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Incendie de Sospel : la thèse de l'accident

Mis à jour le 31/12/2016 à 05:09 Publié le 31/12/2016 à 05:09
Les deux techniciens en identification criminelle de la gendarmerie ont passé les lieux au peigne fin. Ici, à droite, l'une des portes du garage, soufflée par l'explosion.

Les deux techniciens en identification criminelle de la gendarmerie ont passé les lieux au peigne fin. Ici, à droite, l'une des portes du garage, soufflée par l'explosion. T.P.

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Incendie de Sospel : la thèse de l'accident

Après le passage de trois experts dont deux de la gendarmerie, hier matin, il a été déterminé que des émanations de gaz étaient à l'origine d'une explosion dans le garage, en contrebas de la station-service

Devant la station-service, boulevard de Verdun, les barrières protègent l'accès au sinistre. La rubalise jaune « Gendarmerie nationale zone interdite » dissuade les rares badauds de s'attarder trop longtemps sur les lieux. C'est là que, jeudi à l'aube, trois commerces ont entièrement brûlé dans un violent incendie (lire notre édition d'hier).

En contrebas, au niveau du garage de la station-service Bévéra Auto, c'est un cimetière de véhicules calcinés. Le sol, encore chaud, dégage de fines volutes de fumée. Au fond, dans l'obscurité, deux techniciens en identification criminelle de la gendarmerie et un expert judiciaire auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, spécialisé en incendie et explosion, passent la scène du sinistre au peigne fin.

« Beaucoup d'analyse et d'observation »

La tâche s'avère complexe dans ce fouillis mais l'objectif simple : déterminer l'origine du brasier, qu'elle soit malveillante ou accidentelle, afin d'orienter l'enquête judiciaire.

« Il y a beaucoup d'analyse et d'observation. Et ce, afin de localiser la zone du foyer puis trouver une cause rationnelle, explique Fabrice Gentili, l'expert-pompier. On essaye de détecter des effractions, des marques de carbonisation ou un liquide d'accélération de combustion. »

Autant dire peine perdue, pour ce dernier critère, dans un contexte où le garage pullulait de carburants, de bonbonnes de gaz et autres produits inflammables.

Après deux heures d'investigations, l'hypothèse criminelle est écartée d'office. La thèse accidentelle se dégage nettement. « À cause du manque de ventilation et des basses températures, des émanations de gaz provenant d'une cuve de carburant ont stagné au fond du garage. Une source électrique a provoqué une réaction avec explosion et boule de feu », retrace le chef d'escadron Céline Maumy, commandant de la compagnie de gendarmerie de Menton.

« Il n'y a plus rien »

Un concours de circonstances et de malchance. Qui aurait pu coûter la vie des employés ou celle des 70 soldats du feu qui ont lutté contre les flammes destructrices.

Dehors, c'est un ballet d'experts et d'assureurs qui se joue. Jérôme Bolla, le patron de Bévéra Auto, discute ici et là. La tête encore dans le guidon. « Il n'y a plus rien », souffle-t-il, marqué par ce désastre matériel.

Impossible, pour l'heure, de chiffrer l'étendue des dégâts. Impossible, non plus, de savoir s'il pourra reprendre un jour son activité sur ce site. « Un ingénieur béton doit venir carotter le sol et les piliers. Soit on s'achemine vers une démolition soit vers une remise en état. »

Pour l'heure, seul un arrêté municipal a été pris pour interdire l'accès à la station-service. Pour le reste, c'est de patience qu'il faudra s'armer, avant de pouvoir à nouveau faire le plein dans le secteur de la Bévéra.


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