez / Nice Matin

Un drame dans le drame. Le garçonnet fauché par une trottinette sur la promenade des Anglais, mercredi soir à Nice, avait fui son Ukraine natale avec sa mère. Un accident de la circulation lui a coûté la vie, à l’âge de 5 ans et demi, dans son pays d’accueil.

Éric est l’un des témoins du drame. "Je n’ai pas vu le choc mais je l’ai entendu. J’ai aussitôt mis par serviette sous la tête du petit qui perdait beaucoup de sang, relate-t-il. La mère, une Ukrainienne, était désemparée. Elle est réfugiée avec son fils chez une amie. Cette amie culpabilise de les avoir fait venir."

Cette famille est arrivée en France au début de l’invasion russe, confirme Iryna Podyriako, présidente de l’Afuca (association franco-ukrainienne Côte d’Azur). Elle provient de la région de Vinnytsia, frontalière de la Moldavie, "pas trop touchée" par les combats. "Après avoir été accueillie par une famille d’accueil, elle se logeait depuis quelques semaines par ses propres moyens."

"Une famille exemplaire"

Ce jeudi, le maire de Nice, Christian Estrosi, a évoqué ce destin tragique en séance du conseil municipal. "Sa famille était suivie par nos services. Une famille exemplaire. Le petit était scolarisé à Sainte-Thérèse. Nous sommes en train de prendre toutes nos dispositions pour nous occuper de cette famille. Le conseil municipal de Nice est aux côtés de la communauté ukrainienne et aux côtés des parents de cet enfant."

Pour l’heure, ces parents vivent cette épreuve à distance. Le père était resté en Ukraine. "J’ai prévenu le consul pour lui permettre de venir en France. Il a besoin d’une autorisation pour cela", explique Iryna Podyriako.

L’Afuca se dit prête à aider comme elle le pourra cette famille, après ce nouveau drame qui frappe la communauté ukrainienne de la Côte d’Azur. Depuis vendredi, une mère de famille âgée de 41 ans est entre la vie et la mort: elle a été renversée par une voiture près de la préfecture des Alpes-Maritimes. Après l’accident fatal sur la Prom’, Iryna Podyriako confie, dans un soupir: "Tout le monde est touché."

Offre numérique MM+

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