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Face à ses difficultés financières un étudiant de 22 ans s'immole par le feu en pleine rue à Lyon

Mis à jour le 10/11/2019 à 10:33 Publié le 10/11/2019 à 10:21
Illustration.

Illustration. Photo François Vignola

Face à ses difficultés financières un étudiant de 22 ans s'immole par le feu en pleine rue à Lyon

Vendredi après-midi, celui-ci s’est immolé par le feu en pleine rue devant un restaurant universitaire à Lyon. Brûlé à 90 %, il se trouvait ce samedi entre la vie et la mort.

Les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont dénoncé samedi dans un communiqué commun "la précarité" de "la vie des étudiant-e-s", au lendemain du geste "à la portée politique" d’un jeune homme de 22 ans.

La président de l'université de Lyon 2, Nathalie Dompier a expliqué que l'institution n'avait "pas connaissance de difficultés personnelles concernant cet étudiant, très impliqué au sein des instances de l'établissement".

Elle a précisé que le jeune homme ne percevait plus sa bourse car il "triplait" sa deuxième année de licence.

"L'université lui exprime tout son soutien, ainsi qu'à sa famille, à ses proches et à tou.tes ses camarades", a également écrit la présidente dans un communiqué.

long message sur Facebook

Dans un long message qu'il avait posté sur Facebook, le jeune étudiant de 22 ans expliquait son geste en mettant en avant ses difficultés financières et des revendications politiques.

"Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui crée des inégalités. (...) Mon dernier souhait, c'est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça".

Il accusait notamment "Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE" de "(l'avoir) tué", relaye le quotidien local Le Progrès.

Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, s'est délacée en urgence ce samedi matin à Lyon pour rencontrer la présidente de l'université et les équipes du CROUS et pour leur faire "part de sa profonde émotion face à l'acte dramatique" du jeune homme.

Elle a adressé à la victime "ses premières pensées", selon le ministère.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de son geste.


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