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Économie, politique sociale: l'opposition en ordre de marche

Mis à jour le 11/04/2013 à 08:59 Publié le 09/04/2013 à 07:03
Jean-Louis Grinda et Bernard Pasquier, deux indépendants dans la majorité.
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Économie, politique sociale: l'opposition en ordre de marche

Si Jean-Louis Grinda et Bernard Pasquier ont été élus sur la liste Union Monégasque, ils ne sont pas rattachés à un parti. Mais cela ne les empêche pas de défendre leurs idées

Si Jean-Louis Grinda et Bernard Pasquier ont été élus sur la liste Union Monégasque, ils ne sont pas rattachés à un parti. Mais cela ne les empêche pas de défendre leurs idées

Trois candidats de la liste Union Monégasque ont été élus le 10 février dernier aux élections nationales. Jean-François Robillon (UDM) et les indépendants Jean-Louis Grinda et Bernard Pasquier. Ces deux derniers, nouveaux venus au sein de l'hémicycle, se sont mis au travail aux côtés des autres conseillers nationaux.

« Nous sommes fiers d'avoir été élus et très heureux d'être au service des Monégasques pour défendre une certaine idée de la Principauté. Dès le début, nous avons été accueillis avec courtoisie au Conseil national, l'ambiance y est agréable, explique Jean-Louis Grinda. Pour autant, l'homme souhaite mettre les points sur les «I». Ce n'est pas sans surprise que nous avons découvert les propos du président Laurent Nouvion lors de sa première conférence de presse. Il a attaqué d'une manière un peu infantile ses prédécesseurs en disant que le Conseil national ne tournait qu'à 20 %. C'est ridicule et inutile. Mais surtout, ça ne ressemble pas à l'attitude qu'il a avec nous, au contraire.»

Les deux élus s'amusent que Laurent Nouvion préfère le terme « minorité » à « opposition » mais ne s'en offusquent pas. Pour eux, les règles du jeu sont claires : « On votera lorsque l'on sera d'accord. Pas question de s'abstenir sans cesse. En revanche, on votera contre si nous sommes en désaccord. » D'ailleurs, ils savent déjà quels sont les sujets sur lesquels ils ne partagent pas l'avis de la majorité.

Les grands travaux de la SBM

La rénovation de l'Hôtel de Paris, le projet du Sporting d'Hiver : c'est non. « Nous sommes totalement opposés, tranche Bernard Pasquier.Comment la SBM va-t-elle financer ? Elle a une valeur boursière de 500 millions d'euros et va réaliser un investissement de 600 millions d'euros sans que cela n'apporte de recettes supplémentaires ! Il faut aussi conserver notre patrimoine pour garder un témoignage de notre passé.» Jean-Louis Grinda ajoute : « Le moment est mal choisi pour se lancer dans des années de travaux. Outre le problème du financement, on parle d'attractivité mais cela risque de faire fuir la clientèle. Et la façade doit être sauvée. On a suffisamment beaucoup d'exemples de réhabilitations où la façade est conservée. Je suis contre pour des raisons philosophiques, économiques et politiques. »

L'extension en mer

Les élus approuvent ce projet, parce qu'il faut bien trouver une solution pour gagner du terrain. Cependant, Bernard Pasquier tempère : «Il ne faut pas faire les mêmes bêtises que par le passé, lorsque la crise financière est arrivée. Il est nécessaire de rentabiliser l'espace pour que les prix au m² soient abordables et ainsi calculer la surface que devra avoir la plateforme. » Jean-Louis Grinda ajoute : «c'est une nécessité vitale pour la Principauté. Il faut que le prince Albert II réussisse comme ce que le prince Rainier III a réalisé à Fontvieille. Le souverain nous trouvera à ses côtés. Nous, élus, serons informés puisque nous voterons la loi de désaffectation... sauf si cela prend plus que 5 ans !»

Le logement

Bernard Pasquier a participé à la dernière commission d'attribution des logements, le mercredi 27 mars dernier. Pour lui, le gros problème se situe au niveau des chiffres. «Il y a une différence d'appréciation entre le gouvernement et les élus. Tous les élus. Car l'ensemble des Conseillers nationaux est d'accord pour parler d'une pénurie de logements. Dans les données du gouvernement, tous les locaux sont comptés, même les rez-de-chaussée ou les appartements avec les fenêtres qui ne s'ouvrent pas. On doit prendre en compte la notion de confort. On vit dans un pays prospère, les Monégasques doivent en profiter aussi. » Jean-Louis Grinda ne manque pas d'ajouter : « On ne peut pas dire que la précédente majorité n'a rien fait.

On peut supposer que le gouvernement a mis des barrières de prudence pour contrer la crise. Quoi qu'il en soit, le logement n'est pas un dû, c'est un droit.»

L'environnement

Les élus militent pour l'instauration d'une taxe carbone. Pour Jean-Louis Grinda, président de la commission Environnement et Cadre de vie, «L'environnement est un vrai engagement de la part du souverain depuis 30 ans. Ce devoir d'exemplarité de Monaco est vital. »

La drogue

A l'instar de l'alcool, le problème de la drogue touche aussi la Principauté et les élus veulent en parler. «Il faut arrêter de raconter n'importe quoi. On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de problème de drogue en Principauté. Je suis sûr que la police fait tout ce qu'il faut et que le conseiller de gouvernement Paul Masseron y est attentif mais il faut davantage se pencher sur le problème.»

La commission de Venise

Bernard Pasquier se montre nettement moins alarmé que la majorité concernant la venue de la Commission de Venise. « Pour être attractif, il faut avoir un état de droit. La Principauté, avec l'adhésion au Conseil de l'Europe, doit se plier à ses règles. Cela ne veut pas dire qu'on ne va pas défendre nos spécificités. La commission de Venise n'a pas de pouvoir coercitif !» Jean-Louis Grinda poursuit : « Accueillons-les, ces gens sont respectables. Nous les écouterons et nous ferons ce que nous voulons.»

Droit de vote aux municipales pour les résidents, loi sur le concubinage, bioéthique

Pour les deux élus, accorder le droit de vote aux résidents pour les élections municipales serait logique. De la même manière que légaliser le concubinage ne serait qu'une manière de prendre en compte l'évolution de la société et un mode de vie pratiqué par de nombreux jeunes couples. Pour Jean-Louis Grinda, «il faut adopter une loi sur la bioéthique. Cela ne sert à rien d'être à la traîne. Essayons de réfléchir sur des sujets qui ne nous dressent pas les uns contre les autres. »

 


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