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Femme poignardée, incendie à l'hôtel, influenceurs justiciers... Ces faits-divers qui ont marqué l'année 2019 à Monaco

Mis à jour le 30/12/2019 à 09:26 Publié le 30/12/2019 à 09:19
Le 22 août un homme poignardé son épouse dans le quartier des Moneghetti.

Le 22 août un homme poignardé son épouse dans le quartier des Moneghetti. Photo T.M.

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Femme poignardée, incendie à l'hôtel, influenceurs justiciers... Ces faits-divers qui ont marqué l'année 2019 à Monaco

De la chute d’une grue à la folie humaine en passant par les caprices météorologiques, Monaco et ses communes avoisinantes n’ont pas été épargnées par ces événements impondérables.

Le fait-divers. Un impondérable du métier de journaliste. Il ne prévient pas, s’invite dans l’actualité de jour comme de nuit, bouleverse à jamais des vies, change des destins, marque les esprits. Bref, il fait parler, jaser, réagir. Il émeut, révolte. En somme, il ne laisse guère indifférent ceux qui sont touchés par l’événement, de près ou de loin.

L’année 2019 - et ce, même si l’on exclut les décisions judiciaires marquantes (lire notre édition du 27 décembre) - a été particulièrement riche. Des caprices de Dame Nature à la folie humaine, laquelle se joue parfois au vu et au su de tous, en passant par les événements rarissimes comme la chute d’une grue en entrée de ville ou l’incendie dans un établissement mythique de la Principauté.

Sans la prétention d’être exhaustive, la rédaction de Monaco-Matin vous livre un récapitulatif des fait-divers marquants de l’année écoulée. En espérant toujours que l’année à venir soit plus pauvre de ces faits... funestes.

22 août: Poignardée à 17 reprises par son mari, elle trouve refuge dans une boulangerie

Jeudi 22 août, 18h30. Soutenue par une voisine, une femme sort ensanglantée du hall du 37 boulevard du Jardin exotique, avant de trouver refuge dans la boulangerie mitoyenne.

Alors que le pharmacien du quartier et un pompier volontaire de passage lui prodiguent les premiers soins, son mari, manifestement désorienté, déboule sur le trottoir. Jette un œil à son épouse et pousse la porte de l’officine Carnot pour demander à panser… ses propres plaies.

C’est là, sans opposer la moindre résistance, que des agents de la Sûreté publique l’interpellent.

Quelques minutes plus tôt, dans la cuisine du couple, au premier étage, l’homme a manifestement subi une décompensation psychotique. Une perte de la réalité soudaine qui l’a conduit à saisir un couteau de cuisine et poignardé à dix-sept reprises sa femme.

La quadragénaire est transférée vers l’hôpital Pasteur de Nice, son pronostic vital est engagé. Déjà directement impliqué dans le décès de sa propre mère il y a une vingtaine d’années, l’auteur des coups est placé en détention provisoire avec obligation de soins dans le service de psychiatrie du CHPG.

Le Parquet général ouvre une enquête pour tentative d’homicide involontaire. La victime a survécu à ses blessures.

30 mai: Une grue chute à l’entrée Ouest de Monaco

La grue est - heureusement - tombée un jour férié.
La grue est - heureusement - tombée un jour férié. Photo Cyril Dodergny

Un fracas épouvantable. La terre qui tremble. Et puis, un nuage de poussière. Ce jeudi-là, une grue s’effondre sur le chantier de l’entrée de ville Ouest de la Principauté manquant, à quelques secondes près, d’écraser un taxi en train de véhiculer deux clients sur le boulevard du Jardin exotique.

Seul le grutier, un homme de 38 ans présent dans la cabine, est gravement blessé lors de cette chute infernale. Un miracle, serait-on tenté de dire, que ce fait divers rarissime se soit déroulé un jeudi de l’Ascension.

Un jour férié, donc, durant lequel à peine dix ouvriers officiaient sur ce chantier où sont actuellement construits 50 logements et un parking de 1820 places. Contre près de 100, en temps normal.

À l’arrêt et sous scellé durant une partie de l’enquête menée par la police judiciaire de la Sûreté publique, le chantier a repris début septembre et avance à un rythme effréné.

À ce jour, selon le parquet général, une information a été ouverte au cabinet d’instruction du juge Morgan Raymond. Mais l’on n’en sait guère plus sur les causes précises (et techniques) de l’effondrement.

28 novembre: un suicide à la prison

L'administration pénitentiaire n'a relevé aucun signe précurseur de ce malheureux passage à l’acte.
L'administration pénitentiaire n'a relevé aucun signe précurseur de ce malheureux passage à l’acte. Michael Alesi

Ce soir-là, entre 20h et 21h, un détenu de 28 ans est retrouvé pendu dans sa cellule par les gardiens de la maison d’arrêt du Rocher. Une première dans le milieu carcéral monégasque.

