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L'avenir des croisiéristes en pleine tempête?

Mis à jour le 31/07/2012 à 08:31 Publié le 31/07/2012 à 07:09
244 000 passagers sont attendus pour cette année 2012 sur la digue du port Hercule, avec une hausse significative des escales pour les compagnies luxueuses.
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L'avenir des croisiéristes en pleine tempête?

Au cœur de la restructuration du port Hercule et de la politique touristique en principauté, les escales de bateaux de croisières sur la digue sont remises en question. Polémique

Au cœur de la restructuration du port Hercule et de la politique touristique en principauté, les escales de bateaux de croisières sur la digue sont remises en question. Polémique

Alors que Monaco a entamé depuis quelques mois une réflexion profonde autour de la stratégie à suivre en terme de tourisme global, les escales des bateaux de croisière dans le port Hercule semblent être remises en question. Un sujet houleux qui oppose différentes parties assurant avec autant de sincérité œuvrer pour le bien-être économique de Monaco.

L'univers du yachting d'abord, qui, en grande majorité, défend bec et ongles « son » port et s'oppose donc à ces bateaux de croisières qui ne feraient que dégrader l'image d'exception de la principauté.

Dans les couloirs du Yacht-club, certains avouent même qu'un « véritable lobbying est en marche pour réserver le port à des unités de plaisance toujours plus luxueuses. C'est d'ailleurs le but du nouveau bâtiment du Yacht-club. »Pour eux, il faut aller chercher l'argent là où il est, et les croisiéristes low-cost ne font pas partie du plan. Une stratégie défendable surtout lorsque l'on connaît la problématique des places de port et du mètre carré à Monaco.

À bord, des passagers richissimes

Mais c'est compter sans les commerçants qui, évidemment profitent des retombées directes de la venue de ces passagers ravis de ramener un souvenir de la cité des princes.

Mais pas que...

Car les chiffres du tourisme vont eux aussi dans le sens du maintien des escales monégasques en mettant à mal la caricature du croisiériste qui ne descend de son bus que pour acheter une carte postale.

«Il y aura toujours celui qui paye le moins cher son billet et ne dépensera rien à terre. Mais la croisière, ce sont aussi des bateaux de très grand luxe avec des passagers richissimes à bord. La principauté ne peut pas se couper de ces clients. Ce qu'il faut, c'est augmenter le nombre d'escales pour ceux-là et baisser les low-cost qui, il est vrai, dépensent moins, mais le commerçant profite aussi de ces derniers »,prévient Jean-François Gourdon, directeur de la communication de la Direction du Tourisme et des Congrès (DTC).

59 % des escales pour les Premium

Et c'est donc cette stratégie qui a été adoptée. Ainsi, comme le dévoilent les chiffres de la DTC, la classe Premium, la catégorie la plus luxueuse des bateaux de croisière, est privilégiée pour les escales monégasques.

En 2009, les paquebots des compagnies, comme Silver Sea ou Seabourn représentaient 35 % des escales par rapport au MSC ou Costa, compagnies plus bas de gamme, « et il y a encore plus bas, mais ceux-là ne viennent pas à Monaco »,tient encore à préciser Jean-François Gourdon.

Trois ans plus tard, les Premium comptent pour 59 % sur la digue ! « Et la tendance peut encore s'accentuer. Mais il est impossible de fermer complètement l'accès aux low-cost, car ils appartiennent aux mêmes gros groupes internationaux qui détiennent le marché de la croisière. »

Quoi qu'il en soit, cette solution pourrait faire office d'un compromis acceptable pour tous.

Pour trancher au mieux, il faudra certainement attendre les résultats d'une enquête menée par la DTC sur les retombées directes et réelles pour l'économie locale, courant de la saison prochaine. Rappelons tout de même que Monaco est le troisième port français en nombre de passagers derrière Nice et Marseille. Un marché non négligeable qui draine chaque année une manne régulière, même en temps de crise.


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