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L'été, les urgences du CHPG de Monaco frisent la surchauffe

Mis à jour le 03/10/2014 à 13:41 Publié le 06/08/2014 à 17:30
Les couloirs du service des urgences du CHPG ne désemplissent pas. Durant les mois de juillet août, les douze box ne suffisent plus à accueillir les patients aux pathologies très diverses. Heureusement le personnel lui, est substantiel.

Les couloirs du service des urgences du CHPG ne désemplissent pas. Durant les mois de juillet août, les douze box ne suffisent plus à accueillir les patients aux pathologies très diverses. Heureusement le personnel lui, est substantiel. Michaël Alesi

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L'été, les urgences du CHPG de Monaco frisent la surchauffe

Une augmentation de 20 % durant la période estivale et jusqu’à 50 % certains jours pour l’accueil des patients au CHPG. Entre bobologie, seniors fragilisés et jeunes alcoolisés, l’équipe ne chôme pas

Une augmentation de 20 % durant la période estivale et jusqu’à 50 % certains jours pour l’accueil des patients au CHPG. Entre bobologie, seniors fragilisés et jeunes alcoolisés, l’équipe ne chôme pas

Une fois passée la porte qui sépare la salle d'attente du service des urgences, trois brancards occupés par deux femmes et un homme, stationnent dans le couloir.

Forcément c'est l'été, les touristes ont débarqué et le nombre de passages de patients est en augmentation de 20 %.

« On monte parfois même jusqu'à 50 % ! Ce qui passe le nombre de patients accueillis à 130 alors que le reste de l'année le service voit environ 90 personnes quotidiennement. »

Mais quoi qu'il en soit, le professeur Yann Claessens, chef du service depuis deux ans, n'apprécie pas que « ses » malades stagnent dans le couloir.

Seniors et jeunes les plus touchés

« Ce n'est évidemment pas acceptable pour les patients. Mais toute l'équipe fait son possible pour que cela dure le moins longtemps possible. Nous sommes tout à fait conscients que cela est inconfortable pour le patient, notamment pour son intimité. »

On est quand même loin des services d'urgences de Nice où on ne compte plus les épisodes d'engorgements. Car si les locaux sont parfois exigus, le personnel lui, est là en nombre.

Côté pathologie, la saison estivale amène son lot de particularités. « Mais paradoxalement, ce ne sont pas des pathologies liées à l'activité estivale. Il y a peu d'accidents de plongée, par exemple, ou de piqûres d'oursin, même si on a un peu plus d'accidents d'hélices liés à la présence de bateaux. »

Deux genres de victimes se distinguent particulièrement. « Il y a clairement durant cette période une augmentation des personnes âgées et des jeunes touchés par le phénomène d'alcoolisation. »

Car même si la région n'a pas subi d'épisode caniculaire cette année, les températures sont assez élevées pour fragiliser nos aînés.

« Les seniors sont relativement vulnérables durant l'été, une période propice à la décompensation. C'est-à-dire que certaines pathologies latentes peuvent ressurgir à ce moment-là. »

Un service qui chauffe donc mais ne se laisse pas déborder.


Les jeunes alcoolisés hantent les couloirs de l’accueil de nuit

*
Dans le service des urgences du professeur Yann-Erick Claessens, la population change la nuit. De nombreux jeunes à fort taux d’alcoolémie sont régulièrement traités. Photo: Michaël Alesi

« Les façons de boire ont changé», déplore Yann-Erick Claessens, chef du service des urgences, qui voit chaque nuit son lot de jeunes, voire très jeunes, débarqués fortement alcoolisés.

Un phénomène forcément décuplé lors de la saison estivale.

« Nous traitons régulièrement des patients qui ont un taux de trois grammes dans le sang, ce qui est très élevé ! Le profil type reste le post-adolescent qui boit en groupe. Ils sont souvent mineurs, mais pas seulement »,précise tout de même le professeur.

Il pointe d'ailleurs du doigt les établissements de plus en plus nombreux à servir des grands saladiers d'alcool plutôt que des verres, où chacun boit son breuvage à l'aide de grandes pailles. « Avec ce système, on n'a plus aucune notion de ce que l'on boit. »

Une prise en charge complète

Dans son service, personne ne repart sans avoir été réévalué après la phase de dégrisement. « Nous soumettons le patient à un questionnaire pour mieux connaître ses habitudes face à l'alcool. Il est important de savoir si c'était un incident exceptionnel ou si au contraire, on est face à un comportement addictif. »

Dans ce cas, la prise en charge avec un parcours de soins est mis en place avec l'ensemble des services concernés. « On ne relâche pas les patients dans la nature, cela fait aussi parti de notre mission de santé. »

 


Peu de box mais un personnel efficace


Le professeur Yann Claessens, chef du service.

« Ici, aux urgences du CHPG, c'est structurellement que nous sommes limités.

Nous n'avons que douze box d'auscultation. Mais à court terme une restructuration complète va permettre d'avoir plus de box et d'éviter ce genre de situations qui ne sont heureusement pas quotidiennes » précise le professeur Yann Claessens, chef du service.

Car au CHPG, le plateau technique est complet et le personnel lui, est substantiel.

Avec 14 médecins à temps plein, 17 médecins attachés (un groupement de médecins spécialisés des urgences qui tournent et font des vacations tout au long de l'année), 27 infirmiers et 25 personnes pour le paramédical et l'administratif, le service tourne.

Effectivement, il n'y a aucune attente à l'accueil et les brancards ne cessent de circuler.

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