“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

La Seyne : la réforme des rythmes scolaires difficile à défendre

Mis à jour le 25/05/2014 à 15:36 Publié le 24/05/2014 à 07:06
Sandra Torrès et tout le groupe d'opposition UMP-UDI demandent au maire de « s'opposer à cette réforme dont les Seynois ne veulent pas ».

Sandra Torrès et tout le groupe d'opposition UMP-UDI demandent au maire de « s'opposer à cette réforme dont les Seynois ne veulent pas ». Dominique Leriche

La Seyne : la réforme des rythmes scolaires difficile à défendre

Le conseil municipal, réuni vendredi matin, a été l'occasion pour le groupe d'opposition (UMP-UDI) de Philippe Vitel, de dire tout le mal qu'il pense de la réforme des rythmes scolaires, au cours d'un débat qui a duré plus d'une heure.

Le conseil municipal, réuni vendredi matin, a été l'occasion pour le groupe d'opposition (UMP-UDI) de Philippe Vitel, de dire tout le mal qu'il pense de la réforme des rythmes scolaires, au cours d'un débat qui a duré plus d'une heure. Sandra Torrès notamment a, tout d'abord, demandé au maire « quelques précisions » sur l'organisation actuellement privilégiée par la majorité, en termes d'activités, de coûts, etc.

Pour rappel, Marc Vuillemot a récemment annoncé qu'il y aurait classe le samedi matin, et non pas le mercredi matin comme initialement décrété par l'ancien ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon... avant que son successeur, Benoît Hamon, n'autorise quelques assouplissements.

« Problèmes de garde, fatigue... »

Mme Torrès a ensuite rappelé la position de son groupe : « Nous sommes opposés à la mise en place de cette réforme, comme la majorité des Seynois. Vous avez mené un sondage en 2013, qui est sans appel : 10 % des parents d'élèves se sont manifestés pour le samedi matin, 35 % pour le mercredi matin et 55 % ont dit qu'ils n'étaient ni pour l'un ni pour l'autre. »

Elle interroge le maire : « Et vu les soucis financiers de la commune, pensez-vous honnêtement que cette réforme est une priorité pour les familles ? » Elle a encore évoqué « les problèmes de garde que ça va poser pour les familles recomposées », ou « la fatigue que cela entraînera pour les enfants qui, si l'on considère que le mercredi sera consacré à des activités périscolaires, n'auront plus que le dimanche pour se reposer. »

Elle a donc encouragé Marc Vuillemot « à s'opposer à cette réforme, comme plus d'un millier de maires l'a fait pour des raisons essentiellement budgétaires, parce que La Seyne n'en a pas les moyens, et parce que les Seynois n'en veulent pas ».

Le maire a défendu, tant bien que mal, cet épineux dossier.

Aides de l'État : deux ans seulement

S'il a reconnu des « difficultés budgétaires et organisationnelles » liées à la mise en œuvre de cette réforme, dans le souci d'assurer notamment « une offre de qualité sans augmenter l'impôt ou faire payer les familles », il se trouve dans « l'obligation d'appliquer la loi ». Allant même jusqu'à souffler cette analyse qui a fait bruisser dans les rangs de l'opposition : « Si des parlementaires pensent qu'il ne faut pas aller dans ce sens-là, il faut qu'ils légifèrent. C'est vrai que, pour l'instant, les parlementaires du camp dont vous faites partie ne sont pas majoritaires, mais ça peut venir : à ce moment-là, rien ne leur interdira de revenir sur cette réforme...»

En attendant, le choix du samedi matin est, a-t-il dit en substance, ce qui permet le mieux de concilier toutes ses volontés. Et « veut croire » que cette variante, obtenue avec l'accord du gouvernement, n'est pas en contradiction avec les préconisations des chronobiologistes... Quant au coût de la réforme, s'il sera en partie supporté par une aide de l'État en 2014 et 2015 (50 euros par enfant), le maire n'a pas su dire comment faire les années suivantes.

Il précise aussi que les travaux autour de la question, débutés il y a de long mois, sont toujours en cours avec les principaux acteurs concernés, dans l'objectif de « rendre la copie le 6 juin ». Et d'insister : « On me demande d'appliquer cette réforme, je l'appliquerai... »

J.P.

jpoillot@nicematin.fr

 


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.