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Ivre, il prétend être victime de violences policières

Mis à jour le 28/12/2019 à 13:17 Publié le 28/12/2019 à 13:17
À l’occasion de la venue en Principauté du président chinois Xi Jinping, la circulation a été neutralisée. Le prévenu a expliqué à la barre avoir tenté de franchir des barrières pour se rendre à l’hôpital.

À l’occasion de la venue en Principauté du président chinois Xi Jinping, la circulation a été neutralisée. Le prévenu a expliqué à la barre avoir tenté de franchir des barrières pour se rendre à l’hôpital. Photo archives NM

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Ivre, il prétend être victime de violences policières

Contrôle au faciès, dérive policière ou une certaine animosité à l’égard des forces de l’ordre monégasques?

Contrôle au faciès, dérive policière ou une certaine animosité à l’égard des forces de l’ordre monégasques? La question était abordée par le tribunal correctionnel dans une affaire de rébellion et outrages à agents.

L’origine des faits. Un employé d’immeuble apparaît dans ce dossier le 24 mars 2019, le jour de la visite du président chinois Xi Jinping en Principauté. Vers 17 heures, sur le boulevard Albert-Ier, au niveau de l’agence Hertz, le sexagénaire essaie de franchir la zone sanctuarisée sur le passage emprunté par le chef d’État.

Il déplace les barrières pour se rendre au CHPG

Il déplace des barrières de sécurité afin de se rendre au CHPG. Les fonctionnaires réagissent. Aussitôt l’importun les repousse avec résistance et il vocifère une litanie d’insultes. Puis il tombe à terre. Les pompiers, alertés, interviennent rapidement. Des outrages fusent encore.

Une simulation due à une alcoolisation?

À la barre, le prévenu conteste chute et outrages. Il s’estime victime de violences policières. En revanche, la reconnaissance de son passage en force est clairement admise dans sa déclaration.

"Afin d’aller au plus court à l’hôpital, on m’avait indiqué un circuit pour éviter tout trajet inutilement long. Au moment de passer, j’ai senti un coup et je suis tombé. À mon réveil, je me suis demandé ce qui m’était arrivé... »

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*) note les raisons annoncées sans les cautionner pour autant. L’alcoolémie de 0,23 mg/l a une part certaine dans ce débordement...

"C’est impossible, répond ce personnage à l’apparence débonnaire devant les juges. J’ai bu du jus de raisin chaud." Du raisin à la raison, le magistrat est un peu sceptique. Mais il récuse surtout les violences policières.

'Des témoignages confirment la rébellion, comme le comportement respectueux et calme des agents. Ayez une version plus authentique.'

Finalement, le prévenu fait des concessions sur la réalité de son comportement. 'Je reconnais des outrages, conséquences logiques d’un énervement. Mais j’ai juste repoussé les flics pour passer...'

"Un homme de grande arrogance"

Toutefois, Me Hervé Campana n’a pas perdu un mot du coupable. Pour les parties civiles, il entre dans la bataille des responsabilités, armé des charges les plus graves.

"Son attitude interpelle, lance l’avocat. C’est celle d’un joueur de football qui se laisse tomber. Voilà un homme de grande arrogance. Il insulte, repousse et ne s’excuse même pas. Ne laissez pas repartir cet individu sans sanction forte. Pour ma part, ce sera 800 euros € d’amende de dommages et intérêts!"

Devant le refus d’accepter l’autorité, le premier substitut Olivier Zamphiroff s’interroge. "Monsieur a beau se parer du contexte virginal dans ce dossier, on s’étonne cependant de cet étalage de bêtises monté avec des simagrées à l’encontre de l’autorité. À ce point, hors de moi la volonté d’un sursis et puis basta ! Cet homme doit payer pour ses fautes une amende à hauteur de 850 euros."

Le tribunal, à l’approche des fêtes de fin d’année, tempérera traditionnellement les réquisitions du ministère public et les demandes des parties civiles. Soit, respectivement, la condamnation à payer les sommes de 600 euros et 300 euros.


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