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Hôtel de Paris à Monaco: la direction cherche le consensus avec ses salariés

Mis à jour le 26/11/2014 à 10:36 Publié le 26/11/2014 à 10:11
Agnès Puons, secrétaire général et directeur des Ressources humaines, a envoyé une nouvelle proposition, parti au courrier hier.

Agnès Puons, secrétaire général et directeur des Ressources humaines, a envoyé une nouvelle proposition, parti au courrier hier. Cyril Dodergny

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Hôtel de Paris à Monaco: la direction cherche le consensus avec ses salariés

La SBM revient vers les salariés du palace, en travaux pour quatre ans, avec une ultime proposition sur les rémunérations. La balle est dans le camp du personnel

La SBM revient vers les salariés du palace, en travaux pour quatre ans, avec une ultime proposition sur les rémunérations. La balle est dans le camp du personnel

La situation était bloquée depuis la grève historique des salariés de l'Hôtel de Paris durant les fêtes de fin d'année 2013.

Alors que l'établissement a fermé ses portes le 6 octobre, en vue des travaux de rénovation prévus pour durer quatre ans, la question des salaires n'était toujours pas réglée.

Le prince s'est même exprimé sur le sujet lors d'une interview à Monaco Matin, le 19 novembre dernier en souhaitant que « les négociations puissent se dérouler dans un climat serein. Je pense aussi que la décision de ne pas procéder à la fermeture totale de l'établissement pendant la durée des travaux démontre une volonté de préserver les intérêts du personnel et ainsi d'éviter un plan social… »

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La direction revient donc avec une nouvelle proposition dans un courrier parti hier, des bureaux d'Agnès Puons, secrétaire général et directeur des ressources humaines de la SBM. Précisions.

Rappelez-nous la situation des salariés de l'Hôtel de Paris ?

Concernant les emplois, la solution a été vite trouvée et la question est désormais réglée. Sur les 287 employés titulaires, 201 retravailleront dès le 15 décembre à la réouverture de l'Hôtel de Paris, d'autres sont partis à la retraite ou en départs anticipés et les derniers ont été redéployés à l'hôtel Hermitage et au Café de Paris. Ils réintégreront l'effectif à la réouverture de l'Hôtel de Paris.

Que s'est-il passé avec les négociations des salaires ?

Étant donné que les salariés sont rémunérés avec un fixe et un pourcentage à hauteur de 15 % sur le chiffre d'affaires du palace, il fallait proposer des compensations. Après consultation des salariés de l'Hôtel de Paris et trois propositions différentes, il a été retenu celle de maintenir les salaires durant le temps des travaux tels qu'ils étaient sur la moyenne des trois dernières années, mais en abandonnant le fameux pourcentage 15 %, pendant, mais aussi après les travaux. Nous souhaitions un retour des deux-tiers des salariés. Nous n'avons eu que 50 % d'accords. Donc c'était bloqué.

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Que proposez-vous donc aujourd'hui ?

Nous souhaitons satisfaire tout le monde. Nous proposons donc à certains salariés, clairement identifiés, qui font plutôt partie du bar et de la restauration, de mettre en place cette garantie de rémunération, soit un fixe et l'abandon des 15 %. L'autre moitié de l'effectif - plutôt le hall et les étages - nous l'avons compris, ne voulait absolument pas se séparer des 15 % de service, même s'ils perdaient clairement en rémunération pendant quatre ans. Donc nous leur proposons de rester au pourcentage mais avec une modification du calcul de cette assiette à la réouverture. Comme ils perdront une partie de leur rémunération pendant les travaux puisqu'il y aura une baisse conséquente du chiffre, nous compenserons aussi une partie de cette baisse de salaire.

Ces différences ne vont-elles pas raviver les tensions entre les salariés ?

Il y a déjà des tensions très fortes et on n'est pas loin de la guerre de tranchées. Donc au contraire, nous souhaitons que cette solution ramène la sérénité. Ici tout le monde est gagnant. Tout le monde a la même garantie de rémunération et reste dans le mode qu'ils souhaitaient. La SBM s'y retrouve aussi puisque, même si dans un premier temps le maintien de rémunération va nous coûter cher, nous maîtriserons mieux la masse salariale qui atteint des ratios par rapport au chiffre d'affaires qui n'ont pas cours dans d'autres établissements.

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Comment cette assiette du pourcentage des 15 % qui est le nœud du problème va se modifier ?

Nous faisons un très gros investissement et nous devons nous assurer, et je précise que c'est une obligation pour nous, d'augmenter notre rentabilité. Ce n'est que comme ça que nous pourrons garantir la pérennisation de la SBM et donc le volet social. Je rappelle que c'est le seul établissement hôtelier de la Principauté à calculer ces 15 % sur le chiffre d'affaires en TTC, alors que nous ne conservons pas la TVA. Nous commençons d'ailleurs dans ce cadre à proposer à certains, un intéressement sur les résultats du groupe en lieu et place des 15 %. Évidemment, aujourd'hui l'enveloppe est vide mais avec les gros projets qui se profilent cela deviendra positif, nous l'espérons. Il faut redonner un élan collectif et créer cette implication. Aujourd'hui, chacun raisonne trop de son propre point de vue.

Vous êtes optimiste sur les retours ?

Il faut que cela fonctionne car on n'a plus vraiment de temps. Aujourd'hui on a perdu 70 % de notre clientèle italienne. La concurrence est rude, il faut se battre et plus la marge est réduite plus il est difficile d'utiliser le marketing, la communication. Il faut qu'on puisse se battre avec les mêmes armes que nos concurrents et pour l'instant la société ne se porte pas bien. Pour l'avenir, il faudra être plus raisonnable.

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