Crash d'un hélicoptère entre Eze et Villefranche: les enquêteurs à pied d’œuvre

Gendarmes spécialisés et agents du Bureau enquêtes accidents ont poursuivi ce samedi 26 novembre un travail de fourmi pour déterminer l’origine du dramatique accident d’hélicoptère qui a eu lieu vendredi.

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Christophe Perrin Publié le 26/11/2022 à 16:00, mis à jour le 26/11/2022 à 15:57
L’origine de ce tragique accident d’hélicoptère survenu vendredi reste à déterminer. Photo Frantz Bouton

Au lendemain du crash d’un hélicoptère H130T2 de la société Monacair sur les hauteurs de Villefranche-sur-Mer, qui a coûté la vie au pilote et à son passager (un financier russe dont l’identité reste à confirmer par une comparaison d’ADN), une douzaine d’enquêteurs sont à pied d’œuvre.

Le drame s’est déroulé vendredi vers 14 heures en zone police mais le parquet de Nice s’est tourné naturellement vers la compagnie de la gendarmerie des transports aériens (GTA), une unité de 150 militaires spécialisée dans les accidents aéronautiques et chargée de la sécurité de l’aéroport Nice Côte d’Azur.

Outre la brigade recherche de la GTA, des hommes de la section de recherche de Paris et une équipe de techniciens d’investigation criminelle de Nice travaillent de concert et poursuivent les constatations sur le terrain.

Le Bureau enquêtes accidents (BEA) du ministère des transports a également dépêché sur place des agents tout comme Airbus, le constructeur l’hélicoptère H130.

"Des accidents rares"

Deux facteurs ont facilité les premières investigations: la localisation rapide de l’épave, relativement facile d’accès, et l’absence d’incendie après la chute de l’appareil.

Le chef d’escadron Marc Juin, qui commande la compagnie de la GTA à Nice, rappelle que "les accidents d’hélicoptère sont extrêmement rares".

"Notre première mission a été le gel des lieux. On a ensuite effectué des photos par drone pour comprendre la trajectoire de l’appareil." L’hélicoptère a décollé de Lausanne et s’apprêtait à atterrir à Monaco quand il a disparu des radars.

Le pilote, "expérimenté" selon Monacair, connaissait particulièrement bien la région. Les enquêteurs, qui recherchent la cause de l’accident (et une éventuelle responsabilité pénale), ont saisi certaines pièces de l’hélicoptère.

"Le BEA du Bourget nous appuie pour l’enquête technique", précise l’officier. "Il n’y a pas de boîte noire comme dans un avion mais un calculateur qui est la mémoire mécanique de l’appareil."

Ce type d’hélicoptère est éprouvé et la société Monacair est réputée. L’ensemble des certificats, licences et des homologations du pilote et de l’appareil vont être néanmoins vérifiés par la gendarmerie.

Au lendemain du drame, aucune hypothèse sur la cause de l’accident n’est privilégiée. La zone reste sous surveillance tant que l’opération de relevage de l’épave, à la charge du ministère de la Justice, n’est pas réalisée.

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