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Femme emportée par une vague à Monaco: le gouvernement princier envisage de délocaliser la No Finish Line

Mis à jour le 26/11/2019 à 08:11 Publié le 26/11/2019 à 08:11
La No Finish Line n'a pas été épargnée par la météo pour son 20e anniversaire, cette année.

La No Finish Line n'a pas été épargnée par la météo pour son 20e anniversaire, cette année. Photo JFO

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Femme emportée par une vague à Monaco: le gouvernement princier envisage de délocaliser la No Finish Line

Le gouvernement de Monaco revient sur la polémique née de la chute d’une participante, samedi sur la digue de Fontvieille, et envisage une "délocalisation" et une "professionnalisation" de l’encadrement de cette course caritative très prisée

Samedi, vers 15 heures, une participante de la 20e No Finish Line, course caritative annuelle à Monaco, a été emportée par une vague à son passage sur la digue de Fontvieille. Propulsée par-dessus la rambarde de sécurité, cette résidente monégasque de 40 ans a fait une chute de plus de trois mètres - heureusement - amortie par un véhicule en stationnement sur le port de Fontvieille. Évacuée dans un état préoccupant, elle est aujourd’hui tirée d’affaire mais souffre de fractures au bassin et aux vertèbres.

Depuis l’accident, une question est sur toutes les lèvres : comment les participants ont-ils pu être autorisés à courir à cet endroit alors que la préfecture des Alpes-Maritimes avait déclenché l’alerte orange, dès le vendredi, pour pluies et inondations, mais aussi un risque de vagues submersions. Ce samedi, la France avait même déclenché l’alerte rouge à 16 h, puis le plan Orsec à 17h.

>>RELIRE. Une femme grièvement blessée à la No Finish Line à Monaco après avoir été emportée par une vague

La course était scrutée par des caméras de la Sûreté publique en continu.
La course était scrutée par des caméras de la Sûreté publique en continu. Capture d’écran Facebook

Pris de court par le vent

Samedi toujours, non loin d’organisateurs effondrés, le conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur, Patrice Cellario, ne voulait pas "réécrire l’histoire". "Les conditions météo évoluent de minute en minute. Les organisateurs étaient en train de fermer la digue quand c’est arrivé…"

Ce lundi, tardivement, le gouvernement, "heureux d’avoir des nouvelles rassurantes de la victime", a accepté d’étayer sa position.

"Malgré des mesures de sécurité identiques à celles appliquées depuis le début de l’épreuve [le 16 novembre, ndlr], la soudaineté de la dégradation des conditions météorologiques (vent tournant au Sud et formation immédiate de la houle) n’ont pas permis de prévenir cette énorme vague au moment précisément où les organisateurs étaient en train de décider de fermer le parcours sur la digue de Fontvieille. À la suite des décisions françaises de déclencher le plan Orsec et d’un commun accord avec les organisateurs, il a été décidé de mettre un terme à la course." Il est alors 17 heures.

Mais pourquoi avoir rouvert la digue samedi matin alors qu’elle avait été fermée la veille au soir pour ces mêmes raisons de sécurité? Quelles étaient les garanties alors que l’alerte orange était en cours?

Samedi après l'Etat et les organisateurs, en lien avec la préfecture des Alpes-Maritimes, ont décidé de neutraliser la course vers 17 heures.
Samedi après l'Etat et les organisateurs, en lien avec la préfecture des Alpes-Maritimes, ont décidé de neutraliser la course vers 17 heures. Photo Cyril Dodergny

"Plusieurs hypothèses"

"Une vigilance permanente était de mise, se défend le gouvernement. Depuis le début de l’épreuve, la météo était mauvaise. En fonction de son évolution, suivie en permanence, il était décidé de modifier le parcours, par moments, en fermant l’accès à la digue. Samedi matin, le long parcours sur la digue, qui permettait de désengorger le petit circuit, a été remis en service en raison d’une houle modérée et à la condition exclusive de surveiller qu’aucuns embruns ne viennent frapper le sommet de la digue. Lorsque nous avons eu confirmation d’une évolution défavorable de la météo, la digue a été fermée." Il est alors déjà trop tard.

En attendant que la responsabilité de l’État et de ses services, ainsi que celle des organisateurs, soit discutée, le gouvernement assure que cet accident ne sera pas sans leçons.

"Nous analyserons cette 20e édition avec les organisateurs pour en tirer un maximum d’enseignements pour la course de l’année prochaine. Nous réfléchirons à plusieurs hypothèses. Par exemple, la professionnalisation de l’encadrement de sécurité ou la délocalisation de la course dans une autre zone de la Principauté, mieux protégée. Ce qui permettrait d’accueillir plus facilement les très nombreux participants en cas d’intempéries."

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