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Laurent Nouvion veut un "budget plus visionnaire"

Mis à jour le 16/12/2013 à 13:48 Publié le 16/12/2013 à 09:47
Laurent Nouvion, président du Conseil national, considère que « le train de vie de l’État est dispendieux. Pourtant, on ne peut pas dire que structurellement ça va beaucoup mieux ».

Laurent Nouvion, président du Conseil national, considère que « le train de vie de l’État est dispendieux. Pourtant, on ne peut pas dire que structurellement ça va beaucoup mieux ». Archives Nice-Matin

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Laurent Nouvion veut un "budget plus visionnaire"

Le Conseil national votera jeudi le budget primitif 2014. À partir de ce soir, les élus échangeront leur vision sur les choix politiques du gouvernement

Le Conseil national votera jeudi le budget primitif 2014. À partir de ce soir, les élus échangeront leur vision sur les choix politiques du gouvernement

Le Conseil national entame ce soir, à 17 heures, son marathon de quatre jours avec l’examen du projet de budget primitif de l’État pour l’exercice 2014.Avec Marc Burini, président de la commission Finances et Économie Nationale, Laurent Nouvion, président du Conseil national, évoque déjà les sujets qui risquent d’être largement discutés au cours des quatre prochaines soirées.

Quelle est votre position générale sur le budget primitif 2014?
C’est un budget de transition. Les élus de la majorité Horizon Monaco voudraient un budget plus visionnaire. On continue sur nos acquis. On remarque toutefois que les bons chiffres de l’économie ont fait rouvrir les vannes.

Les dépenses d’équipement en augmentation : c’est pour vous un bon signe?
Elles augmentent en effet de 9 % et représentent donc 27 % du budget. C’est-à-dire 262 millions d’euros auxquels il faut enlever 40 millions de provisions pour le futur CHPG. Nous sommes favorables à 33 %, vous le savez, mais c’est déjà un mieux.

Vous évoquez le futur CHPG. Des nouvelles?
Nous sommes très inquiets, notamment quant aux nuisances que ce chantier – de quelque 800 millions d’euros – va générer pour les riverains du Bel Air, des Tamaris et des Caroubiers, durant une quinzaine d’années, et ce à partir de fin 2015.

Que pensez-vous de la politique de logements pour les Monégasques?
On a obtenu que l’État réalise 150 logements – et non 110 comme initialement prévu – dans l’opération Angelin, sur un terrain vierge boulevard du Jardin exotique.

Des logements domaniaux uniquement?
Il s’agit d’un projet mixte structurant avec des bureaux sur trois niveaux et plus de 200 parkings, pour les locataires, mais aussi pour le quartier; ce dont a cruellement besoin le musée national - villa Paloma.

Faut-il augmenter le parc domanial?
Toutes les pistes doivent être explorées pour créer, dès que c’est possible, des logements. En plus de l’opération Angelin, il y a la villa Ida bien sûr, Testimonio 2, l’Annonciade 2. Sur l’îlot Pasteur, nous encourageons l’État à créer quelques niveaux de plus pour du logement, au-dessus du bâtiment dédié aux bureaux.

Il y a aussi les 160 appartements de la tour Odéon livrés dans moins d’un an…
Nous attendons l’appel à candidature qui donnera le montant du loyer; mais aussi des charges… Parce que c’est là que le bât blesse. Ça fait huit mois qu’on demande le coût des charges et on n’a rien! *

Pas encore suffisamment informés?
Nous demandons d’être informés et d’être associés pour être co-législateurs. Mais le gouvernement continue à ne pas jouer le jeu. Il fait le strict minimum. Pourtant, le Conseil national est là pour avoir une vision et travailler aux côtés du gouvernement.

Un exemple?
Le budget primitif présente 951 millions d’euros de recettes dont 20 millions d’euros qui proviennent de la vente d’actions SBM.
En fait, l’État a vendu 20 ME d’actions au Fonds de Réserve Constitutionnel qui les donne à l’État… C’est donc une recette artificielle. Et on nous met encore une fois devant le fait accompli! Certes, une commission de placements de fonds a été programmée… Vendredi. Soit trois jours avant les séances publiques. Nous demandons à ce que ces 20 millions d’euros soient affectés à des investissements.

Autre exemple?
On a découvert que le gouvernement a décidé de transférer la gestion de l’avant-port au Yacht-Club. En soit, ce n’est pas un problème : nous sommes tout à fait favorables à ce nouveau Yacht-Club qui sera un des fleurons de Monaco. Ce qui nous gêne, c’est de le découvrir incidemment. Y a-t-il un contrat, une convention? On ne sait rien…

Et sur l’extension en mer?
Le gouvernement a décidé de choisir un lauréat sans que le projet ne soit connu. Nous n’avons été ni informés, ni consultés. Il y aura une loi de désaffectation du domaine maritime. On va s’inspirer des anciens sur le modèle de Fontvieille.

Vous avez beaucoup dit sur le manque de communication à propos de la SBM. Avez-vous avancé avec la réunion du 3 décembre qui a réuni gouvernement et direction de la société au Conseil national?
Nous avons eu des informations majeures. Nous avons appris qu’une loi de désaffection était nécessaire, que les modalités de financement n’étaient pas encore arrêtées, et qu’une école des jeux serait créée en 2014. On sent une volonté de se recentrer sur les jeux.

Et les travaux?
Générer du foncier dans cet endroit exceptionnel est une opération créatrice de valeur. Nous disons donc que les bonnes affaires, il vaut mieux que nous les fassions nous.

L’État est-il moins regardant sur les dépenses que les années précédentes?
Le budget des dépenses ordinaires a augmenté de 10 % en deux ans. On nous parlait un temps du redéploiement des fonctionnaires. Et on en a recruté 54… La coopération et les dotations récurrentes augmentent. On ne peut pas tout faire. Le train de vie de l’État est dispendieux. Pourtant, on ne peut pas dire que structurellement ça va beaucoup mieux. Il faut donc faire des économies concomitantes.

* Selon nos sources, les charges pourraient être de 800 à 1000 euros pour un quatre-pièces dans les appartements dédiés au secteur domanial. (Dans le secteur privé qui offrira des prestations supérieures, les professionnels du secteur immobilier évoquent jusqu’à 2.000 euros).


Quatre jours pour tout savoir :
Les séances publiques relatives à l’examen du projet de budget primitif de l’État pour l’exercice 2014, sont libres d’accès au public.
Dans le cadre de la deuxième session ordinaire de l’année 2013, le Conseil national se réunit en séance publique à partir d’aujourd’hui et jusqu’à jeudi inclus.
Rendez-vous à 17 h dans le grand hémicycle du Conseil national.
Retransmission en direct et en intégralité sur Monaco Info et sur le site du Conseil national : www.conseil-national.mc


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