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Le client tente d’étrangler le vendeur de chemises

Mis à jour le 06/04/2019 à 10:08 Publié le 06/04/2019 à 10:08
Le tribunal a reconnu l’irresponsabilité pénale du prévenu et l’a donc relaxé.

Le tribunal a reconnu l’irresponsabilité pénale du prévenu et l’a donc relaxé. archives Cyril Dodergny

Le client tente d’étrangler le vendeur de chemises

En général, et malheureusement, quand une plainte concerne une agression dans une cabine d’essayage, il s’agit le plus souvent de dénoncer des faits de voyeurisme par la captation d’images impudiques au moyen d’un téléphone portable.

En général, et malheureusement, quand une plainte concerne une agression dans une cabine d’essayage, il s’agit le plus souvent de dénoncer des faits de voyeurisme par la captation d’images impudiques au moyen d’un téléphone portable. Mais à l’audience, cette fois-ci, il était question de réprimander une infraction plutôt insolite dans ce genre de réduit. Le prévenu était poursuivi devant le tribunal correctionnel pour avoir tenté d’étrangler un employé de la boutique Zara. L’intéressé n’avait pas accepté, le 13 décembre 2016, une réflexion du vendeur au moment de passer un vêtement dans cet isoloir, lieu d’élection pour le choix de prêt-à-porter.

« J’ai des troubles bipolaires… »

Ce comportement inquiète le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Il demande au sexagénaire à la barre de s’expliquer. « Au début la discussion était amicale, reconnaît l’auteur des faits. Mais je suis malade. Je souffre de troubles bipolaires. Alors, j’ai des périodes bizarres où je ne comprends pas certaines choses. Sa réflexion m’a bouleversé quand j’ai essayé une chemise trop petite. Il m’a dit qu’elle m’allait très bien. Ça ne m’a pas plu. J’ai poussé le vendeur et j’ai serré mes mains autour de son cou… »

Un geste confirmé par le plaignant. Avec une respiration oppressée et la vision de traces de lésion au niveau du cou, le jeune homme a éprouvé « un choc psychologique car je sortais d’une dépression. Un médecin m’a fait un certificat avec une incapacité de travail de deux jours. Je demande le remboursement des frais médicaux : 29 e. »

La relaxe requise et prononcée

Le magistrat détaille alors l’expertise médicale du prévenu : « Des spasmes et troubles psychiatriques qui conduisent à une absence de discernement. Vous avez été condamné à Versailles et Bordeaux pour conduite en état d’ivresse et excès de vitesse. Que faites-vous maintenant ? »

Le sexagénaire a cessé son activité de commerçant et il ne travaille plus, pour l’instant. « Cette comparution aura certaines vertus et apportera un bienfait au point de vue moral à Monsieur, espère le premier substitut Cyrielle Colle. À la lecture de l’expertise, et compte tenu de son irresponsabilité pénale, je sollicite sa relaxe. »

Le prévenu déclarera pour sa défense : « Je vois un psychologue toutes les semaines afin de guérir… »

Après en avoir délibéré, le tribunal décidera de le relaxer comme l’avait requis le ministère public.


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