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Le Printemps des arts nous en fait voir de toutes les couleurs à Monaco

Mis à jour le 26/03/2012 à 08:14 Publié le 26/03/2012 à 07:14
Dans tous les recoins de l'auditorium Rainier-III, la foule a erré au gré des performances, comme ici à la découverte d'un ballet des danseurs de l'Académie Princesse-Grace, au cœur de l'atrium.

Dans tous les recoins de l'auditorium Rainier-III, la foule a erré au gré des performances, comme ici à la découverte d'un ballet des danseurs de l'Académie Princesse-Grace, au cœur de l'atrium. Laurent Carré

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Le Printemps des arts nous en fait voir de toutes les couleurs à Monaco

« Une journée surprenante », avait promis la Principauté. Des clous dans un piano, des musiciens troquant leurs instruments pour des ballons, un ballet façon flash mob, le public est reparti abasourdi

« Une journée surprenante », avait promis la Principauté. Des clous dans un piano, des musiciens troquant leurs instruments pour des ballons, un ballet façon flash mob, le public est reparti abasourdi

En matière de culture, Monaco essaie souvent de ne pas ressembler pas à son image. La Principauté n'est ni académique ni lisse. La preuve, le Printemps des arts - dont nous avons vécu, hier, la « journée surprenante ». En matière de surprise, on n'a pas été déçu !

On a vu arriver le pianiste Bertrand Chamayou avec une caisse à outils. Le virtuose romantique promu par les « Victoires de la musique » a truffé son piano de vis, de clous, de bouts de caoutchouc, de papiers ou de bambous, et a interprété du John Cage.

On a vu venir la pianiste Maki Belkin sans partition. Et pour cause ! Elle allait donner son récital dans une pièce noire, au milieu de laquelle les auditeurs erraient à l'aveugle (il y a bien quelques malins qui utilisaient l'éclairage de leurs téléphones portables, mais c'était pas du jeu !).

Un poète avec un mégaphone

On a vu débarquer des « musiciens » de l'I.R.C.A.M. de Pierre Boulez sans leurs instruments habituels mais… avec des ballons de basket, dont le jeu déclenchait des sons électroniques.

On a vu arriver le poète Charles Pennequin avec un… mégaphone, pour nous dire des mots doux au travers de l'accessoire sonore des manifs syndicales entre la Bastille et la Nation. Au passage, on a relevé ce bel aphorisme : « Si j'avais pas dormi, j'aurais pas rêvé ! »

Tout cela s'est passé hier, dans les divers espaces de l'auditorium Rainier-III, le centre de gravité demeurant l'auditorium lui-même, où le magnifique Orchestre Philharmonique nous a donné trois œuvres en création mondiale, dont « Tour à tour »de Philippe Hurel aux sonorités bien cataclysmiques. Au long de l'après-midi, la foule a erré de lieu en lieu, parfois passionnée, parfois désabusée, croisant ici un groupe de percussions, là les danseurs de l'Académie Princesse-Grace.

Chaque groupe d'auditeurs avait un itinéraire rose, jaune ou bleu. Même pour aller dans la chambre noire. Le Printemps des arts, hier, nous en a fait voir de toutes les couleurs !


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