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Fête nationale: le prince scelle l’identité monégasque

Mis à jour le 18/11/2014 à 08:12 Publié le 18/11/2014 à 07:56
Fête nationale : identité monégasque
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Fête nationale: le prince scelle l’identité monégasque

Avec la Fête nationale, c’est tout une communauté qui se rassemble sur le Rocher pour montrer son attachement indéfectible au souverain

Avec la Fête nationale, c’est tout une communauté qui se rassemble sur le Rocher pour montrer son attachement indéfectible au souverain

Il y a une vraie ferveur monégasque, un vrai sentiment d’appartenance à une communauté autour du Prince, une vraie fierté de porter haut les couleurs du pays.
Pas de crise identitaire à Monaco ! Pas de nationalisme exacerbé non plus.

« Qu’est-ce que l’identité monégasque? » Tous les Monégasques que nous avons contactés ont pris le temps de nous répondre avec soin.

Cette question de l’identité touche tous les nationaux et même tous les « gens de Monaco » qui témoignent d’un attachement tout à fait singulier au Prince, à la Principauté et aux valeurs véhiculées par le pays.
 


Christian Barilaro, président de la commission de l’Éducation et de la Jeunesse

« La célébration de la Fête nationale à Monaco revêt un aspect très particulier puisqu’elle est aussi et avant tout la célébration de la fête du Prince. C’est un moment de communion avec le souverain et la famille princière où chaque Monégasque, mais aussi chaque résident, partage un lien fort et unique d’appartenance à une communauté. Lors de son accession au trône, le prince Albert II a maintenu la date du 19 novembre pour assurer la continuité de la Fête nationale avec le souvenir de son père le prince Rainier III. Le pavoisement du pays, les décorations des boutiques, les cérémonies officielles ou le rassemblement populaire sur la place du Palais avec l’apparition de la famille princière aux fenêtres font de cette journée un moment de ferveur chaque année renouvelée. »

 


Jean-Michel Cucchi, conseiller national (Horizon Monaco), président de la commission Logement

« Être Monégasque, c’est avoir la fierté d’appartenir à une communauté pluri-séculaire, solidaire et unie derrière la famille princière. Une grande famille ouverte sur le monde et l’avenir mais fière de ses traditions et où chacun connaît encore ses voisins. »

 


Jean-Mary Rizza, correspondant de presse

« Il existe une très forte identité de notre pays. Je la ressens intensément. Ce n’est pas un sentiment superficiel. Notre identité repose sur plus de 700 ans d’histoire. Mais aussi et surtout sur un lien affectif, l’attachement indéfectible au Prince et à sa famille, aux traditions. C’est la plus grande spécificité, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Le Prince sait rassembler et favorise l’émergence de projets collectifs. Même endormi dans un certain confort, le sentiment patriotique est toujours très présent. L’hymne monégasque développe les éléments de l’identité monégasque : nos princes, notre pavillon rouge et blanc… “ Ma defendemu tüti a nostra tradiçiun = mais nous veillons tous à la défense de notre identité. ” Il est rare qu’un hymne national évoque explicitement l’identité d’un pays. C’est pourtant le cas avec le nôtre. »

 


Guillaume Rose, directeur à la direction du Tourisme et des Congrès

« L’identité monégasque se définit par un attachement à la famille princière et à la monarchie, qui est indissociable de l’attachement au pays lui-même et à sa douceur de vivre. Pour moi, l’identité monégasque ne passe pas par un passeport mais bien par ce respect, concret et mesurable, que l’on retrouve peu dans d’autres démocraties où s’exerce, comme ici, le libre arbitre d’aimer ou non la personne du dirigeant. Cette identité permet d’être sûr de sa communauté, formidablement peu raciste, et de rester ouvert aux autres. C’est ce qui permet aux 129 nationalités de cohabiter ici dans la paix et en harmonie. »
 


Jean-Louis Grinda, conseiller national de l’opposition UM

« Notre identité, c’est l’alliance indéfectible du peuple avec son souverain. Notre histoire s’est bâtie sur ce pacte que personne aujourd’hui ne remet en cause. C’est ce qui fait notre force… et notre originalité dans un monde en perpétuelle demande de changement. »

 


Stéphane Lobono,  chef d’entreprise


« Être Monégasque, c’est avant tout appartenir à un pays particulier, petit, fragile, jalousé et mal connu. Je ne me sens pas Français, je le parle mais je pourrais parler une autre langue. Je vois en France beaucoup de choses qui ne sont pas comme chez nous, je vois à Monaco une énergie qui n’est pas égale de l’autre côté de la frontière. Je me considère comme membre de l’Europe, mais pas comme lié à la France. D’ailleurs, je voudrais que l’on s’en détache pour aller chercher ailleurs ce qu’il y a de mieux pour notre pays. Je pense qu’être Monégasque nous oblige, pour sauver notre avenir, à être performants et ouverts aux autres. Monaco doit être dans l’excellence pour exister et nous devons être ses ambassadeurs. Être Monégasque, c’est être lié au prince comme nous le sommes à nos parents, sans discussion et sans compromis. Si ma femme devient Monégasque dans quelques mois, elle le sera par conviction et non par besoin. Elle choisira cette nationalité pour s’investir dans son métier, dans notre famille. Et en l’épousant, j’ai aussi pensé qu’elle apporterait quelque chose de très positif à Monaco par ses qualités professionnelles et par sa personnalité. »

 


Un Monégasque anonyme
« Une identité nationale directement rattachée à son prince, c’est rare. On a ici une notion de famille, reliée à la notion d’identité. Ce n’est pas anecdotique. Nous ne sommes ni Français ni Italiens. En tant qu’expatrié durant plus de vingt ans, ma nationalité a souvent été observée à travers le prisme de la médiatisation et de l’image véhiculée de mon pays. Je me suis donc vu revendiquer mon identité à la lumière de l’histoire de Monaco et du règne quasi ininterrompu de la famille princière. La notion d’identité a changé à la création de Monte-Carlo. Aujourd’hui, je trouve que l’éducation de la jeunesse et la prise de fonction de Monégasques à des postes clés des affaires de l’État renforcent l’identité. Par ailleurs, Monaco devient un acteur à part entière sur la scène européenne, à l’ONU.Cette identité est, là aussi, renforcée. On n’est plus un petit coin du monde. On a une place à part entière. »

n Une Monégasque anonyme
« Être Monégasque, je le vis comme une grande chance, celle d’habiter dans un pays qui nous donne beaucoup en terme social, de cadre de vie, d’éducation, de culture. C’est aussi une fierté, celle de faire partie d’une grande famille et d’une petite communauté. Ce qui fait notre identité et nous rassemble, c’est le lien indéfectible au prince. On ne peut pas comprendre ce que signifie être Monégasque si on ne perçoit pas le lien particulier que la population entretient avec la famille princière. Pour moi, l’identité monégasque s’exprime lors des événements qui réunissent toute la communauté autour du prince comme pour la Fête nationale. »


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