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Ils se partagent un gramme de coke dans les toilettes du Twiga

Mis à jour le 12/10/2019 à 10:25 Publié le 12/10/2019 à 10:25
Les trois copains écopent d’une peine d’amende de 500 €, ferme pour l’un, avec sursis pour les deux autres.

Les trois copains écopent d’une peine d’amende de 500 €, ferme pour l’un, avec sursis pour les deux autres. Sébastien Botella

Ils se partagent un gramme de coke dans les toilettes du Twiga

Il suffit de suivre les audiences du tribunal correctionnel pour s’en convaincre : la cocaïne, cette prétendue drogue chic festive, s’est presque autant banalisée que le cannabis.

Il suffit de suivre les audiences du tribunal correctionnel pour s’en convaincre : la cocaïne, cette prétendue drogue chic festive, s’est presque autant banalisée que le cannabis. La « dame blanche » est aujourd’hui prisée par une jeunesse blasée qui fait la fête dans les boîtes branchées de la Principauté. À l’instar de trois jeunes gens d’une vingtaine d’années présents à la barre.

Cet étudiant, ce musicien et ce gérant de société auraient mieux fait d’éviter de faire la queue aux toilettes du Twiga le 5 janvier dernier, vers 1 h 30. Repéré par les policiers en poste afin d’observer toute manœuvre suspecte, le trio s’y est retrouvé pour se partager un gramme de coke. La drogue était dissimulée dans un billet de 5 e replié sur la tablette du lavabo.

4 000 € d’amende requis

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*) interroge à tour de rôle les prévenus au cours de l’instruction. D’infimes informations viendront nourrir le débat. Les deux consommateurs ont pris leur part d’alcaloïde mais ils se seraient contentés de contempler la substance. Le troisième - le gérant de société -, fournisseur et consommateur, n’a plus aucun souvenir de la soirée. Il se fie aux déclarations de ses deux copains et ne cherche nullement à infirmer les faits.

En revanche, les réquisitions du premier substitut Olivier Zamphiroff sont beaucoup plus spectaculaires. Le représentant du parquet général rappelle au passage une affaire de cocaïne antérieure où un jeune consommateur l’avait incité à se rendre au Twiga. « Vous verrez ce qu’il s’y passe, m’avait-il confirmé. J’y suis allé et j’ai vu le travail des services de sécurité. C’est grave de retrouver les derniers maillons d’une chaîne que j’associe à un gigantesque trafic, sans faire pour autant de Monaco une représentation de la Colombie. [Ce jeune] a bien importé de la drogue. Les deux autres sont tout aussi coupables. Je réclame pour chacun des trois une amende ferme de 4 000 e. »

Le tribunal indulgent

Pour la défense de l’étudiant, Me Florent Ellia, du barreau de Nice, estime que son client « a eu seulement l’intention de consommer. Il a été contrôlé au moment de recevoir le sachet de coke. La détention instantanée ne caractérise pas l’utilisation de la drogue. Sa version est sincère et il n’est pas confronté à une addiction. C’est plutôt une victime de ce trafic. Je demande la relaxe ».

Me Régis Bergonzi s’insurge, lui, de la peine réclamée po ur son client - le musicien. « Il n’a pas consommé. Il y a même renoncé dans les toilettes. Pourquoi infliger une somme de 4 000 e alors qu’il est un petit musicien désargenté ? Ce n’est pas un drogué. Je réclame la plus grande indulgence. » Sans avocat, le jeune gérant de société réfute toute infraction d’importation. Il était juste question de passer un bon moment…

Après en avoir délibéré, le tribunal a prononcé des peines d’amende de 500 e avec sursis pour l’étudiant et pour le musicien, et ferme pour le gérant de société.


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