La "caverne d'Ali Baba" de la Sûreté publique monégasque

Des téléphones portables, des montres et même parfois… des poussettes, petit tour au service des objets trouvés de la Principauté, qui déménage aujourd’hui le temps d’une rénovation

Grégoire Bosc-bierne Publié le 10/08/2015 à 08:32, mis à jour le 10/08/2015 à 08:36
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Tout et surtout n'importe quoi. Le service des objets trouvés collecte les objets perdus dans la Principauté, du plus banal au plus insolite. Michael Alesi

Des téléphones portables, des montres et même parfois… des poussettes, petit tour au service des objets trouvés de la Principauté, qui déménage aujourd’hui le temps d’une rénovation

"Monaco, c'est un bon endroit pour perdre ses affaires", s'amuse Pascale. À 43 ans, elle s'occupe depuis plus de deux ans et demi du service des objets trouvés de la Principauté et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle en a vu passer des objets égarés insolites.

"Une planche de surf, une massue, une télécommande de grue aussi", énumère-t-elle.

En plus de qualifier avec une précision d'orfèvre tous les objets qui atterrissent dans son service, Pascale porterait presque la casquette d'enquêteur lorsqu'il s'agit de remettre la main sur le propriétaire d'un objet trouvé.

"C'est une vraie investigation, on se sert de toutes les informations qu'on a à disposition pour retrouver à qui il appartient", explique Pascale.

Prenons l'exemple d'un téléphone. Tous les détails sont pris en compte et rien n'est laissé au hasard: "En plus de renseigner la couleur, le modèle, la coque… Le moindre défaut, le moindre éclat est renseigné afin d'être le plus précis possible".

40% des objets restitués

Et lorsqu'il s'agit de rendre un objet trouvé à son propriétaire, elle reste prudente. Elle pose toutes une série de questions afin que le propriétaire présumé soit capable lui-même de détailler avec exactitude l'objet égaré en question.

Et si toutefois un objet trouvé n'était pas réclamé par son propriétaire dans les délais impartis par la Sûreté publique, "l'inventeur", la personne qui a rapporté l'objet au service est contactée et devient à son tour propriétaire de l'objet: "Lorsqu'on nous rapporte quelque chose, nous photocopions la carte d'identité de l'inventeur, nous relevons ses coordonnées, et si au bout d'un an et un jour, le propriétaire n'a pas refait surface, l'inventeur devient le propriétaire".

Grâce à ce travail de précision, Pascale peut se vanter de l'efficacité de son service. En effet, plus de 40 % des effets qui passent entre ses mains sont restitués à leurs propriétaires qui, on l'espère, feront plus attention la prochaine fois.

 

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