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La culture monégasque vue par ceux qui l'imaginent

Mis à jour le 11/03/2013 à 09:13 Publié le 11/03/2013 à 07:18
Trois ténors de la culture monégasque : Jean-Christophe Maillot, Marie-Claude Béaud et Jean-Louis Grinda invités du Monaco Press Club.

Trois ténors de la culture monégasque : Jean-Christophe Maillot, Marie-Claude Béaud et Jean-Louis Grinda invités du Monaco Press Club. Michael Alesi

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La culture monégasque vue par ceux qui l'imaginent

Trois des principaux acteurs de la vie culturelle du pays se sont livrés au jeu des questions-réponses du Monaco Press Club pour parler de leur métier

Trois des principaux acteurs de la vie culturelle du pays se sont livrés au jeu des questions-réponses du Monaco Press Club pour parler de leur métier

Trois ténors. Les arts plastiques, la danse, l'opéra. Marie-Claude Béaud, Jean-Christophe Maillot et Jean-Louis Grinda étaient les invités du Monaco Press Club.Ils sont trois des visages de la culture made in Monaco représentant le Nouveau Musée National, les Ballets et l'Opéra.

« Les conditions de travail sont exceptionnelles et créent une envie extraordinaire. Les artistes veulent venir ici car ils ont l'impression de s'inscrire dans une histoire », assure Jean-Louis Grinda quand on lui parle de la terre monégasque. « La particularité du pays a permis d'inventer une compagnie à part dans le monde. Monaco permet ce genre de chose. C'est une histoire de moyens et de tissu relationnel », confirme Jean-Christophe Maillot.

« Une identité propre à Monaco et reconnue »

S'ils sont les faiseurs d'identité culturelle sur le territoire, ils sont aussi les ambassadeurs d'une création monégasque dans le monde entier. Et quel retour ont-ils à l'international ? « Ca dépend des pays », avoue le choregraphe-directeur des Ballets. « En Asie, on fait souvent l'unanimité. Aux États-Unis, le public et les professionnels sont présents. La presse moins. Le plus important est que l'on ait une identité propre à Monaco et que l'on soit présent un peu partout. Il y a toujours une méconnaissance à l'extérieur de ce qui se fait en principauté. C'est le rôle des Ballets que d'exporter. »

Si elle regrette de pas pouvoir « se promener avec le Musée sur le dos », Marie-Claude Béaud voit pour le Nouveau Musée National un autre type de collaboration, notamment en prenant part à des conceptions d'expositions sur tout le globe. « C'est notre façon d'exister à l'étranger. Nous mettons Monaco au même niveau que des grands musées et institutions de haut niveau. »

Pour la frange musicale, l'Opéra de Monte-Carlo lui développe des coproductions qui reconnaissent la qualité de leur travail. Leur « Traviata » sera jouée en juin à Gènes ; « Les contes d'Hoffman » eux tiendront l'affiche à Hong Kong en mai. Avant d'autres représentations à Los Angeles ou Santiago notamment.

« Une politique culturelle à défendre »

Nerf de la guerre : le financement. Poste compliqué en période de crise. « Quand les périodes sont catastrophiques de manière économique, la culture répond de façon positive », lance Jean-Christophe Maillot comme une pirouette vers son futur ballet qui s'inspirera de l'énergie et de la légèreté des comédies musicales avec Fred Astaire. « La crise touche tout le monde. Nous pouvons tous participer à un effort. Mais nous sommes unÉtat, pas un resort. Nous avons une politique culturelle, pas une animation culturelle à défendre » complète Jean-Louis Grinda.

L'an dernier, le gouvernement avait mis en place une série de subventions versées par les banques de la principauté pour combler les baisses de budget dans la culture. « Nous avons eu une réduction redoutable de notre budget. Il y a parfois une incompréhension car les gens pensent qu'à Monaco, on vit dans un bain d'or continuel. C'est un peu schizophrénique cependant car on veut toujours donner l'image d'un pays qui réussit et qui a les moyens. Mais grâce à ces sponsors volontaires obligatoires, nous avons pu mener plusieurs projets », sourit Marie-Claude Beaud, évoquant la piste d'un club de généreux mécènes pour rénover la villa Sauber.

« Les sponsors se sont prêtés au jeu dans un moment difficile et avec beaucoup d'élégance. Le problème est de ne pas pouvoir pérenniser les choses », complète Jean-Louis Grinda. En attendant, les Ballets dévoileront la nouvelle création de leur chorégraphe le 25 avril, l'exposition Monacopolis se poursuit au NMNM et l'Opéra jouera « Amica » à partir du 22 mars.


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