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Fondation Albert II: de la sensibilisation à l'action

Mis à jour le 08/09/2014 à 08:28 Publié le 08/09/2014 à 07:06
La Fondation Prince Albert II sera présente sur le Monaco Yacht Show (du 24 au 27 septembre) à l'occasion du programme « Wood forever » pour convaincre les constructeurs de bateaux d'utiliser des bois tropicaux issus de forêts gérées durablement.

La Fondation Prince Albert II sera présente sur le Monaco Yacht Show (du 24 au 27 septembre) à l'occasion du programme « Wood forever » pour convaincre les constructeurs de bateaux d'utiliser des bois tropicaux issus de forêts gérées durablement. archives Marc Mehran

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Fondation Albert II: de la sensibilisation à l'action

Bernard Fautrier, le secrétaire général de la Fondation, revient sur les grandes actions menées par l’institution.Parmi les leitmotivs : expliquer au public l’importance de la préservation de la planète

Bernard Fautrier, le secrétaire général de la Fondation, revient sur les grandes actions menées par l’institution.Parmi les leitmotivs : expliquer au public l’importance de la préservation de la planète

La Fondation Prince Albert II de Monaco ne ménage pas ses efforts. Fer de lance du combat du souverain pour la protection de l'environnement, elle multiplie les actions et les contacts à travers le monde pour faire avancer sa cause : la sauvegarde de la planète.

Mère Nature est mise à mal par les hommes. Pour autant, la messe n'est pas dite. Bernard Fautrier, secrétaire général de la fondation, revient sur les grandes actions menées par l'institution.

Quels sont les axes de travail prioritaires de la Fondation pour les mois à venir ?

La Fondation Prince Albert II est engagée sur plusieurs fronts autour de trois grands thèmes : la préservation de la biodiversité, le changement climatique et l'énergie ainsi que la gestion durable de la ressource en eau.

À partir de ceux-ci ont été définis huit programmes précis. Cette année et pour l'an prochain, nous insistons sur la protection de l'espace maritime qui, rappelons-le, représente 70 % de la surface du globe. Beaucoup d'événements ont braqué les projecteurs sur les océans. La Global Ocean Commission (Commission mondiale sur les océans, Ndlr) a rendu un rapport en juin dernier dans lequel elle met l'accent sur un certain nombre de problèmes.

En parallèle, les discussions aux Nations Unies s'engagent sur la situation de la haute-mer. Les règles sont trop floues or il faut la protéger pour éviter, entre autre, de perturber l'équilibre naturel et la biodiversité. C'était déjà une préoccupation du prince Albert Ier il y a tout juste un siècle.

En 1914, au cours d'un discours à l'Académie nationale des sciences aux États-Unis, il avait lancé un cri d'alarme expliquant que le développement de la pêche risquait d'avoir des conséquences dramatiques sur l'écosystème. Aujourd'hui, ces thématiques sont plus que jamais au premier rang de l'actualité.

Comment œuvrez-vous pour faire entendre votre message ?

Nous menons à la fois des actions de sensibilisation, par le biais notamment de réunions, et des projets concrets. Par exemple, en juillet, nous avons soutenu un projet de sanctuaire pour les phoques moines dans les Cyclades. Nous avons beaucoup travaillé ces dernières années sur la thématique de la protection du thon rouge.

Finalement, cela a fini par payer puisqu'on s'aperçoit que les mesures de contrôle et de limitation de la pêche portent leurs fruits. Nous nous heurtons parfois à des pratiques millénaires mais nocives pour la biodiversité.

L'un des exemples probants est celui des requins. En Chine, à force de sensibilisation, sa capture (pour cuisiner la traditionnelle soupe à l'aileron de requin, Ndlr) est régulée.

Les dirigeants chinois sont sensibles aux problèmes environ-nementaux. Ils en ont conscience.

La Fondation est partenaire du projet Solar Impulse, un avion fonctionnant à l'énergie solaire porté par Bertrand Piccard et André Borschber qui entretiennent des liens étroits avec la Principauté.

Le projet Solar Impulse va effectivement baser une « mission room» (une base arrière, Ndlr) à Monaco. Un point d'ancrage pour ce projet fantastique. Il prouve qu'il y a d'autres sources d'énergie que les énergies fossiles.

Les alternatives existent. C'est un message adressé aux populations mais aussi aux dirigeants. D'ailleurs, nous le constatons, à la Villa Girasole (siège de la fondation, Ndlr) depuis que nous utilisons l'énergie solaire, nous avons réduit de moitié notre consommation énergétique.

Le grand public vous semble-t-il intéressé par les thématiques liées au développement durable ?

Oui, la sensibilité est réelle. Les générations actives d'aujourd'hui ont été éduquées au respect de l'environnement. Elles ont une approche de la gestion durable des ressources. Cette sensibilité se retrouve également dans les pays en transition économique confrontés à des problèmes de pollution importante et visible. L'objectif est maintenant de passer d'un état de sensibilisation à un état d'effort réel.

 

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