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La Palmosa teste son plan blanc grandeur nature

La simulation d'un accident de la route, impliquant plusieurs blessés graves, a permis à la structure hospitalière de tester le plan blanc. Ambiance dans une mécanique bien huilée…

Thibaut Parat Publié le 18/05/2016 à 05:14, mis à jour le 18/05/2016 à 05:14
Avec l'activation du plan blanc, la signalétique est totalement repensée pour faciliter l'afflux massif de victimes. A 9 h 30, les sapeurs-pompiers déposent les victimes les plus gravement touchées pour une prise en charge urgente.
Avec l'activation du plan blanc, la signalétique est totalement repensée pour faciliter l'afflux massif de victimes. A 9 h 30, les sapeurs-pompiers déposent les victimes les plus gravement touchées pour une prise en charge urgente. Michaël Alési

Neuf heures pétantes à l'hôpital de la Palmosa. Pas l'ombre d'un gyrophare tournoyant à l'horizon. « Tout est calme », souffle Franck Pouilly, le directeur. Un coup de fil inattendu va toutefois venir chambouler cette quiétude apparente. Celui des sapeurs-pompiers de Menton, à 9 h 10 précises. « Il y a eu un accident de la route impliquant un bus. On compte cinq victimes dont deux en urgence absolue. Trois autres sont indemnes. »

Ni une ni deux, une cellule de crise est ouverte. Le plan blanc est activé pour pallier au mieux l'afflux de victimes (lire par ailleurs). Ça s'agite, ça grouille de personnel dans les couloirs de l'hôpital. L'accident a beau être un simple exercice de routine, les visages concentrés et crispés des équipes médicales laissent augurer le contraire.

La signalétique repensée

 

À l'extérieur, les deux entrées sont barricadées par la police. Plus personne ne rentre sans autorisation, surtout pas la presse factice tenue à bonne distance. La signalétique est modifiée pour mieux gérer l'arrivée des secours, en provenance du lieu de l'accident. « Une entrée, une sortie, les véhicules ne doivent pas se croiser », expliquent les services hôteliers, sur le pont.

À l'intérieur, même branle-bas de combat, toujours dans une sérénité déconcertante. Du côté des urgences relatives, la salle 2 a été réquisitionnée et l'imposante bouteille d'oxygène est prête à être utilisée. « Le chariot d'urgence avec scanner et défibrillateur est sur place. C'est pour détecter d'éventuels traumatismes », explique Roland Bianc, cadre de santé du service radiologie et des consultations externes.

Au loin, les premières sirènes de pompiers résonnent. L'horloge affiche 9 h 30.

Les victimes les plus sérieusement touchées dans l'accrochage routier sont redirigées vers les urgences absolues. Sur le brancard, deux victimes jouées par des étudiantes infirmières. À l'une, on diagnostique un grave traumatisme crânien. « Elle fait sa première crise convulsive. L'état s'était amélioré mais, là, ça se dégrade sérieusement », alerte Fabien Lemoel, médecin du Smur qui l'installe dans la foulée dans l'un des deux box vidés de ses occupants, jugés « moins » prioritaires. « L'anticipation est importante », souligne Franck Pouilly, à l'affût de tous les faits et gestes.

 

La moindre omission peut être fatale.

Jamais activé « pour de vrai »

Sous le regard inquiet de la famille, la deuxième victime, un brin agitée et refusant toute assistance, semble avoir une hémorragie interne au niveau du thorax. « Elle est très oxygéno-dépendante et a beaucoup saigné », lance Fabien aux équipes de garde qui prennent le relais.

Malgré l'agitation permanente pour cette petite structure, infirmiers, internes, médecins connaissent la marche à suivre.

Si le plan blanc n'a jamais été activé « pour de vrai » au cœur de la Palmosa, la mécanique semble bien huilée. Prête à faire front en cas d'accidents en tous genres.

 

Attentats, y compris…

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