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Gaëtan Roussel : la simplicité sophistiquée à Monaco

Après le beau succès de Ginger en 2011 (deux Victoires de la musique, meilleur album et interprète de l'année), Gaëtan Roussel est de retour avec Orpailleur, un deuxième album solo, paru fin septembre chez Barclay, qu'il vient défendre ce vendredi à Monaco.

Propos Recueillis Par Philippe Dupuy Publié le 26/03/2014 à 07:06, mis à jour le 26/03/2014 à 16:08
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Gaétan Roussel se produira à l' Espace Léo-Ferré de Monaco vendredi 28 mars DR

Après le beau succès de Ginger en 2011 (deux Victoires de la musique, meilleur album et interprète de l'année), Gaëtan Roussel est de retour avec Orpailleur, un deuxième album solo, paru fin septembre chez Barclay, qu'il vient défendre ce vendredi à Monaco.

L'occasion de parler avec l'ex-leader de Louise Attaque de ces nouvelles chansons, de la manière dont il les porte sur scène, de Bashung, de Stromae et du devenir de son ancien groupe, en «pause» depuis 2006.

Orpailleur a surpris, avec des chansons plus introspectives et intimistes. Comment s'accommodent-elles de l'exercice de la scène?

 

Assez bien, je crois. J'ai effectivement fait un album moins frontal que le précédent, plus posé, plus contemplatif. J'avais donc envie d'emmener ces chansons sur scène autrement que dans l'énergie rock habituelle. Du coup, il y a des décors, une scénographie, des vidéos… C'est plus riche visuellement que lors de la tournée de Ginger. J'essaie d'être cohérent par rapport à l'album, de ne pas tourner en rond. Mais l'énergie rock revient quand même assez vite. On ne se refait pas (rires).

Vous faites encore une reprise des Talking Heads (On The Road to Nowhere). Qu'est-ce qui vous plaît tellement dans leur musique?

J'aime leur curiosité, la richesse de leur musique, le foisonnement rythmique. J'ai décidé de faire une reprise des Talking Heads par tournée. Comme ça, au bout de dix tournées, je pourrai sortir un album live de reprises de leurs chansons ! (rires)

Quel était votre cahier des charges pour Orpailleur?

J'avais l'idée d'un album à la fois plus simple dans la structure et plus sophistiqué dans les arrangements. Je voulais plus de français dans les textes, des chœurs féminins, des arrangements de cordes…

Comment avez-vous travaillé avec Pierre-Dominique Burgaud, qui cosigne les textes?

 

J'avais rencontré Pierre-Dominique sur un autre projet, il m'avait proposé des textes qui m'ont plu. Je lui ai demandé si je pouvais les utiliser en les modifiant à mon goût. Il m'a dit oui et c'est comme ça que sont nées Poésie,Face aux étoiles, Éolienne, La Simplicité. Dans un "à quatre mains" qui n'en était pas vraiment un puisqu'on a travaillé chacun de notre côté. Le seul texte que je n'ai pas modifié du tout est celui de La Barbarie, qui était parfait.

On célèbre le 5e anniversaire de la disparition d'Alain Bashung. Quel souvenir gardez-vous de votre travail avec lui sur Bleu Pétrole, son dernier disque?

Quand je dis qu'il y a un avant et un après ma rencontre avec Bashung, ce n'est pas pour le sacraliser, c'est vrai concrètement. Avant de travailler avec lui, je n'avais que l'expérience du groupe. Il m'a ramené à moi en tant qu'individu. Sans lui, je n'aurais sans doute pas osé me lancer en solo, faire des musiques de films, écrire pour d'autres artistes. Je lui dois ce que j'appelle "ma troisième aire de jeu".

Le succès phénoménal de Stromae et la comparaison avec Brel rappellent l'époque du premier album de Louise Attaque. Comment avez-vous vécu cette période et où en êtes-vous aujourd'hui avec le groupe?

C'est vrai que la comparaison avec Brel revenait systématiquement et que nous étions surexposés, comme Stromae aujourd'hui. On a traversé ça en gardant "les pieds sur scène". J'espère pour lui qu'il fera de même, car il a beaucoup de talent.

Avec Louise Attaque, on est censé être en pause. Mais une pause, ce n'est pas éternel. On ne peut pas laisser les choses en suspens éternellement. A un moment, il va falloir trancher : si on ne rejoue pas ensemble, il faudra qu'on se sépare pour de bon.


Gaëtan Roussel en concert.

 

Vendredi 28 mars, à 20 h 30.

Espace Léo-Ferré, Terrasses de Fontvieille, à Monaco.

Tarifs : 24 et 30 €.

Rens. 00.377.93.10.12.10.

Offre numérique MM+

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