Ils retrouvent leur chien criblé de plombs, ce couple varois soupçonne le voisinage

Nora et Joachim Gosso ont dû faire euthanasier Vick, leur épagneul breton, gravement blessé par des tirs d’arme à air comprimé, samedi 4 mars 2023, aux Arcs-sur-Argens. Le couple soupçonne son voisinage et a déposé plainte.

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S. F. Publié le 21/03/2023 à 18:00, mis à jour le 21/03/2023 à 18:12
Vick, à gauche et Thaï, à droite, ont tous les deux été victimes de tirs d’arme à air comprimés, alors qu’ils étaient chez leur propriétaire aux Arcs-sur-Argens. Photo D.R.

Propriétaires d’une villa qu’ils ont fait construire en 2020 au chemin de Fantroussière, aux Arcs-sur-Argens, Nora et Joachim Gosso sont inconsolables depuis le samedi 4 mars 2023.

Ce jour-là, le couple découvre Vick, leur vieil épagneul breton, agonisant devant la maison. Joachim pense que son chien est tout simplement en fin de vie et emmène immédiatement son fidèle compagnon chez le vétérinaire.

Une dizaine de projectiles dans le corps

Joachim Gosso pensait son animal en fin de vie. Il n’en était rien. Celui-ci avait dizaine de plombs dans le corps. Photo D.R..

Le diagnostic est malheureusement tout autre.

"Le chien est dans un état dégradé et présente plusieurs plaies hémorragiques liées à des projectiles pointus d’arme à air comprimé", rapporte Joachim Gosso. "Vick a été touché à plus de dix reprises. Les armes à air comprimé tirent au coup par coup et les plaies des projectiles perforants ne sont pas forcément visibles sur un chien à poil long, nous a expliqué le vétérinaire..."

À contrecœur, la décision est prise de l’euthanasier pour abréger ses souffrances. Une fin funeste et atroce pour Vick "que rien ne peut justifier", commente Nora avec colère.

Pas la première fois

Vick a été atteinte par une dizaine de tirs d’arme à air comprimé. L’animal a dû être euthanasié. Photo D.R..

Face à cet acte de cruauté, le couple a déposé plainte à la gendarmerie des Arcs-sur-Argens. "Nous avons récupéré et les avons donnés aux gendarmes", expliquent Joachim et Nora. D’autres impacts de tirs ont même été découverts sur la façade de la maison des Gosso.

La perte de Vick n’est pas une première pour le couple, propriétaire d’un autre chien. Vendredi 27 janvier 2023, en rentrant du travail, Joachim retrouve Thaï, son jeune pointer âgé de sept mois, "avec une sérieuse boiterie et une patte sanguinolente".

Radio à l’appui, le vétérinaire diagnostiquera "la présence de carabine à air comprimé au niveau de l’épaule gauche" du chien.

Stupeur chez les Gosso qui déposent plainte à la gendarmerie des Arcs. "Les gendarmes n’ont malheureusement pas pu se déplacer", regrette Joachim. Selon eux, les actes de cruautés subis par leurs deux chiens seraient "dus à un conflit de voisinage larvé".

Des tensions avec le voisinage

Joachim Gosso a également repéré des impacts de tirs sur la façade de sa villa, aux Arcs-sur-Argens. Photo S. F. .

Lorsqu’ils font construire leur villa dans un quartier paisible, en périphérie du centre bourg des Arcs en 2020, le couple n’aurait pas reçu un accueil chaleureux du voisinage.

"Il y a eu des invectives et des poursuites judiciaires pour des problématiques d’urbanisme", déplore Joachim Gosso. "Les terrains sont pourtant grands et les maisons absolument pas mitoyennes".

Ce fut ensuite les aboiements des chiens qui auraient été au cœur de ce conflit de voisinage à la fin funeste. Nora et Joachim Gosso apprennent, il y a peu, que plusieurs mains courantes ont été déposées à leur encontre pour des nuisances sonores liées à Vick et Thaï.

"Nous avons vu plusieurs rondes de police municipale", se souvient Nora. "Un jour, deux policiers nous ont dit que plusieurs dizaines de mains courantes avaient été déposées, concernant les aboiements de nos deux chiens, Thaï et Vick."

Aux dires du couple, aucune infraction n’a été constatée et aucun procès-verbal n’a été dressé.

Un lieu calme selon les vacanciers

Un argument conforté par les avis d’un site de location saisonnière situé non loin de la villa des Gosso. Sur l’annonce en question, les retours des locataires sont très bons et ne font aucune mention d’éventuelles nuisances sonores...

Nora insiste: "Les policiers m’ont conseillé de me souvenir de ces mains courantes incessantes. Je n’ai malheureusement pas compris sur le moment..."

Certains que Vick a payé le prix d’une querelle bien humaine, le couple n’envisage pas de céder face à "un acte d’intimidation d’une rare cruauté".

Triste épilogue pour l’animal du couple, victime d’un potentiel conflit d’humains. Reste à savoir si l’enquête de gendarmerie, conséquence des plaintes du couple, permettra de ramener le calme sur le chemin de Fantroussière.

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