D’après les premières constatations, ce ressortissant roumain – en détention préventive depuis août pour des faits de vol et d’usage frauduleux de moyen de paiement – avait torsadé son drap afin de le rendre plus rigide pour mettre fin à ses jours.

Interrogé à ce sujet – puisque la maison d’arrêt entre pleinement dans le champ de ses compétences – Robert Gelli, le nouveau directeur des Services judiciaires de la Principauté a révélé, après un tour de table effectué avec le personnel pénitentiaire, "qu’il n’y a eu aucun signe précurseur de ce malheureux passage à l’acte (...) Il ne s’est pas dégagé de mobile, pas plus qu’une explication, sous réserve de la découverte de nouveaux éléments."

Une enquête est en cours.

31 janvier: Un incendie à l’Hôtel de Paris

Un panache de fumée noire était visible dans toute la Principauté.
Un panache de fumée noire était visible dans toute la Principauté. Photo DR

L’épais panache de fumée noire laissait craindre un brasier dévastateur dans l’un des établissements mythiques de la Principauté.

Finalement, l’incendie qui s’est déclaré ce 31 janvier, peu avant 11 heures, au 7e étage de l’Hôtel de Paris, a été rapidement maîtrisé par vingt-huit sapeurs-pompiers de Monaco.

Les premières flammes sont parties du chantier du futur spa privé de l’établissement, non loin de la flambant neuve suite Prince-Rainier-III, inaugurée deux jours plus tôt. La réouverture rapide de l’Hôtel de Paris fut actée dès lors que tout risque toxicologique dans les niveaux supérieurs était écarté.

Le 21 février, un incendie similaire s’est déclaré sur le chantier des Jardins d’Apolline. C’est lors de la pose de l’étanchéité que la calandrite, le rouleau bitumé permettant d’assurer l’étanchéité d’un toit, a pris feu. Des flammes vite circonscrites par les ouvriers. Le 1er avril, rebelote sur l’une des façades de l’Hôtel du Métropole. Triste loi des séries.

Début octobre : Des influenceurs livrent un homme
qui violente sa compagne à la police

Début octobre, en marge des Influencer Awards, un homme est filmé dans une artère monégasque en train de violenter une femme présentée comme sa compagne. La scène – un retour de soirée – est furtive et confuse.

Une femme à la chevelure blonde traverse le champ de la caméra et se fait empoigner au cou par cet homme particulièrement virulent. On la voit être projetée violemment au sol après avoir poussé un cri. L’affaire aurait pu tomber aux oubliettes sans la parole libérée des témoins directs de cette violence conjugale.

C’est le chef cuisinier Juan Arbelaez, mari de Laury Thilleman, Miss France 2001, qui est le premier à avoir brisé la glace un mois plus tard. Dans son sillage, les langues se sont déliées pour dénoncer le comportement du présumé agresseur qui, selon le Parisien, serait un Lyonnais devenu patron d’une agence de célébrités à Paris. Flora Coquerel (Miss France 2014) et Enjoy Phœnix ont notamment témoigné sur la Toile. 

Les coups se sont malheureusement poursuivis dans le huis clos d’une chambre d’hôtel, ce soir-là. Poussant des témoins à intervenir et à livrer l’homme à la police. Comme l’a confié un témoin au Parisien: "nous l’avons raccompagnée à l’hôtel. On ne voulait pas qu’elle rentre le rejoindre mais elle insistait. Nous avons alors pris des doubles de clés de sa chambre et nous sommes restés derrière la porte quelques minutes au cas où ça dégénérerait de nouveau. ça n’a pas loupé, au bout de cinq minutes, il la frappait dans la chambre, alors nous sommes intervenus. Nous avons appelé la sécurité de l’hôtel et la police".

À l’époque, le Parquet général de Monaco nous confirmait qu’une main courante avait été déposée par les témoins, la victime refusant de porter plaine. Et qu’une enquête était diligentée par la Sûreté publique, sous l’autorité du parquet général.

Les témoignages, l’audition des protagonistes et l’exploitation des vidéos n’ont depuis, selon nos informations, pas permis de mettre en évidence des faits susceptibles d’être qualifiés pénalement.

23 novembre: Une femme emportée par une vague sur la No Finish Line

Des images de vidéosurveillance avaient fuité sur les réseaux sociaux.
Des images de vidéosurveillance avaient fuité sur les réseaux sociaux. Photo DR

Ce jour-là, la France est en alerte orange et s’apprête à virer au rouge, en raison des fortes pluies et d’une houle impressionnante. Le plan Orsec est déclenché, les Français sommés de rester calfeutrés chez eux.

Pendant ce temps-là, en Principauté, les organisateurs de la No Finish Line, avec le feu vert du gouvernement, rouvre la digue de Fontvieille aux marcheurs et coureurs. Erreur fatale.

