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Il roulait à Monaco avec 3g d'alcool dans le sang

Mis à jour le 29/05/2018 à 08:47 Publié le 29/05/2018 à 05:11
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Il roulait à Monaco avec 3g d'alcool dans le sang

Un Beausoleillois a été condamné à 8 jours de prison avec sursis pour avoir conduit dangereusement sa voiture avec près de 3g d'alcool dans le sang. Les trois jours passés en détention provisoire avant l'audience lui auront servi de leçon.

Pour conduire avec quasiment 3 g d'alcool par litre de sang, il faut un certain entraînement à la boisson. Lundi dernier, vers 23 heures, l'automobiliste, un quinquagénaire visiblement pressé, n'a pas manqué de se faire remarquer par les policiers. Les pneus ont certainement crissé au cours de la chevauchée du terre-plein central de la dorsale, au niveau du rond-point du Canton.

Quand les agents constatent le débordement de l'asphalte, ils interpellent ce mécanicien et supputent rapidement la conduite en état d'ivresse. Le contrôle de l'éthylomètre s'est révélé positif en indiquant un taux de 1,44 mg par litre d'air expiré à l'écran ! Soit le double en gramme dans le sang.

Alors, le prévenu a comparu vendredi dernier, menotté, à l'audience de flagrance du tribunal correctionnel.

"L'instinct paternel a primé"

"Vous avez déclaré au cours de votre garde à vue que vous aviez passé la journée chez vous et que vous aviez bu du vin au cours des deux repas, relève le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Vous avez pris votre véhicule à la suite d'un coup de fil de votre fille qui était dans l'impossibilité de retourner au domicile depuis Cap-d'Ail. À 2,88 g, on est un danger ! Combien de verres aviez-vous bu?"

Le Beausoleillois répond avec franchise : « Je n'ai pas compté… C'est vrai, je consomme de l'alcool. Mais par mon métier, je fais habituellement attention. Surtout si je dois prendre le volant pour essayer des voitures. Quand ma fille m'a appelé, l'instinct paternel a primé. Je n'ai pas réfléchi. Même si je me sentais en état de conduire."

Évidemment, le procureur général Jacques Dorémieux a rappelé le "taux considérable" du détenu. "Pour tenir debout, il faut avoir une accoutumance certaine. J'encourage cette personne à voir un médecin. De plus, son traitement médicamenteux est incompatible avec la boisson. Dommage, car son intégration sociale est parfaite. Prononcez une peine avec sursis très significative : six mois ! »

« J'ai bien retenu la leçon en cellule »

Est-ce la bonne solution pour la défense? Me Clyde Billaud préfère une sanction plus adaptée pour son client. "Ce mécanicien qualifié subvient en grande partie au besoin de sa famille avec un salaire peu mirobolant après 38 ans de service. Il a des crises d'angoisse et chaque fois qu'il boit, c'est son épouse qui prend le volant. Mais là, c'est sa fille de 17 ans qui lui a demandé de venir car il n'y avait personne pour la ramener. Il est en détention depuis mardi soir ! Croyez-moi, le message est passé et il va suivre une thérapie médicale. La peine est trop sévère…"

Avant le délibéré, le prévenu confiera une dernière réflexion : "Chaque minute dans ma cellule, l'affaire a tourné en boucle dans ma tête. J'ai bien retenu la leçon!" Est-ce ces dernières phrases qui ont poussé le tribunal à réduire la peine à huit jours d'emprisonnement avec sursis?

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