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Edith Malboeuf, de La Turbie : J'ai perdu 23 ans de ma vie

Ses premiers mots, ses premières larmes, ne sont pas pour sa maison, presque entièrement ravagée par les flammes, lundi matin.

arnault cohen Publié le 23/12/2015 à 05:08, mis à jour le 23/12/2015 à 05:08
Edith Malbœuf (à droite) est bouleversée par la solidarité de tout le quartier. A.C.

Ses premiers mots, ses premières larmes, ne sont pas pour sa maison, presque entièrement ravagée par les flammes, lundi matin. En nous accueillant devant son portail, hier, ses premières pensées, ses premières émotions sont pour ses voisins.

« Je n'oublierai jamais cette formidable solidarité dans le quartier, lance Édith Malbœuf entre deux sanglots. Je ne remercierai jamais assez les pompiers, le maire de La Turbie qui est aussitôt venu sur place, et tous mes voisins. Depuis hier (lire lundi), ils nous logent, ils nous lavent, ils nous donnent à manger. Ils pourront toujours compter sur les Malbœuf ! »

« Ils ont sauvé les animaux »

La maison de cette famille surplombe le complexe sportif du Devens, à la frontière de Beausoleil mais sur le territoire de La Turbie. Édith et son mari Richard l'ont construite de leurs propres mains, il y a vingt-trois ans. Lundi matin, le travail d'une vie est parti en fumée.

 

Vers 10 h, ce funeste matin-là, Édith fait ses courses de Noël à Nice. Elle téléphone à son mari pour qu'il réveille leur fille, Angélique, 18 ans, élève au lycée Masséna, à Nice.

« J'ai entendu des crépitements dans les combles et les lumières buguaient, témoigne la jeune fille. Mon père est sorti de la maison et a vu les flammes sur le toit. Il m'a crié de sortir et d'appeler les pompiers. » « Mon mari et ma fille ont réussi à sauver les animaux », soupire encore Édith. Cinq chiens et cinq chiots.

La Turbiasque de 57 ans ouvre alors une fenêtre pour montrer l'étendue des dégâts. « Regardez, je n'ai plus rien. Seul le salon a été épargné. Les trois chambres, la cuisine, la salle de bains, les toilettes, tout a été ravagé. J'ai perdu vingt-trois ans de vie en cinq minutes. »

La cause de l'incendie est incertaine. Édith Malbœuf pense à des rats qui auraient rongé les câbles électriques dans les combles et causé un court-circuit.

Et maintenant ? La famille Malbœuf est hébergée depuis lundi soir chez des voisins. L'assurance leur a proposé d'être relogés à l'hôtel ou de bénéficier d'un camping-car. Ils ont choisi la deuxième option. « Je veux rester chez moi », souligne Édith qui espère que l'indemnisation de l'assurance lui permettra de reconstruire sa jolie maison avec vue imprenable sur le Devens.

Quant aux fêtes de Noël, Édith n'y pense plus. « On est invités par tout le monde, la famille, les amis. Mais on n'a pas le cœur à fêter Noël… »

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