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Geste médical ou agression sexuelle? Devant le tribunal, un échographiste dans la tourmente

Mis à jour le 20/04/2021 à 07:53 Publié le 14/04/2021 à 12:30
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Geste médical ou agression sexuelle? Devant le tribunal, un échographiste dans la tourmente

Une patiente, enceinte de son quatrième enfant, avait porté plainte contre son médecin échographiste pour agression sexuelle à qui elle reprochait de lui avoir touché le sein et un toucher vaginal. La défense, plaide "un geste médical qui a duré une dizaine de secondes".

Un médecin de Nice spécialisé dans les échographies de suivi de grossesse dans un centre d’imagerie médicale, se retrouve dans la tourmente judiciaire après la plainte d’une de ses patientes. Enceinte de son quatrième enfant, elle s’est présentée à son cabinet habituel en se plaignant de douleurs et de pertes de liquide.

Elle accuse le praticien de lui avoir touché un sein puis de lui avoir pratiqué un toucher vaginal. Le procureur de Nice a diligenté une enquête de police et a demandé l’avis d’experts avant de renvoyer le médecin devant le tribunal correctionnel mardi soir pour répondre "d’agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction". Les juges rendront leur jugement lundi prochain.

Pour Me Jean-Louis Demarchi, partie civile, "un échographe n’a pas à pratiquer de toucher vaginal, ce que confirme le rapport d’expertise judiciaire qui cite les sociétés savantes et la Haute Autorité de santé." "Le médecin disposait du résultat de l’échographie et avait utilisé une sonde endovaginale. Ma cliente n’a pas eu l’impression d’un geste médical mais d’une agression sexuelle", insiste l’avocat niçois.

La procureure Meggie Choutia parle pour sa part "d’un acte inapproprié, injustifié" pour lequel elle requiert une peine de trois ans de prison avec sursis et une interdiction d’exercer.

Pour Me Jean-Louis Deplano, qui dénonce une procédure "gravissime et infamante" pour un médecin expérimenté qui n’a jamais fait parlé de lui en trente ans de métier, "le tribunal doit entrer en voie de relaxe". "Cette femme au septième mois de grossesse se plaignait de douleurs qui pouvaient laisser craindre un accouchement prématuré, relève l’avocat de la défense. Il y avait une urgence. Le médecin a recueilli le consentement de sa patiente. Il a ensuite, muni de gants, pratiqué un geste médical qui a duré une dizaine de secondes. Il aurait commis une faute déontologique s’il ne l’avait pas fait. Où est la connotation sexuelle dans ce geste médical que tout médecin généraliste a la possibilité de faire? Cette personne fragile a, selon moi, mal interprété cet acte médical."

Offre numérique MM+

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