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La traque continue à Gréolières après le meurtre de Doriane: le point ce mardi à la mi-journée

Le fugitif était toujours introuvable ce mardi à la mi-journée, après quasiment 48 heures de traque dans un secteur escarpé et boisé où les cachettes sont nombreuses et que Marc Floris, "enfant du pays" et chasseur, connaît parfaitement.

La rédaction (avec B. G.) Publié le 20/07/2021 à 13:08, mis à jour le 20/07/2021 à 13:09
La traque se poursuit à Gréolières ce mardi. Photo Dylan Meiffret

Au surlendemain du meurtre de Doriane Ragon, tuée par balles au Plan-de-la-Tour (Var), les recherches se poursuivent dans l’arrière-pays de Grasse pour retrouver le principal suspect, Marc Floris.

On fait le point sur la situation ce mardi à la mi-journée.

Toujours d’importants moyens sur place

Le fugitif était toujours introuvable ce mardi à la mi-journée, après quasiment 48 heures de traque dans un secteur escarpé et boisé où les cachettes sont nombreuses et que Marc Floris, "enfant du pays" et chasseur, connaît parfaitement.

 

L’homme de 33 ans, originaire de Gréolières où il a grandi, est en cavale depuis qu’il a tiré dimanche soir sur un gendarme venu l’interpeller.

A ses trousses, les moyens mobilisés par la gendarmerie sont colossaux: près de 200 militaires, entre cellules d'investigations et d'interventions dans les airs mais aussi au sol, et appui de la brigade cynophile.

"Aujourd'hui (mardi) comme hier, la gendarmerie est toujours mobilisée sur les recherches opérationnelles", a affirmé le colonel Jean-Michel Doose ce mardi matin, à l’issue d’une nuit de recherches infructueuses.

Secteur quadrillé sur plusieurs kilomètres

Le fugitif est recherché dans une vaste zone, comprenant des dizaines de cavités et de grottes. Les gendarmes quadrillent le secteur: "Un bouclage a été mis en place sur un périmètre donné et, aujourd'hui, nous nous attachons à aller dans le détail. A entrer spécifiquement dans la reconnaissance de ce terrain vaste et escarpé avec les moyens adaptés. Il y a beaucoup de cavités et de grottes que nous devons aller reconnaître. Ce périmètre d'action s'étend sur plusieurs kilomètres, et nous le resserrons au fur et à mesure."

 
Soupçonné d'un féminicide près de Saint-Tropez, puis d'avoir tiré sur un gendarme, un homme "armé et dangereux" est toujours traqué ce mardi matin par quelque 200 gendarmes et forces d'élite à Gréolières, un village de montagne des Alpes-Maritimes, a été appelé lundi soir à se rendre. Photo Eric Ottino.

La gendarmerie n'a pas souhaité donner plus de détails concernant les investigations judiciaires.

Village calfeutré et appels à la reddition

Dès lundi matin, la gendarmerie avait recommandé aux villageois de se calfeutrer chez eux et de ne pas sortir, sauf urgence ou nécessité absolue.

La consigne est toujours en vigueur ce mardi et le maire de la commune, Marc Malfatto, a indiqué dans la matinée que le CCAS (centre communal d'action sociale) était en contact avec la population pour recenser les besoins des habitants et, le cas échéant, les approvisionner sans qu’ils aient besoin de sortir de chez eux.

Lundi, lors d’une conférence de presse tenue sur place en fin de journée, le préfet des Alpes-Maritimes avait appelé le suspect à "déposer les armes" et se rendre

Appel renouvelé ce mardi par le maire de Gréolières: "S'il pouvait nous entendre, je souhaiterais simplement lui dire: reviens à la raison et rentre à la maison. Tes parents sont désespérés. Il faut retrouver la raison et affronter ces réalités dures de la vie avec courage."

 

Deux villages sous le choc

A Gréolières, les habitants étaient sous le choc lundi, loin d'imaginer qu'un des enfants du village ait pu ainsi dériver: "Il est fils unique. On ne sait pas ce qui lui a pris, peut-être qu'il ne l'a pas fait exprès de la tuer, vous savez, des fois…", a ainsi lâché à l'AFP une des résidentes de ce village d'à peine 600 âmes, sous le sceau de l'anonymat.

Un jeune couple, Pierre et Virginie, pense que l'homme sera difficile à trouver s'il veut vraiment se cacher: "Laval (le hameau où le fugitif serait caché, c’est la montagne. Ici on est à 840 m, là-bas c’est 1.100 m. C'est un fils de chasseur et, tout jeune, il a été initié à la chasse avec des gens du village. Il connaît très bien le coin et c'est pour ça que je leur souhaite bien du courage aux gendarmes, il y a des grottes, des tunnels, des vestiges de la guerre aussi. Donc si on connaît pas, même avec une brigade cynophile, étant chasseur, il a de quoi brouiller les pistes".

Au Plan-de-la-Tour, le village où la victime, Doriane Ragon, "connaissait tout le monde" et vivait avec sa fille âgée d’une dizaine d’années, l’émotion était encore vive. Un hommage à la jeune femme est prévu mercredi. "En accord avec la famille, quelques minutes de silence seront observées ce mercredi à 18 h sur la place Foch, en mémoire de Doriane", a annoncé la commune de 3.000 habitants sur sa page Facebook.

Une enquête pour "homicide volontaire"

Le parquet de Draguignan a ouvert une enquête pour "homicide volontaire" et a saisi la section de recherches de Marseille - qui dispose d’un détachement à Fréjus - en plus de la brigade de recherches de Gassin/Saint-Tropez.

Marc Floris a pu être rapidement identifié par les enquêteurs à la suite de l’exploitation de la vidéosurveillance de la copropriété où résidait la victime.

Les premières investigations ont également porté sur la téléphonie mobile de Doriane Ragon, a précisé le magistrat. Marc Floris "entretenait ou a entretenu des relations avec la victime sur une courte période de temps". Le suspect n’était pas connu de la justice.

Dimanche matin au Plan-de-la-Tour, entre 5h et 6h, un livreur de Var-matin avait découvert le corps sans vie de Doriane Ragon sur le sol, à proximité du portail de la résidence où elle occupait un appartement avec sa fillette.

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