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Extension en mer à Monaco: Nouvion dénonce la "méthode Roger"

Mis à jour le 30/07/2015 à 08:24 Publié le 30/07/2015 à 08:22
Hier, le président du Conseil national et des élus de la majorité ont expliqué la difficulté qu'ils avaient à obtenir du gouvernement « une méthode et le respect des prérogatives dévolues au Conseil national par la Constitution ».

Hier, le président du Conseil national et des élus de la majorité ont expliqué la difficulté qu'ils avaient à obtenir du gouvernement « une méthode et le respect des prérogatives dévolues au Conseil national par la Constitution ». Photos Franz Chavaroche

Extension en mer à Monaco: Nouvion dénonce la "méthode Roger"

Alors que le gouvernement a signé ce mercredi un contrat de concession, le président du Conseil national regrette le manque d’information sur "le projet le plus important des vingt prochaines années".

Alors que le gouvernement a signé ce mercredi un contrat de concession, le président du Conseil national regrette le manque d’information sur "le projet le plus important des vingt prochaines années".

"Ils ont choisi de nous donner des ersatz d'informations. Eh bien, nous, ça ne nous convient pas!"

Lundi, Laurent Nouvion a décidé d'inviter la presse locale vingt-quatre heures plus tard pour expliquer ses relations avec le gouvernement concernant le projet d'extension en mer.

"Alors que le ministre d'État s'engage avec des opérateurs privés, nous n'avons même pas eu connaissance du contrat de concession. La semaine dernière, il nous a donné un document incomplet qui ne comporte pas 20 % des éléments dont nous avons besoin. C'est la méthode Michel Roger! Et je demande que sa méthode soit modifiée."

>>RELIRE.

"Ça ne sert à rien de cacher la copie"

Ce mardi, le ton du président du Conseil national, entouré de plusieurs élus de la majorité*, était ferme.

"Nous avons appris que nous étions une condition suspensive d'un milliard d'euros! Soyons clairs: sur le bien-fondé de l'extension en mer, nous sommes totalement favorables au projet qui est de nature à dynamiser l'économie du pays. Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. Mais nous voulons voter une loi de désaffectation ; et ceci en toute connaissance de cause. Cela fait partie du rôle intrinsèque du Conseil national."

Et Jacques Rit de poursuivre: "Il y a un problème éthique. Il faut que nous disposions totalement de notre libre arbitre."

Mais avec la signature d'un contrat de concession, on ne peut pas croire que le gouvernement mette la charrue avant les bœufs. Alors, lorsque Laurent Nouvion déclare que "les travaux de cette extension territoriale ne sauraient commencer avant (...) la désaffectation du domaine public maritime par le Conseil national", on se demande ce qui se trame…

>>RELIRE.

Laurent Nouvion, qui a toujours expliqué que la désaffectation devait être un préalable au chantier d'extension en mer, voit la machine s'enclencher sous ses yeux. "Ça ne sert à rien de cacher la copie au Conseil national. Notre rôle est d'encadrer les conditions de faisabilité. Nous mettrons dans cette loi ce que nous souhaitons y mettre. On va négocier pied à pied."

Et comme il le dit souvent sur de nombreux sujet - c'est un peu sa marque de fabrique: "On prendra le temps qu'il faudra."

Et Laurent Nouvion prévient: "Ça prendra de nombreux mois. S'il faut des dizaines de CPE (commissions plénières d'étude, NDLR), il y en aura des dizaines."

Le président du Conseil national et les élus de la majorité présents soulignent le caractère essentiel du sujet: "Pour Monaco, c'est le projet le plus important des vingt prochaines années. Du gouvernement, nous attendons une méthode et le respect des prérogatives dévolues au Conseil national par la Constitution."

Demain, c'est le gouvernement qui, à son tour, organisera une conférence de presse à la résidence du ministre d'État.

Les journalistes assisteront à la signature du traité de concession par Michel Roger et Gérard Brianti, administrateur-délégué de la SAM de l'Anse du Portier. Une présentation du projet sera ensuite faite. On en saura certainement davantage sur le montage juridique et sur la position du ministre d'État face au Conseil national.

*Étaient présents aux côtés de Laurent Nouvion : Sophie Lavagna, Daniel Boeri, Christophe Steiner, Marc Burini et Jacques Rit.

Extension en mer : Nouvion dénonce la « méth - 30011510.jpg
Extension en mer : Nouvion dénonce la « méth - 30011510.jpg Michael Alesi

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