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Il étrangle son épouse pour la faire taire et lui faire perdre connaissance

Mis à jour le 11/03/2021 à 19:44 Publié le 12/03/2021 à 07:30
À quelques secondes près, le procès changeait d’étage et se jugeait au tribunal criminel de Monaco.

À quelques secondes près, le procès changeait d’étage et se jugeait au tribunal criminel de Monaco. Illustration Cyril Dodergny

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Il étrangle son épouse pour la faire taire et lui faire perdre connaissance

Le drame a été évité de justesse. Au cours d’une dispute au sein d’un couple à Monaco, le mari avait serré le cou de sa femme pour la faire taire, jusqu’à la perte de connaissance. L'affaire a été jugée au tribunal correctionnel de la Principauté.

Malheureuse coïncidence ! La convocation d’un employé de l’administration devant le tribunal correctionnel de Monaco a rehaussé les divergences et inégalités dans un couple au moment même où on célèbre avec faste la Journée des droits de la femme.

Cet homme de 33 ans, absent à la barre, devait comparaître pour s’être livré aux pires violences conjugales dans la nuit du 9 au 10 juillet dernier.

Ils tentaient de sauver leur relation

Dans un accès de colère épouvantable, il avait étranglé son épouse jusqu’à la perte de connaissance. Les éclats de voix nocturnes, plus sonores encore vers 3 heures, avaient apeuré le voisinage au point d’alerter les policiers.

Une fois sur les lieux, les agents ramenaient l’apaisement, sans faire pour autant la moindre dénonciation pour maltraitance.

Pourtant, un peu plus tard, Madame se présentait à la Sûreté publique pour signifier la proche asphyxie par strangulation dont elle avait été victime. Mais sans intention de porter plainte.

Voulait-elle braver le courroux de l’époux sans faiblir? Ou empêcher d’envenimer les rapports ténus en évitant de souffler sur les braises d’un amour en perdition?

Les raisons des déboires sont déballées à l’audience par le président Florestan Bellinzona (assesseurs : Mmes Aline Brousse et Geneviève Vallar).

On apprend que le couple s’était séparé à la suite d’aventures extraconjugales. Toutefois, pour sauver, s’il était encore possible, ce qui restait de leur union, les deux conjoints décidaient de s’octroyer une seconde chance.

Mais à force de vider leur sac et d’énumérer les adultères ce soir-là, de reproches en rapprochements incongrus et amalgames de hardiesse, ils ont vite ravivé les vieux démons. Le ton est monté…

"C’est un épisode extrêmement violent, a relaté le magistrat. Quelques secondes de plus et le procès changeait d’étage (le président a fait allusion aux audiences du tribunal criminel présidé par Mme Françoise Carracha, dont les séances ont lieu au niveau supérieur où siège habituellement la Cour d’appel). Monsieur a perdu le contrôle puis il a paniqué en voyant pâlir sa femme. Il s’est aussitôt assuré qu’elle était encore en vie en la secouant. Devant les policiers, la plaignante pensait à un acte isolé qui ne se reproduirait plus. Après examens, le prévenu n’est atteint d’aucune pathologie ni antécédents psychiatriques. Son instabilité serait due à la séparation de ses parents".

Les conjoints auraient-ils cherché un soutien mutuel qu’ils n’ont trouvé ni chez l’un ni chez l’autre?

"Une disproportion dans les actes"

L’incompréhension de la situation méritait-elle pareille dégradation? D’aussi importantes contusions au niveau du cou?

Le premier substitut Cyrielle Colle a vu peut-être "une responsabilité commune dans la dispute. Mais il y a une réelle disproportion dans les actes commis par le prévenu. Il a serré sa conjointe à la gorge pour la faire taire. C’est très grave et surtout inquiétant. En l’absence du prévenu et de la partie civile, je me contente de la sanction sans pouvoir proposer d’autres solutions que trois mois de prison ferme".

Six mois ferme

Le tribunal, certainement choqué par la scène évoquée et l’infraction intentionnelle, a doublé la peine avec six mois d’emprisonnement ferme également par défaut.

Le prévenu, s’il juge la sanction inadaptée, aura toujours la possibilité de faire opposition au jugement par la suite.

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