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Le plâtrier-plaquiste aimait trop les joints : un mois avec sursis

Mis à jour le 16/12/2017 à 05:17 Publié le 16/12/2017 à 05:17
« Quand allez-vous arrêter la fumette ? », a lancé le président à la lecture du casier judiciaire du prévenu.	(Illustration NM)

Le plâtrier-plaquiste aimait trop les joints : un mois avec sursis

Malgré sa consommation quotidienne, trois à quatre joints de cannabis depuis l'âge de seize ans, un plâtrier-plaquiste de vingt-six ans conteste toute dépendance physique à l'herbe devant le tribunal correctionnel.

Malgré sa consommation quotidienne, trois à quatre joints de cannabis depuis l'âge de seize ans, un plâtrier-plaquiste de vingt-six ans conteste toute dépendance physique à l'herbe devant le tribunal correctionnel.

S'il fume, c'est juste pour évacuer une sorte de stress ou pour s'aider à relativiser les contrariétés de l'existence ! Pourtant, le 7 août dernier, vers 11 heures sur le quai Albert-Ier, quand les policiers contrôlent un véhicule Renault, le conducteur est relativement nerveux.

À la question « Avez-vous de la drogue ? », le jeune homme remet aussitôt aux agents un paquet de résine.

« Une sacrée quantité de haschich »

Il est aussitôt conduit dans les locaux de la Sûreté publique avec sa compagne. La demoiselle sera vite mise hors de cause… Mais cela ne témoigne-t-il pas une recherche volontaire de la défonce, même légère, à tout prix ?

« Vous importiez en Principauté, constate le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, une sacrée quantité de haschich ! 22 g que vous aviez achetés à Angers ! Et vous fumez toujours… Si votre casier monégasque est vierge, le français apparaît bien chargé : cinq condamnations pour outrages, stupéfiants, agression sexuelle… Quand allez-vous arrêter la petite fumette ? »

Le prévenu n'est pas très volubile à la barre. Il balbutie des promesses… Éphémères ? Seront-elles oubliées une fois la porte du palais de justice franchie ? Le procureur Alexia Brianti espère pourtant que l'interpellation du prévenu engendrera un déclic pour mettre fin à son addiction !

« Pas de volonté marquée d'arrêter »

« Trop souvent encore, devant ce tribunal, on perçoit la banalisation du cannabis que l'on transporte afin d'avoir la provision nécessaire sous la main. Cinq ans après avoir été condamné pour détention de stupéfiants, on retrouve ce jeune homme devant les juges. Il démontre une certaine prise de conscience. Mais il me semble que la volonté marquée d'arrêter est tout autre… »

Il sera requis in fine une peine de quinze jours à un mois d'emprisonnement avec sursis et 500 euros d'amende. Le tribunal confirmera le quantum le plus haut réclamé par le ministère public. Mais il réduira l'amende à 300 euros.


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