Echanges de tirs meurtriers à Grenoble: ce que l'on sait du suspect mis en examen et écroué

Le suspect de 30 ans blessé dans des échanges de tirs avec la police qui ont causé la mort d'une femme dans la nuit de mardi à mercredi à Grenoble a été mis en examen et écroué jeudi, a-t-on appris auprès du parquet.

AFP Publié le 07/10/2022 à 07:40, mis à jour le 07/10/2022 à 07:22
Sorti de prison en 2020, il est sous le coup de plusieurs poursuites et d'une obligation de quitter le territoire français. Photo Laurent Martinat

"Au terme de sa garde à vue, l’homme interpellé le 5 octobre a été mis en examen ce jour à l’hôpital par une juge d’instruction de Grenoble", a annoncé le procureur adjoint Boris Buffau dans un communiqué.

L'homme de nationalité marocaine avait été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi à Grenoble après une course poursuite liée à un refus d'obtempérer au cours de laquelle il a échangé des coups de feu avec des policiers.

Le trentenaire a été blessé dans les échanges de tirs et sa passagère, une jeune femme de 18 ans, a été tuée.

Ce suspect, qui a fait usage de son droit au silence pendant sa garde à vue, a été mis en examen notamment pour "tentative de meurtres sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "refus d'obtempérer aggravé", "détention d’arme de catégorie B" et "conduite sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants".

Son état de santé a été considéré comme compatible avec une détention dès jeudi soir, a précisé M. Duffau.

 

Plus tôt jeudi, le parquet avait rappelé que les gardes à vue de trois policiers impliqués dans la fusillade avaient été levées mercredi soir sans poursuite à ce stade.

L'enquête de l'IGPN pour les tirs des policiers est poursuivie "en flagrance" et une expertise balistique sera menée pour déterminer quelle arme a tué la jeune passagère, a ajouté dans la soirée M. Duffau, précisant que l'autopsie avait établi que celle-ci avait été "mortellement touchée par un seul tir d’arme à feu au cou".

Un individu connu de la justice 

Selon une source policière, le tireur a déjà été condamné en 2012 à huit ans d'emprisonnement pour des tirs sur des policiers près d'Avignon alors qu'il était recherché pour braquage. Il était également connu à cette époque pour trafic de stupéfiants, vol, recel et infraction sur les armes.

Sorti de prison en 2020, il est sous le coup de plusieurs poursuites et d'une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).

 

Grenoble, ville dont certains quartiers sont en proie à un juteux trafic de stupéfiants, a été le théâtre depuis fin juin d'une dizaine de fusillades impliquant parfois les forces de l'ordre.

Selon la DDSP (Direction départementale de la sécurité publique), le nombre d'affaires liées à ces trafics et traitées par la police aux côtés du parquet a été multiplié par 2,5 depuis 2021.

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