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"Foodlanguage" ou comment enfin comprendre le menu à Monaco

Mis à jour le 30/04/2015 à 08:52 Publié le 30/04/2015 à 08:47
De gauche à droite : Rudy, Tristan, Geoffroy (l'initiateur du projet), Romain, Ouafaa, Fabrice et Olivier ont planché pendant tout le week-end sur le projet Foodlanguage.

"Foodlanguage" ou comment enfin comprendre le menu à Monaco

Le gagnant du Startup week-end de la Jeune chambre économique, Geoffroy Reiser, a conquis le jury avec son projet de traduction de cartes de restaurants pour enfin savoir ce que l’on commande

Le gagnant du Startup week-end de la Jeune chambre économique, Geoffroy Reiser, a conquis le jury avec son projet de traduction de cartes de restaurants pour enfin savoir ce que l’on commande

Séjour à l'étranger. Vous décidez de dîner au restaurant. Lorsqu'arrive votre plat deux solutions : soit ce n'est pas du tout ce à quoi vous vous attendiez car vous avez commandé un peu au hasard vu que vous ne compreniez pas le menu ; soit c'est un burger ou une omelette car c'est à peu près la seule chose que vous avez su décrypter et que vous ne vouliez pas prendre de risque.

Geoffroy Reiser, 24 ans, a bien connu cette situation. Durant ses études, il a passé six mois à Shangai. Et pendant six mois, il a mangé du poulet aux cacahuètes car c'est le seul plat dont il avait appris par cœur la prononciation en chinois !

Obligé de commander toujours le même repas car il ne lisait pas assez bien la langue pour déchiffrer les menus. Fort de ce constat, il a décidé de lancer Foodlanguage : un service de traduction de cartes de restaurant.

«En discutant avec les professionnels à Monaco, ces derniers m'ont expliqué qu'ils pouvaient s'exprimer en français, anglais et italien mais dès que l'on passe à l'espagnol ou à l'allemand, cela devient plus compliqué, les serveurs ne les maîtrisent pas forcément. Or nombreux sont les germanophones et hispanophones qui fréquentent la Principauté», constate Geoffroy Reiser.

Cet Aixois de naissance a remporté le Startup week-end de la Jeune chambre économique avec son projet. Preuve que son idée a de beaux jours devant elle. Car, comme il l'explique, «quand un professionnel veut faire traduire son menu, il doit contacter quasiment autant de traducteurs qu'il y a de langues. Sauf que cela revient cher. Nous lui proposons donc de traduire sa carte dans toutes les langues. Pour l'instant, 16 sont disponibles mais très rapidement nous atteindrons les 120. Autant dire que n'importe qui pourra lire les menus.»

Le menu publié sur le site dans toutes les langues

Foodlanguage ne se résume pas à un service de traduction, puisqu'il est aussi un référencement des établissements dont les cartes sont disponibles en plusieurs langues.

A l'avenir, lorsque vous irez à l'étranger, vous pourrez consulter l'application ou le site afin de repérer quel restaurant dispose d'un menu que vous serez capable de lire. Une manière aussi pour le professionnel de se mettre en avant.

Car le bouche à oreille lui attirera peut-être une clientèle qui aura su que son menu était traduit en arabe, en chinois ou en russe (et sans erreurs grossières). Imaginez, un Finlandais vient à Monaco.

En rentrant chez lui, il n'hésitera pas à dire à son entourage qu'il a dîné dans un établissement où le menu était disponible en finnois. Il y a donc fort à parier que si ses connaissances viennent en Principauté, elles se rendront à leur tour dans le même restaurant où elles seront sûres de ne subir aucune déconvenue.

Autre avantage : les restaurateurs qui auront adopté Foodlanguage pourront publier leurs menus (dans toutes les langues). Donc les gourmets les mieux organisés pourront même commencer à choisir ce qu'ils dégusteront en surfant sur Internet.

Le professionnel aura quant à lui la possibilité d'imprimer ses menus ou bien d'utiliser une tablette comme support (pour ne pas s'encombrer de dizaines de versions de sa carte).

Le projet de Geoffroy Reiser est déjà bien avancé. Le site web www.foodlanguage.co est en service. Une autre version en .com sera très prochainement lancée.

Contact : geoffroyreiser@gmail.com

à partir de 1 €


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