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Fusillade à Saint-Laurent : l'un des tireurs en prison

Mis à jour le 15/01/2016 à 05:18 Publié le 15/01/2016 à 05:18
Le 23 juillet, une Audi avait été criblée de balles à proximité d'un poste de police. Deux occupants avaient été blessés, l'un d'eux grièvement. L'arme n'a pas été retrouvée.

Le 23 juillet, une Audi avait été criblée de balles à proximité d'un poste de police. Deux occupants avaient été blessés, l'un d'eux grièvement. L'arme n'a pas été retrouvée. Franz Chavaroche

Fusillade à Saint-Laurent : l'un des tireurs en prison

Six mois après l'attaque qui avait fait deux blessés dans le quartier du Point-du-Jour, un suspect s'est rendu à la police. Il assure avoir riposté. Le voilà mis en examen pour tentative d'assassinat

Il se savait recherché depuis le début. Depuis cette fusillade qui avait fait deux blessés et mis en émoi le quartier du Point-du-Jour, à Saint-Laurent-du-Var, le 23 juillet 2015. Lors des mois qui ont suivi, Manolo Patraque, 29 ans, s'était mis au vert loin de la Côte d'Azur. Il a fini par se rendre.

Cet habitant du Point-du-Jour s'est présenté mardi dernier à la police judiciaire de Nice, où la brigade criminelle était sur ses traces depuis six mois. Il a reconnu avoir tiré plusieurs coups de feu en direction de l'Audi qui circulait avec trois occupants à bord. La scène s'était jouée au cœur de l'été dernier, sur la contre-allée Georges-Pompidou... aux abords de l'antenne de police.

De victime à auteur

À bord de l'Audi, Jamal Allalou, 31 ans, avait été atteint au thorax et à l'épaule. Grièvement blessé, il avait été porté à bout de bras par son père jusqu'au poste de police, pronostic vital engagé. Touché à la jambe, le troisième occupant, Bilel Arefa, 27 ans, avait été blessé dans une moindre mesure.

Le feu avait été nourri : vingt-deux douilles retrouvées sur place. Du gros calibre, 9 mm. Une bonne partie aurait été tirée par Manolo Patraque, de son propre aveu. Mais pour répondre à une menace.

« Il était lui-même victime de longue date, affirme son avocate, Me Béatrice Eyrignoux. On a essayé de lui tirer dessus à plusieurs reprises, l'avant-veille encore. Il recevait des menaces directes. Il a eu peur et s'est armé. Il a tiré, il le regrette. »

Le suspect a donc fini par prendre contact avec la police afin d'envisager sa reddition, puis de livrer cette version à la police. Version qu'il a répétée hier, à l'issue de sa garde à vue, devant le parquet de Grasse puis le juge d'instruction.

Ce dernier a mis le suspect en examen pour « tentative d'assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs, détention d'arme et munitions de catégorie B. » Sans surprise, le tireur présumé a été placé en détention provisoire.

Liés... par leur casier

Habitant du Point-du-Jour, Manolo Patraque a déjà été condamné par le passé à huit reprises, à des peines allant jusqu'à trois ans de prison. Mais les victimes étaient elles-mêmes défavorablement connues de la justice. En particulier Jamal Allalou. Celui-ci a déjà été condamné dans des affaires de cambriolage, enlèvement, séquestration et même assassinat.

Originalité du dossier : Allalou et Patraque avaient été condamnés ensemble, en 2012, dans un dossier de cambriolage et de violences. Les relations se seraient-elles dégradées entre anciens « associés » ? Une guerre de territoire s'est-elle jouée au Point-du-Jour pour mettre la main sur la cité, comme le soupçonne le parquet ? L'engrenage infernal aurait-il pour origine des « rumeurs infondées » visant l'entourage de Manolo Patraque, comme il l'a affirmé à son avocate ?

« Attaque-riposte »

Si l'origine du conflit reste nébuleuse, le tireur aurait répondu à sa façon en mode « attaque-riposte », dixit le vice-procureur de Grasse Philippe Toccanier. D'autres fusillades avaient précédé, d'autres ont agité le Point-du-Jour au cours des mois suivants. La PJ cherche à établir si ces épisodes sont liés.

« On ne les rapproche pas forcément, tempère Philippe Toccanier. Mais cela s'inscrit dans un contexte général de tensions entre deux familles, qui rejaillit sur la sécurité de ce quartier. » Le maire de Saint-Laurent, Joseph Segura, s'est félicité hier de cette issue, martelant que « le Point-du-Jour n'est pas une zone de non-droit ! »

L'affaire n'est pas close pour autant. Si Patraque prend tout à son compte, il est clair, pour la justice, qu'au moins deux tireurs ont participé à la fusillade. Sans oublier de possibles complices chargés de faire le guet ou de fournir les armes.


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