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Le fugitif de Gréolières retrouvé mort: le récit de deux jours de traque

Identifié dès dimanche matin, quelques heures après le meurtre par balles de Doriane, une mère de famille dans le Var, Marc Floris a été retrouvé mort mardi sur les hauteurs de Gréolières, après deux jours et deux nuits de traque intense.

B.G. Publié le 20/07/2021 à 18:57, mis à jour le 20/07/2021 à 18:56
Identifié dès dimanche matin, quelques heures après le meurtre par balles d'une mère de famille dans le Var, Marc Floris a été retrouvé mort mardi sur les hauteurs de Gréolières, après deux jours et deux nuits de traque intense. Photo Dylan Meiffret

Le corps sans vie de Marc Floris, 33 ans, a été découvert ce mardi à la mi-journée sur les hauteurs de Gréolières, le village où il résidait et depuis lequel il avait pris la fuite dimanche. Identifié par la vidéosurveillance quelques heures après le meurtre par balles de Doriane Ragon au Plan-de-la-Tour, il avait fait feu sur un gendarme venu l'interpeller. 

Dans une conférence de presse tenue depuis la mairie de Gréolières ce mardi en milieu de journée, le procureur-adjoint de la République de Draguignan, Guy Bouchet, et le commandant du groupement de gendarmerie des Alpes-Maritimes, Nasser Boualam, ont livré le récit de deux jours de traque.

Première fuite dès le meurtre 

"Un parcours de violence et de souffrance a d'abord vu le décès d'une jeune femme de façon violente [dimanche au Plan-de-la-Tour, dans le Var]. Le suspect a rapidement quitté les lieux pour rejoindre le département voisin des Alpes-Maritimes où il résidait, a présenté le magistrat en préambule. Les investigations de la police technique et scientifique ont permis d'identifier l'auteur présumé de ces faits. Le suspect a été retrouvé sur Gréolières et ses environs."

Tir sur les gendarmes

Les gendarmes se présentent alors au domicile familial pour interpeller l'homme, qui les accueille en ouvrant le feu. Heureusement sans faire de blessé.

 

Le suspect, un homme de 33 ans nommé Marc Floris, prend alors la fuite à travers la forêt, dans une zone boisée et escarpée que ce chasseur originaire du village connaît comme sa poche.

L'homme a tiré sur les gendarmes avant de prendre la fuite dans un secteur boisé et escarpé. Photo Eric Ottino.

"Un dispositif a été mis en place dimanche midi, relate le colonel Boualam. L'exploitation de renseignements humains et techniques nous a permis de resserrer la zone de recherches, en s'efforçant de limiter les contraintes pour la population."

L'étau se resserre

Quelque 200 militaires de la section de recherches de Marseille et de la brigade de recherches de Gassin/Saint-Tropez, appuyés de gendarmes du groupement des Alpes-Maritimes ainsi que de membres du GIGN, ratissent la zone, passée au peigne fin jour et nuit depuis dimanche.

"Nous avons travaillé à partir d'une cartographie afin de resserrer le périmètre de départ, très important", précise le patron des gendarmes azuréens. 

 

Le fugitif se déplace 

"Comme dans tout travail de recherche, on s'efforce de rentrer en contact avec le fugitif. L'objectif était de le retrouver sain et sauf."

Pendant les deux jours de traque, l'homme "s'est déplacé", révèle encore Nasser Boualam. 

Puis l'un des hélicoptères qui survolent le secteur repère, "dans une zone escarpée", une dépouille. Une manœuvre terrestre est alors engagée et, "en s'approchant au plus près", le corps est visuellement identifié. "Il n'était pas à proximité de son domicile", consent à lâcher l'enquêteur.

Le corps sans vie du fugitif a d'abord été repéré par les airs. Photo Dylan Meiffret.

Suicide ou accident?

Le procureur de la République résume: "Aujourd'hui (mardi) ce parcours de violence et de souffrance a pris fin avec la découverte d'un corps à 12h50 dans des reliefs montagneux. Le corps a été identifié à 13h09."

Accident ou suicide? "Il est encore trop tôt pour déterminer les causes de la mort", tranche le magistrat, dans l'attente des conclusions des médecins légistes. "Aucune piste n'est privilégiée", renchérit le colonel Boualam. 

 

L'enquête continue

"Il est trop tôt pour communiquer des détails très précis sur les circonstances de ces crimes. Les premiers éléments corroborent que l'auteur et la victime ont eu une relation sentimentale durant fort peu de temps, et que la victime a déploré un caractère harcelant", a également précisé le représentant du parquet de Draguignan. 

Des confidences seulement dispensées à des proches car la jeune femme "n'a pas déposé de plainte", a confirmé Guy Bouchet.

"Les investigations se poursuivent, elles ne s'arrêtent pas à la découverte du corps. Elles vont continuer le temps nécessaire", précise Nasser Boualam. 

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