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Dégradations : La pression n'est pas retombée

Mis à jour le 19/01/2016 à 05:11 Publié le 19/01/2016 à 05:11
Face au maire, aux élus et à des représentants de la police nationale comme municipale, une trentaine d'habitants de Beausoleil.

Face au maire, aux élus et à des représentants de la police nationale comme municipale, une trentaine d'habitants de Beausoleil. Cyril Dodergny

Dégradations : La pression n'est pas retombée

La sécurité en ville était au centre d'une réunion publique organisée hier soir. Hasard du calendrier, l'échange entre Ville, police et habitants s'est tenu juste après la série d'actes de vandalisme

Les lumières sont tamisées. Elles éclairent une estrade et une table. Gérard Spinelli, le maire de Beausoleil, des élus de la ville, des responsables de la police nationale ou municipale se sont assis autour. Ils sont venus échanger avec la trentaine d'habitants de Beausoleil qui se sont installés dans la salle du théâtre Michel-Daner de Beausoleil, hier soir. En fil rouge de cette réunion : la sécurité dans la ville. Un thème fort, au centre de beaucoup de conversations dans la commune collée à Monaco. Surtout en ce moment, après la vague de dégradations de véhicules qui a touché le quartier des Moneghetti. Même si cet échange avait été prévu avant ces faits. « Cette réunion a été programmée depuis début décembre 2015 pour une rencontre organisée par la Ville avec la police nationale sur les questions de sécurité sur l'ensemble de Beausoleil », assure-t-on du côté de la mairie. Mais pendant la soirée, alors que le micro passe de main en main, que les orateurs se succèdent, que les habitants de Beausoleil évoquent les trafics et incivilités, le sujet s'invite sur la table. Sans surprise.

Vandalisme : « Attaque en règle »

C'est Jacky Maiffret qui aiguille les échanges vers le dossier. Ce représentant du syndic de la copropriété Les Moneghetti, très touchée par les actes de vandalisme, était déjà l'un des orateurs d'une réunion publique improvisée sur le parking de la résidence, il y a une dizaine de jours. Au micro, depuis le fond de la salle, il évoque une « attaque en règle ». Et il demande à en savoir davantage sur « l'avancée de l'enquête ». Il faut dire qu'alors qu'une cinquantaine de véhicules du quartier ont été dégradés en une quinzaine de jours, entre la période des fêtes et début janvier, les dernières nuits ont été calmes.

Précisions de Michel Tourscher, commandant de police : « Quand on a constaté tous ces faits qui ont été commis essentiellement aux Moneghetti, on a pu cibler un petit peu les heures, on a pu demander une assistance à Nice pour qu'ils nous fassent venir des patrouilles supplémentaires… Ces éléments-là ont permis, il y a une semaine à peu près, d'interpeller un jeune qui était à proximité, sur les coups de 2 heures du matin, qui avait dans sa voiture une cagoule, un marteau brise vitre, des GPS dont il ne pouvait pas justifier la provenance ». Après des perquisitions, reste, maintenant, à attendre que parlent des tests ADN. Les investigations se poursuivent.

« Les gens se lèvent pour regarder aux fenêtres »

« Ce n'est pas un homme seul qui a fait ça », rebondit Jacky Maiffret.

« On peut très bien envisager qu'il y avait plusieurs équipes, plusieurs individus qui commettaient ces faits », répond Michel Tourscher, la voix posée et le ton pédagogue.

Les autres interrogations avaient été exprimées lors des précédents rassemblements d'habitants du quartier, notamment un échange organisé en mairie le 8 janvier dernier. La demande pour « un commissariat aux Moneghetti, devant le Carré ». Pour des patrouilles de police municipale « à pied plutôt qu'en voiture ». Gérard Spinelli et Jean-Charles Rollet, le chef de la police municipale, rassurent : « On a tourné à pied tous les soirs aux Moneghetti » ; « Les patrouilles à pied font partie du travail de police municipale ».

Reste qu'aux Moneghetti, l'inquiétude est toujours là. C'est ce que confiait Jacky Maiffret, un peu avant cette réunion : « La pression n'est pas retombée. Le soir, les gens se lèvent pour aller regarder aux fenêtres, pour aller surveiller ».


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