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La mésaventure de trois adolescentes après une journée de ski à Auron

Les trois Niçoises âgées de 15 ans n’ont pas pu monter dans deux bus qui devaient les redescendre à Nice... Panique, les parents sont remontés. Régie Lignes d’Azur s’explique.

S.G. Publié le 29/12/2021 à 21:00, mis à jour le 30/12/2021 à 14:41
Carla, Angèle et Cumba, Niçoises de 15 ans sont restées bloquées à Auron. RLA prévient: lorsque l’on est nombreux à vouloir prendre le bus, mieux vaut prendre celui avec réservation. Photo Eric Ottino

Carla, Angèle et Cumba ont passé leur mardi au ski, entre copines, à Auron. Une chouette journée. Bus à l’aller, bus au retour. Et glisse entre les deux.

Les trois Niçoises âgées de 15 ans se pointent à 16 heures à l’arrêt avec chacune 1,50 euro en poche, juste de quoi payer leur billet retour. Elles rangent leurs affaires dans la soute et arrivées à la porte du bus, le chauffeur ne veut rien entendre, assurent-elles: il n’y a plus de place. Il ferme les portes et enclenche la première.

Les bagages partent avec le bus

À peine le temps de comprendre ce qui leur arrivait, les voilà sur le trottoir sans leurs affaires de ski bien parties, elles, direction Nice. Et ce n’est que le début des mésaventures de ces trois ados.

"Ma femme a appelé RLA - Régie Lignes d’Azur. Ils lui ont dit qu’il y avait encore un bus à 17 heures, mais avec réservation avec un billet à 6 euros. Les filles n’ayant plus assez d’argent, ma femme réserve et convient avec le chargé de clientèle qu’elle réglerait la différence à l’arrivée", raconte Olivier le père de Carla qui ne décolère pas.

 

"À 17 heures, ma fille et ses deux copines se présentent au chauffeur du bus qui les refuse parce qu’elles n’ont pas assez d’argent", peste-t-il. "Ces deux chauffeurs qui ont laissé trois gamines en plan sont des inconscients", ajoute ce père de famille.

Olivier grogne: "Ma fille nous a encore appelés, cette fois elle était en larmes". Il tente alors lui aussi de joindre RLA: " On a eu une charmante jeune femme qui a fait son possible, mais elle n’a pu joindre personne de la direction et ne pouvait prendre aucune décision". Le papa de Carla laisse tout en plan et décide de monter à Auron. En attendant, dit-il, "elles étaient toutes les trois errantes, seules, dans la rue".

Entre-temps, Carla, Angèle et Cumba montent dans un bus... "Le chauffeur était top, il les a descendues pour ne pas les laisser seules dans la rue. Et j’ai pu les récupérer à Plan du Var", explique le père de famille.

"On regrette ce qui s’est passé"

Chez RLA, on temporise. "On regrette ce qui s’est passé bien sûr, c’est un incident regrettable", réagit Valérie Attas, directrice clientèle. Elle affirme: "Le premier bus était complet, le chauffeur ne pouvait pas faire autrement que de les laisser sur place, d’ailleurs elles n’étaient pas les seules dans ce cas. Et il ne savait pas qu’elles avaient déjà mis leur bagage en soute".

Pour le deuxième bus, celui de 17 heures, là encore, la directrice explique: "Elles n’avaient pas de réservation, la maman a seulement demandé s’il y avait encore un bus et si elle pouvait payer la différence à l’arrivée. Sauf que le bus était aussi complet avec les réservations".

 

Valérie Attas assure que le second chauffeur les a alertés de la situation et qu’ils ont donc ajouté une rotation à 17h30. "On connaît ce genre de situation et on ne laisse personne sur place. Ça nous arrive régulièrement de mettre un bus supplémentaire à 1,50 euro pour que tout le monde puisse rentrer".

Un bus qui s’arrête à Plan du Var, il faut ensuite prendre le bus relais pour rejoindre Nice. "Entre-temps le papa était en route, c’est pour cela qu’elles sont descendues dans le village", ajoute Valérie Attas. Qui martèle: " On est des parents nous aussi et on est vraiment désolés de la situation".

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