Vers 15h, une vague submerge la digue, balayant une dizaine de participants qui manquent de basculer par-dessus la rambarde. Des images stupéfiantes, captées par une caméra de vidéosurveillance, et relayées sur les réseaux sociaux. Avant d’être très largement partagées. Une enquête a d’ailleurs été ouverte pour découvrir comment cette vidéo avait été subtilisée et diffusée.

Une autre vague a réussi à emporter une femme âgée de 40 ans et à la faire chuter de la digue. Cette Française, résidente monégasque, a subi plusieurs fractures en atterrissant sur une voiture – à qui elle doit sans doute son salut –, en contrebas de la digue, côté port de Fontvieille.

Dans les heures qui ont suivi, le gouvernement a assuré que cet accident ne serait pas sans leçons. "Nous analyserons cette 20e édition avec les organisateurs pour en tirer un maximum d’enseignements pour la course de l’année prochaine. Nous réfléchirons à plusieurs hypothèses. Par exemple, la professionnalisation de l’encadrement de sécurité ou la délocalisation de la course dans une autre zone de la Principauté, mieux protégée. Ce qui permettrait d’accueillir plus facilement les très nombreux participants en cas d’intempéries."

28 septembre: 800 croisiéristes dorment au... Louis-II

Une longue et interminable file d'attente s'était formée sur le port de Fontvieille.
Une longue et interminable file d'attente s'était formée sur le port de Fontvieille. Photo DR

Lits d’appoint ou tapis de gymnastique entre les murs du stade Louis-II. Expérience peu banale pour 800 croisiéristes, dans la nuit du 28 au 29 septembre, qui n’ont pu regagner leur bateau en raison de la forte houle.

Face aux caprices de Dame Nature, décision a été prise par les services de l’État, épaulés par des bénévoles de la Croix-Rouge, de calfeutrer tout ce beau monde dans l’antre asémiste. Et ce, à défaut de pouvoir les loger dans les hôtels de la Principauté, en raison de la forte affluence liée au dernier jour du Monaco Yacht Show.

"Une solution d’urgence. C’est la première fois que nous devons faire face à une telle situation", confiait alors Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur dans nos colonnes.

Ce n’est que le lendemain que les croisiéristes ont rejoint Villefranche-sur-Mer où leur bateau s’était dirigé pour amarrer.

Une expérience que ces touristes n’oublieront pas de sitôt.

25 avril: Grave éboulement sur la Moyenne corniche

La Moyenne corniche avait été coupée en partie juste avant le Grand Prix de Monaco.
La Moyenne corniche avait été coupée en partie juste avant le Grand Prix de Monaco. Photo drone Sébastien Botella

Dans la nuit du 24 au 25 avril, un mur de soutènement s’est effondré sous la résidence Les Jardins de Monaco. Des tonnes de terre et de roches charriées sur la Moyenne corniche qui auraient pu ensevelir une villa en contrebas si un mur de sécurisation n’avait pas été dressé, une semaine auparavant, par les services de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Un poids lourd qui passait au moment de l’éboulement a reçu deux blocs de béton sur sa remorque. Heureusement, ce fait divers étant nocturne, aucune victime ne fut à déplorer. Seuls des résidents avoisinants se sont retrouvés évacués, par mesure de précaution, par les gendarmes de la compagnie de Menton. 

Le tronçon concerné par l’incident n’a rouvert à la circulation que le 17 mai, en alternat, après un report. Une réouverture salutaire avant le Grand Prix de Formule 1, d’autant que sa fermeture avait été l’un des facteurs d’un bouchon monstre aux portes de la Principauté et intra-muros.

13 septembre: L’enterrement de vie de garçon vire au drame à la plage de la Mala

Drame dans un cadre idyllique.
Drame dans un cadre idyllique. Photo L.M.

Ce devait être un enterrement de vie de garçon inoubliable dans un cadre idyllique: la plage de la Mala. Malheureusement, la fête a viré au drame.

Ce 13 septembre peu après 18 heures, un ressortissant anglais de 40 ans perd la vie après s’être noyé au large de l’écrin cap-d’aillois.

Parti nager, l’homme se serait retrouvé en difficulté dans l’eau avant d’être ramené jusqu’au rivage. Un maître-nageur sauveteur de la commune a alors procédé à un massage cardiaque pour tenter de le réanimer.

Le médecin du Smur Monaco et neuf sapeurs-pompiers de Monaco, dépêchés sur place, ont alors pris le relais. En vain. L’alcool consommé en abondance par la bande d’amis pourrait avoir joué un rôle dans cette noyade.

13 mars: un ouvrier grièvement blessé sur un chantier

Ce jour-là, un ouvrier de 45 ans est évacué dans un état grave à l’hôpital Pasteur à Nice après avoir reçu sur la tête une plaque métallique tombée de plus de 30 mètres de haut sur un chantier au 45 de la rue Grimaldi, là même où sera construit un complexe immobilier.


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