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L'USM veut garder sa juste place face au pluralisme des syndicats

Mis à jour le 11/04/2013 à 09:18 Publié le 10/04/2013 à 07:17
Au cours du comité général qui s’est tenu durant deux jours, les 180 représentants syndicaux ont décidé de renforcer le bureau. Au centre : Monique Ferrete, secrétaire générale et ses adjoints Olivier Cardot (à gauche) et Christophe Glasser.

Au cours du comité général qui s’est tenu durant deux jours, les 180 représentants syndicaux ont décidé de renforcer le bureau. Au centre : Monique Ferrete, secrétaire générale et ses adjoints Olivier Cardot (à gauche) et Christophe Glasser. Eric Dulière

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L'USM veut garder sa juste place face au pluralisme des syndicats

Rendez-vous avec le Ministre d’Etat obtenu, une unité confirmée, une direction plus forte, une volonté d’aller vers le progrès social, le rassemblement de la trentaine de syndicats a été fructueux

Rendez-vous avec le Ministre d’Etat obtenu, une unité confirmée, une direction plus forte, une volonté d’aller vers le progrès social, le rassemblement de la trentaine de syndicats a été fructueux

Le Comité général de l'USM qui vient de se tenir avait une saveur particulière. Les 180 représentants syndicaux et la trentaine de syndicats ont repris du poil de la bête alors qu'une nouvelle fédération a vu le jour officiellement il y a quelques mois remettant en cause l'unité de la fédération. Au lieu de se sentir affaibli, ce grand raout les a, semble-t-il, rassemblés, renforcé.

« L'unité des syndicats est notre force, martèle Christophe Glasser, secrétaire général adjoint qui répond en partie à la question qu'ils s'étaient fixée à l'ordre du jour de ce comité général. Tout ce qu'on a pu obtenir en 70 ans c'est grâce à nos statuts uniques et unitaires. L'USM est la seule organisation qui défend librement les intérêts des salariés ». Voilà qui est dit. « Dans un pays, il y a un seul gouvernement, dans une société il y a un seul patron, c'est dans l'intérêt des salariés d'avoir un seul représentant. Et cela n'empêche pas d'avoir une véritable diversité. Chez nous, le débat est ouvert et on a le droit de ne pas être d'accord sur tout. Mais ce n'est pas une raison pour créer la division », renchérit Olivier Cardot faisant allusion aux raisons de la création de la nouvelle fédération après le débat sur les retraites. Mais l'USM ne craint pas vraiment la F2SM (Fédération des syndicats de salariés de Monaco) qui selon eux « n'est pas représentative ».

Rendez-vous avec le ministre le 23 avril

En revanche, ce que les responsables dénoncent, c'est l'absence de loi encadrant le pluralisme syndical. Rappelons que le 14 mars dernier, une délégation se rendait chez le ministre d'État afin de demander un rendez-vous pour évoquer cette faille.

Et c'est durant les deux jours de Comité, qu'une réponse du gouvernement a été obtenue. Ainsi le 23 avril ils pourront évoquer leur inquiétude sur le vide juridique quant à ce pluralisme. « Cette situation est nouvelle et inédite dans la vie de la Principauté il est donc indispensable de mettre en place des lois et d'instaurer des critères transparents et objectifs qui puissent garantir une représentation juste », soulève Monique Ferrete, secrétaire générale.

Pour elle, le gouvernement a mis la charrue avant les bœufs.

« En acceptant les statuts de cette nouvelle fédération, il était de la responsabilité du législateur de fixer des règles. Imaginez en cas d'accord avec une fédération et pas l'autre, lequel sera valable ? »

Pour l'USM, la crainte est dans l'affaiblissement de la défense du salarié. « Dans tous les pays, des lois existent ! » Un gros chantier législatif qui semble incontournable.

Concernant les avancées sociales, un des gros chapitres de ce comité a été d'établir ce constat implacable : « Les chiffres économiques sont très bons et tous les feux sont au vert donc le progrès social est possible à Monaco. »

Pas sûr que sur ce dernier point tout le monde soit d'accord.


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