L'éradication du paludisme, cheval de bataille de Monaco

La direction de la coopération internationale de la Principauté poursuit la lutte contre la maladie engagée il y a une dizaine d’années à Madagascar. Désormais, elle collabore avec l’OMS

Axelle Truquet Publié le 02/04/2014 à 07:12, mis à jour le 02/04/2014 à 08:16
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L'installation de moustiquaires ne suffit pas. Elle doit s'inscrire dans une politique globale de recherches pour éradiquer le paludisme qui tue 650 000 personnes par an dont 90 % en Afrique Subsaharienne (dont 90% d'enfants de moins de 5 ans). Sébastien Darasse / Realis / DCI

La direction de la coopération internationale de la Principauté poursuit la lutte contre la maladie engagée il y a une dizaine d’années à Madagascar. Désormais, elle collabore avec l’OMS

Il y a une dizaine d'années maintenant, la coopération internationale de Monaco s'est engagée dans la lutte contre le paludisme. La maladie tue un enfant toutes les 45 secondes, surtout en Afrique. Les Nations-Unies en ont fait l'un des objectifs du millénaire avec le combat contre le virus du sida.

Tout a commencé avec un programme de lutte contre le paludisme lancé sur l'île Sainte-Marie à Madagascar il y a dix ans. Il a été renforcé par la création d'un centre national de référence pour le paludisme à Antananarivo au sein duquel a travaillé Chloé Masetti, une volontaire internationale de Monaco spécialisée en micro-biologie. « En 4 ans, nous avons obtenu des résultats incroyables. En partant de cette expérience, nous avons décidé d'étendre ce projet à huit pays en collaboration avec l'OMS (Organisation mondiale de la santé, Nldr) », précise Bénédicte Schutz, directeur de la coopération internationale.

Objectif : la quasi-éradication

 

Ce programme, débuté en 2010, concerne l'Afrique Australe et Orientale (Afrique du Sud, Botswana, Comores, Madagascar, Namibie, Swaziland, Zanzibar et Zimbabwe) et vise la pré-élimination de la maladie, c'est-à-dire la quasi-éradication.

« Il était important de travailler avec des Etats qui étaient déjà avancés en matière de lutte contre le paludisme,précise Bénédicte Schutz. Mettre en place des initiatives interfrontalières semble évident mais ce n'est pas si facile. Nous avons donc apporté une assistance technique en ressources humaines aux côtés de l'OMS autant au niveau international que national. »

Maintenir l'effort

La seconde phase de ce projet (2013-2015) a vocation à poursuivre les avancées obtenues dans le domaine. En effet, sur les huit pays, quatre sont à un pas de la certification de pré-éradication (Madagascar, Namibie, Swaziland, Botswana). Cela montre bien l'immense progrès qui a été réalisé en relativement peu de temps.

Revers de la médaille, les bailleurs de fonds ont tendance à accorder moins de dons à ces États. Cependant, c'est bel et bien en ce moment qu'ils ont besoin de financement, sans quoi, ils risquent de rechuter.

 

Les scientifiques et les acteurs qui œuvrent sur ce programme de l'OMS et de la coopération internationale de Monaco travaillent désormais en synergie depuis Harare au Zimbabwe. Si le projet se conclu par la pré-élimination du paludisme, il pourrait à terme servir d'exemple et être appliqué à d'autres régions, notamment au Sahel où la maladie fait encore des ravages.

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