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Ivre, l’étudiant italien promet la mort par contrat aux policiers monégasques

Mis à jour le 06/11/2017 à 17:07 Publié le 06/11/2017 à 17:06
Le tribunal a condamné le prévenu à un mois de prison ferme.

Le tribunal a condamné le prévenu à un mois de prison ferme. Photo Cyril Dodergny

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Ivre, l’étudiant italien promet la mort par contrat aux policiers monégasques

Un étudiant italien a été condamné à un mois de prison ferme pour avoir frappé et menacé des policiers de Monaco, lors d'une soirée trop arrosée à "La Rascasse", sur le port Hercule.

Boire à l’envi, jusqu’à plonger dans le brouillard de l’ivresse et de l’inconscience! Au point de ne pas arriver à souffler dans l’éthylomètre. C’est l’histoire d’un étudiant italien, habitué des gueules de bois, qui a été évoquée au cours de sa comparution devant le tribunal correctionnel selon la procédure de flagrant délit.

Classé dans la catégorie des perturbateurs insensés, ce potache d’une vingtaine d’années, menotté à l’audience, était inculpé d’avoir blessé, outragé et menacé deux policiers. Il écopera d’un mois de prison ferme et 75 euros d’amende.

SIX POLICIERS POUR CONTENIR L'HOMME EN FURIE

Les raisons? Dans la nuit du dimanche 26 octobre, il causait problème à La Rascasse. Il se faisait sortir manu militari par les videurs. Les policiers, alertés, intervenaient et l’interpellaient. Il n’était pas facile de maîtriser une personne qui gesticule avec un bras dans le plâtre. Tant bien que mal, les représentants de la force publique arrivaient à le menotter partiellement. Mais si une main était immobilisée, l’autre, libre, jouait les "hélices".

Un des fonctionnaires essaie de réprimer l’ivrogne et s’approche de trop près. Il reçoit un coup au menton. Le second a le pouce tordu. Ils sont copieusement insultés, menacés! Jusqu’à leur promettre la mort par contrat. Au total, six agents seront présents pour contenir le jeune homme en furie!

"JE NE ME SOUVIENS DE RIEN"

À l’audience, le président Florestan Bellinzona interroge le prévenu sur les raisons de cette attitude provocatrice à l’égard des fonctionnaires. Étrangement, l’étudiant a perdu l’usage du français une fois dégrisé. Il s’exprime en arabe et il faudra passer par un interprète à l’audience. Inutile! On n’aura pas la moindre bribe d’explication sur les origines de cet égarement. Avec l’alcool, la mémoire fout le camp! Ou bien le prévenu semble avoir adopté une ligne de défense des plus simplistes: "Je ne me souviens de rien…"

Le subterfuge passe mal. "Vous n’avez aucun souvenir des faits embarrassants vous concernant, en déduit le magistrat. Depuis un an et demi que vous êtes dans un lycée français, vous n’avez pu maîtriser la langue de Molière? À La Rascasse, au cours de vos disputes avec un Anglais qui vous aurait mis la main aux fesses, puis avec un Allemand, vous avez parlé à chacun dans leur langue respective!"

"COMPORTEMENT INADMISSIBLE"

Le prévenu répond avec une circonlocution (toujours en arabe): "On m’a mal compris. Je n’ai menacé personne. Je suis gentil. Je ne suis pas un assassin…" Qu’importe, l’amnésie passagère du fautif n’aura pas plus convaincu la représentante du parquet général. "Pareil comportement est inadmissible, tempête le procureur Alexia Brianti dans ses réquisitions. De quel droit fait-on subir violences et outrages aux fonctionnaires de police? Ces gens en uniforme sont là pour assurer la sécurité de toute une population et n’ont pas vocation à recevoir des coups! Vous entrerez en voie de condamnation avec une peine d’un mois de prison ferme et 75 euros d’amende pour la contravention."

La condamnation doit tenir compte de la personnalité du prévenu pour la défense. "Mon client, rappellera Me Clyde Billaud, n’a aucun revenu. Hébergé chez un parent, il est en recherche de stage. Physiquement très touché, il doit subir d’autres interventions pour son genou. Son casier est vierge. Soyez clément, même si le policier a refusé ses excuses…"

Le tribunal suivra à la lettre les réquisitions du ministère public et attribuera respectivement les sommes de 1000 euros et 2000 euros aux deux policiers.


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