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Jean-Luc Biamonti: "Le statut unique des Jeux coûterait 18 M€ à la SBM"

Mis à jour le 19/01/2015 à 13:48 Publié le 19/01/2015 à 08:26
Jean-Luc Biamonti, président délégué de la SBM, hier matin au salon Excelsior de l'hôtel Hermitage.
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Jean-Luc Biamonti: "Le statut unique des Jeux coûterait 18 M€ à la SBM"

Jean-Luc Biamonti, président délégué de la Société des Bains de Mer, a évoqué, ce vendredi matin pour le Monaco Press Club, les sujets qui font l’actualité de la SBM

Jean-Luc Biamonti, président délégué de la Société des Bains de Mer, a évoqué, ce vendredi matin pour le Monaco Press Club, les sujets qui font l’actualité de la SBM

Travaux de la place du Casino, restructuration de l'Hôtel de Paris, statut unique des Jeux, augmentation du capital… Jean-Luc Biamonti, président-délégué de la Société des Bains de Mer, a répondu hier matin, dans le salon Excelsior de l'hôtel Hermitage, aux questions des journalistes du Monaco Press Club.

Comment se portent les jeux en ce moment ?

Je ne peux pas dire grand-chose… Globalement, la fin d'année a été satisfaisante, sans plus. La période entre Noël et les Rois a été très correcte. Mais celle qui encadre les fêtes fut moins bonne… Le contexte général n'est pas au beau fixe en ce moment. Pour la première fois, même, Macao est en forte baisse. Notez toutefois que l'ouverture 24 heures sur 24 du Casino Café de Paris depuis le 5 juillet est globalement un succès. Nous avons le même chiffre d'affaires que l'exercice précédent alors que nous étions en baisse de 7 %. Les jeux en ligne ont, quant à eux, explosé en 2014, aidés par l'effet Coupe du monde. Nous avons profité de cet événement sportif pour avoir des clients additionnels, ce qui nous a permis de faire un très bon dernier trimestre.

Avez-vous de nouveaux projets pour attirer la clientèle ?

Nous allons faire une terrasse additionnelle côté Saint-Roman où les joueurs pourront fumer, ce qui est très prisé par la clientèle. Cette terrasse sera livrée pour l'été. Ça nous permet de faire un projet un peu plus conséquent dans le casino et répondre à une clientèle régionale.

Et les grands joueurs ?

Ce qui a changé, c'est notre clientèle traditionnelle, à commencer par les Italiens et les Français. Cette clientèle est moins dépensière. On a perdu environ 70 % de la clientèle italienne. Mais nous parvenons à faire le même chiffre qu'avant. Ce qui est la preuve que de nouveaux clients, d'Europe de l'Est notamment, sont accueillis chez nous. Mais les données économiques de ces joueurs sont différentes. Faire venir le client lointain coûte cher. Et ce sont des habitués des casinos que l'on retrouve à Londres, Vegas ou Macao… Il faut être capable de leur donner les mêmes prestations que celles qu'ils trouvent ailleurs.

Vous devriez trouver un accord sur le statut unique des Jeux le 31 janvier. Où en sont les négociations ?

Nous avons une réunion le 31 janvier. Je n'ai pas l'impression qu'ils sont d'accord entre eux. J'étais initialement contre la réouverture des négociations. Mais j'ai cédé et le dialogue a repris. Ça fait maintenant quatorze mois que ça dure. Nous avons organisé soixante-dix réunions. J'étais relativement optimiste. Mais la séance d'hier a été très tendue. Et me fait dire que je n'avais pas tort de ne pas vouloir entamer de négociations. Il faut savoir que le projet coûterait à la maison plus de 18 millions d'euros. Et les gens ne sont pas contents… Ce qui est dommage, c'est que la tension entre les différents groupes de jeux monte. C'est assez palpable en interne. J'espère que ce n'est pas ressenti par la clientèle.

Vous négociez également avec les salariés de l'Hôtel de Paris ?

C'est la même chose… Avec eux, c'est signé a priori vendredi.

L'Hôtel de Paris est presque totalement fermé. Que se passe-t-il derrière la façade ?

Hormis la façade du casino et celle de l'aile de l'avenue des Beaux-arts, tout est détruit. La partie avant devrait rouvrir mi-2017 ; la partie arrière fin 2018. Celle qui est encore accessible aux clients sera entièrement redécorée. Il sera construit également une très grande suite en aile. Ce sera un rajout sur le bâtiment livré en 2018.

Allez-vous installer des panneaux pour encadrer cet énorme chantier ?

L'entreprise Decaux a obtenu le marché pour créer une combinaison d'espaces publicitaires et d'informations destinés à expliquer l'évolution du chantier. Il y aura quatre espaces sur tout le chantier. Il y aura notamment une énorme colonne Morris en face de Gucci, un podium côté Sporting d'Hiver et un autre côté Van Cleef. Le tout devrait être installé le mois prochain.

Vous avez inauguré début octobre cinq « pavillons éphémères » dans les jardins des Boulingrins dont deux restent vides. Où en est la situation avec LVMH ?

Les deux pavillons seront totalement occupés avant la fin mars. Les locataires ont commencé les travaux pour une ouverture, au plus tard, le 19 mars. Vous savez, c'est une question d'argent. On s'est battu pour qu'ils viennent chez nous.

À quel prix ?

LVMH a une clause de confidentialité. Mais en gros, on peut dire que le problème est résolu.

Nous avions la date du 15 janvier pour l'augmentation de capital de la société. Qu'en est-il ?

La fixation de la date est en cours. C'est un aller/retour avec l'Autorité des marchés financiers (AMF). Ce sera au premier trimestre, c'est sûr.

Avez-vous avancé sur les partenaires potentiellement intéressés par l'opération ?

Il y a des négociations en cours qui aboutiront ou non. Globalement, ce n'est pas facile de convaincre les gens. Nous avons une liste de partenaires susceptibles d'être invités pour contribuer au développement de la société. Certains nous ont déjà dit non. D'autres discutent encore…

Comment se dessine la vente aux enchères du mobilier de l'Hôtel de Paris* ?

Nous avons reçu un grand intérêt du public pour cette vente. Il y a un certain engouement. C'est émouvant. On pourra voir l'ensemble mis en vente dans le hall et peut-être certaines suites. C'est plus une opération médiatique que financière. Une partie du mobilier a été conservée pour être réutilisée.

Parmi les objets mis aux enchères se trouve une partie du mobilier du Grill. Le restaurant panoramique et emblématique est lui aussi redécoré ?

Il sera beaucoup plus beau ! C'est l'entreprise Pastor et Fils qui a gagné le chantier. Le père de Patrice Pastor avait fait le toit ouvrant du Grill. Le fils, lui, a fait ôter le toit par hélicoptère à ses frais et remettra l'ancien en souvenir de son père. Sur la terrasse, on pourra mettre des tables pour quatre. Si on réussissait tout comme le Grill, on ferait un miracle.

Vous aviez évoqué en conférence de presse une vente aux enchères pour le mobilier du Sporting d'hiver. Est-ce toujours d'actualité ?

Nous avons tout gardé. Il n'y a pas finalement pas énormément de choses. Et la plupart des objets sont assez massifs.

*Dans le cadre de la rénovation de l'Hôtel de Paris, la SBM a décidé de vendre du 25 au 30 janvier une partie du mobilier de l'établissement et a confié ce projet à Artcurial.

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