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Il conduit avec 3 g d’alcool dans le sang : 15 jours de prison ferme

Mis à jour le 15/06/2019 à 10:17 Publié le 15/06/2019 à 10:17
Pour le premier substitut, « on est dans les records de taux en milieu d’après-midi ».

Pour le premier substitut, « on est dans les records de taux en milieu d’après-midi ». archives NM

Il conduit avec 3 g d’alcool dans le sang : 15 jours de prison ferme

À quoi sert de multiplier les campagnes sur la sécurité routière et les appels à la restriction de boissons alcoolisées ?

À quoi sert de multiplier les campagnes sur la sécurité routière et les appels à la restriction de boissons alcoolisées ? Un chauffeur de Beausoleil a comparu menotté à l’audience de flagrance. Le 2 juin dernier, à 16 h 10, il conduisait un véhicule avec quelque 3 grammes d’alcool dans le sang. C’est un miracle : aucun accident n’a été déploré. Sa conduite négligente a-t-elle contribué ? Cet homme ivre coupe la route à un véhicule banalisé de la police monégasque, au niveau du rond-point Louis-Aureglia. Les fonctionnaires signalent alors le comportement dangereux du conducteur à leurs collègues.

S’ensuit un parcours mouvementé. Retrouvé dans la rue Grimaldi, le pilote se dirige vers la place d’Armes. Au lieu d’obtempérer aux ordres de l’agent de faction qui a juste le temps de taper sur le capot, le chauffard repart en trombe sur l’avenue Prince-Pierre. Puis, il va stationner en catimini le long du trottoir du boulevard Rainier-III afin de passer inaperçu. La manœuvre ne fonctionne pas pour autant. Les limiers de la Sûreté publique ont eu le temps de mémoriser les traits de l’individu au volant. Fiché dans leur mémoire, il est impossible de leur échapper. Il est reconnu et interpellé.

Alcoolémie record pour une après-midi

« Vous étiez un danger pour tout le monde avec un taux six fois supérieur à la limite autorisée, note le président Florestan Bellinzona. Chez un être humain normalement constitué, c’est le coma éthylique ! Vous alliez bien et vous teniez debout. Avez-vous l’habitude de boire ? » Le prévenu, dans le box, est confus, déconcerté, honteux. « Je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Pourquoi suis-je sorti de chez moi ? Le week-end je ne bois jamais autant. Je vis un cauchemar. J’ai gâché ma vie… »

Comme l’a fait remarquer le premier substitut Cyrielle Colle, « on est dans les records de taux en milieu d’après-midi. Compte tenu de son comportement et des conséquences - il aurait pu tuer quelqu’un -, la peine doit être assortie d’un très gros sursis. Pour ne pas briser son avenir professionnel, une seule chance : quatre mois pour l’ivresse au volant et deux mois supplémentaires pour le refus d’obtempérer ».

Dur combat pour la défense afin d’éviter à son client une perte d’emploi. « La commission spéciale va lui suspendre son permis, relève Me Clyde Billaud. Vous en connaissez l’issue, les conséquences pour sa place, son gagne-pain. C’est une personne serviable, qui a obéi à un appel téléphonique. Ce primo-délinquant assure pleinement sa responsabilité. Outre tous ses points sur son permis, le risque de récidive est néant. Soyez clément avec une épée de Damoclès pendant cinq ans… »

Le tribunal sera inflexible aux appels instants de l’avocat : quinze jours ferme pour la conduite en état d’ivresse et 750 e d’amende pour le refus d’obtempérer.


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