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Larguée par son ami, elle raye son véhicule avant de se réconcilier avec lui sur les bancs du tribunal

Mis à jour le 28/02/2019 à 14:41 Publié le 28/02/2019 à 14:36
Le tribunal de Monaco. Illustration.

Le tribunal de Monaco. Illustration. Photo Michael Alesi

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Larguée par son ami, elle raye son véhicule avant de se réconcilier avec lui sur les bancs du tribunal

À la barre, une Brésilienne quadragénaire pleure. Elle ne craint pas vraiment sa comparution devant le tribunal correctionnel pour l’infraction reprochée: dégradations volontaires d’un véhicule.

Ses larmes humectent plutôt la douleur de cette ancienne prostituée, aujourd’hui reconvertie en femme de ménage, face à son désir de poursuivre une vie amoureuse interrompue brusquement par son amant.

Voilà l’histoire. À travers ses bribes de français, on perçoit la fragilité d’un espoir d’échapper enfin à son destin de misère.

L’histoire en pointillé de cette petite femme la conduit à trouver l’âme sœur. Mais le 2 mai dernier, c’est l’incompréhension. La rupture.

Ce sera le véhicule de son compagnon qui fera les frais de la vengeance féminine.

"J’étais très énervée…"

Le plaignant, à l’audience, confirme la fracture des relations au sein du couple, tout en conservant encore son ex sous son aile protectrice. « J’avais laissé ma voiture au parking de l’Annonciade. Au moment de la récupérer, vers 18h30, j’aperçois des rayures sur la carrosserie. Je soupçonnais mon ancienne amie. »

Au cours de l’enquête, les caméras de vidéosurveillance ont révélé qu’elle était, en effet, l’auteur des faits. « Pourtant, c’est une personne que je continue d’aider pour effectuer ses démarches administratives et dans bien d’autres situations », ajoute-t-il.

Certes, de nouveaux éléments mettent un terme au bonheur à deux. Mais ils ne donnaient aucun droit à la prévenue d’infliger pareille punition. « Pourquoi avez-vous réagi de la sorte ? », s’étonne le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. « La veille, répond-elle entre pleurs et sanglots, cet homme s’est montré violent. Je voulais pourtant lui parler parce que je l’aime toujours. Je souffre beaucoup de cette séparation. Comme il n’était pas là, j’étais très énervée… Je me suis trompée. Pardon. »

Réconciliation au tribunal?

À ce jour l’intéressée n’ayant jamais été condamnée, le premier substitut Olivier Zamphiroff proposera une amende assortie du sursis. Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public avec une peine de 500 euros d’amende aux mêmes conditions.

L’affaire aurait-elle servi d’éclaircie dans un éventuel rapprochement du couple?

Les rapports antagonistes entre les deux rivaux semblaient effacés: ils ont attendu le délibéré assis sur le banc du prétoire l’un blotti contre l’autre…

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