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Femme poignardée à Monaco : la volonté de rompre à l’origine du drame ?

C'est parce qu'elle voulait mettre fin à sa relation sentimentale avec son conjoint, qu'une Monégasque de 24 ans a subi la furie de celui-ci ce dimanche en Principauté. Tirée d'affaire, malgré avoir été poignardée à vingt reprises, la victime a pu être entendue par les enquêteurs toute la journée de mercredi.

Thibaut Parat Publié le 21/04/2022 à 21:01, mis à jour le 21/04/2022 à 21:02
Ce mercredi, des constatations et une perquisition ont été menées dans l’immeuble des Mandariniers à Monaco, où s’est noué le drame. Photo Jean-François Ottonello

Cinq jours après la tentative de meurtre sur une Monégasque de 24 ans en Principauté, l’enquête menée par la Sûreté publique (1) se poursuit et un mobile semble se dessiner.

En l’absence de son conjoint Jean-Charles M., auteur présumé des faits, interpellé puis incarcéré en France en attendant son extradition, la jeune victime a été entendue ce mercredi sur son lit d’hôpital au CHPG.

Tirée d’affaire, malgré la vingtaine de coups de couteau portée sur son corps, elle a livré pendant de longues heures sa version des faits aux enquêteurs monégasques.

Relation chaotique
selon le voisinage

Selon elle, c’est une volonté de rompre avec son compagnon, de s’extraire d’une relation sentimentale amorcée en 2019 dans un cadre professionnel au Jardin exotique de Monaco, qui aurait déclenché la furie de celui-ci.

 

Aux dires des voisins du couple, qui résidait aux Mandariniers sur le boulevard du Jardin exotique, la liaison amoureuse était chaotique et rythmée de nombreuses disputes.

Les auditions, notamment de l’entourage proche, se poursuivent afin de mieux cerner la nature de cette relation et le profil des deux protagonistes.

Constatations et perquisition

En parallèle, la police technique et scientifique a procédé ce mercredi aux premières constatations ainsi qu’à une perquisition dans l’appartement.
Relevés d’empreintes, prélèvements, photographies des lieux, recherche de l’arme (qui n’a pas été retrouvée)…

Voilà à quoi s’attachent généralement les techniciens spécialisés dans ce type d’enquêtes. Objectif : retracer l’exacte chronologie des faits entre le moment où les premiers coups de couteau se sont abattus sur la victime, tôt dans la matinée, et sa prise en charge par les secours locaux peu après midi.

 

Ce dimanche-là, le couple était attendu à un repas à l’hôtel Hermitage. Selon nos informations, c'est le père de l’auteur présumé des faits, arrivé sur les lieux, qui aurait lui-même prévenu les secours.

La justice monégasque, qui a qualifié les faits de "tentative d'homicide volontaire", a jusqu’à ce mardi pour adresser la demande d’extradition aux autorités françaises. La Chambre de l’instruction donnera ensuite un avis favorable ou défavorable. Dans le premier cas, c’est ensuite le gouvernement français, par un décret du Premier ministre pris sur rapport du ministre de la Justice, qui actera l’extradition.

L’auteur présumé des faits pourra alors être entendu par les enquêteurs pour livrer sa version.


(1) Sur commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction monégasque.

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