Laurent Nouvion réélu président du Conseil national

Ce mercredi soir, le doyen des conseillers nationaux Daniel Boéri a pris le fauteuil de Laurent Nouvion. Le temps que celui-ci soit réélu… Tout comme le vice-président Christophe Steiner

Joëlle Deviras Publié le 03/04/2014 à 07:11, mis à jour le 04/04/2014 à 08:52
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Dans son discours, Laurent Nouvion a souligné les lenteurs du gouvernement. Un tacle que n'a pas apprécié le ministre d'État Michel Roger.

Ce mercredi soir, le doyen des conseillers nationaux Daniel Boéri a pris le fauteuil de Laurent Nouvion. Le temps que celui-ci soit réélu… Tout comme le vice-président Christophe Steiner

Dix-neuf des conseillers nationaux se sont prononcés hier en faveur de Laurent Nouvion à la tête du Conseil national*. Plus tard, Christophe Steiner, qui a obtenu le même nombre de voix, fut reconduit à la vice-présidence.

C'est le doyen Daniel Boéri qui a donc ouvert la séance publique de ce mercredi soir, pour cette deuxième année de la mandature. Et le conseiller national de la majorité « Horizon Monaco », également président de la commission Culture et patrimoine, a profité du privilège de l'âge pour lancer deux messages.

« Trop de bureaucratie »

 

Il a souhaité faire « un éloge à la diversité »,considérant que « nos groupes sont différents[Rassemblement et Enjeux et Union pour la Principauté (UP), N.D.L.R.]. C'est notre choix et notre force aussi ».

Daniel Boéri a également pointé du doigt la bureaucratie, présente« trop souvent à[son]goût. » « Elle risque de conduire, non à une société bloquée, mais à une société coincée ! Décontractons-nous ; (...) laissons les hommes et les femmes prendre des initiatives et responsabilités. Pour reprendre l'expression très bienvenue de Monsieur l'ambassadeur de France, à propos du télétravail : " Desserrons les nœuds coulants ". »

Après son élection à la tête du Conseil national, Laurent Nouvion a remercié ses« compagnons de route ».

Il a également tenu à préciser que « la majorité n'a jamais eu autant de droits. J'ai d'ailleurs décidé d'associer un de leurs représentants à l'élaboration du budget 2015 de la Haute Assemblée, avant même le vote de la nouvelle loi d'organisation. Une première pour notre Conseil national. »

 

Laurent Nouvion a rapidement mentionné « la stratégie de la minorité animée de ressentiment », selon lui. Puis il s'est montré rassembleur.« Le mandat qui m'a été confié doit être utile ; pas pour parler, mais pour agir ; pas pour empêcher mais pour permettre. »

La relativité du temps

Laurent Nouvion a largement souligné les lenteurs du gouvernement. « Vous êtes en train de mettre en place une stratégie pour gagner un peu de temps sur les grands dossiers. Mais votre temps, Monsieur le Ministre, n'est pas le même que celui de la représentation nationale. Il est pour nous précieux, et nous n'avons pas les moyens, vous et nous, de perdre ce temps-là. » Et d'évoquer la villa Ida, le parc domanial et le secteur protégé, l'îlot Pasteur… et, « exemple emblématique » : la SBM. « Cette méthode n'est pas constructive. »

Un tacle que n'a pas apprécié le ministre d'État. « La confiance est incompatible avec les procès d'intention. Le gouvernement ne met pas en place une stratégie pour gagner du temps. »

Michel Roger en veut pour preuve l'avancée d'un préprojet remis par le collectif Grand Ida, le projet de loi sur le handicap qui sera déposé dans quelques jours. Le ministre a également énuméré les nombreuses réunions planifiées en avril et mai sur plusieurs sujets déterminants quant à l'avenir de Monaco.

*Notons trois votes contre et une abstention.

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