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"Je viens de tuer ma compagne"... Ce que l'on sait du 57e féminicide en France survenu à Cannes

Mis à jour le 31/07/2020 à 08:37 Publié le 30/07/2020 à 20:28
La femme, âgée de 28 ans, a été retrouvée sur le palier.

La femme, âgée de 28 ans, a été retrouvée sur le palier. Photo Patrice Lapoirie

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"Je viens de tuer ma compagne"... Ce que l'on sait du 57e féminicide en France survenu à Cannes

Ce jeudi peu après midi, dans leur logement de la Bocca, un homme a poignardé sa compagne de 28 ans, la blessant mortellement au cœur avant de se présenter au commissariat de Cannes

« Je viens de tuer ma compagne ».

C’est cette phrase hallucinante qu’a prononcée ce jeudi un homme de 32 ans, son bébé dans les bras, à des policiers interloqués.

Il est peu après midi quand ce Cannois d’origine cap verdienne se présente au commissariat de Cannes.

L’homme est menotté. Les forces de l’ordre l’embarquent dans leur véhicule et foncent aussitôt au domicile du couple. Un appartement situé au 4e étage du 25 rue Jean-Gras, un petit immeuble du quartier de la Bocca, à deux pas du marché. Rejoint par les pompiers de Cannes.

Sur le palier

Ils découvrent l’horreur : la victime est couchée sur le palier. Il est malheureusement trop tard.

Malgré les tentatives de réanimation des pompiers, la jeune maman, âgée de 28 ans a perdu beaucoup de sang. Elle est décédée. Les coups portés à l’arme blanche au bras et surtout en plein cœur ne lui ont laissé aucune chance.

En plein milieu de l’été, une femme a perdu la vie, succombant à la sauvagerie de son compagnon. Le père de son enfant.

Aussitôt, la rue Jean-Gras est fermée à la circulation par un cordon policier. Les riverains sont loin de se douter du terrible drame qui vient de se jouer dans cette rue tranquille.

Dans le logement, les enquêteurs effectuent les premières constatations. Tout l’après-midi, le service technique et scientifique procède aux relevés qui permettront de reconstituer le terrible scénario.

Une dispute a-t-elle été le déclencheur de cet acte odieux ? La jeune femme a-t-elle cherché à fuir dans les escaliers ? L’enquête de la police nationale devra le déterminer ces jours prochains.

D’après les premiers éléments, l’auteur aurait, juste après le meurtre, laissé le chien de la famille sur la terrasse avec une gamelle d’eau, fermé l’appartement à clef, son bébé dans les bras, avant de se rendre au commissariat.

Le bébé hospitalisé

« La fillette de 14 mois indemne a été hospitalisée pour être prise en charge » a indiqué Fabienne Atzori, procureur de Grasse.

En fin d’après-midi, l’association Au Service des Animaux est venue chercher le cane corso de trois ans, baptisé Niro, qui sera sans doute bientôt mis à l’adoption.

Très calme, l’auteur présumé, légèrement blessé à la main, a été soigné dans l’après-midi. Son interrogatoire devrait apporter des éléments nouveaux sur les circonstances du drame dans les heures qui viennent.

C’est le 57e féminicide en France cette année.

Le 4 juin, une femme avait été tuée à coups de fusil de chasse au Cannet par son compagnon.

Le 30 août 2019, Grasse avait été bouleversée par le meurtre de la jeune Salomé, tuée à Cagnes-sur- Mer par son petit ami qu’elle s’apprêtait à quitter.

Encore une tragédie de trop.


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