Costaud et repentant, ce que l'on sait du militaire suspecté d'avoir agressé deux Ukrainiennes près de Monaco

L'homme qui a fait face au juge des libertés et de la détention, mercredi soir à Nice, présentait un crâne rasé et une carrure particulièrement imposante. Sa silhouette laisse deviner l'impact de ce qu'il appelle de simples "gifles", "comme on réprimande un enfant".

C. C Publié le 15/09/2022 à 07:15, mis à jour le 15/09/2022 à 07:24
Alina et Olena ont été agressés à Roquebrune-Cap-Martin alors qu'elles se baladaient en bord de mer. Photo DR

Cet Ukrainien âgé de 33 ans a été militaire durant plusieurs années. Il a officié au sein des forces spéciales ukrainiennes, précise son avocat hors audience.

"Il a démissionné à la suite d'un problème de santé" au milieu des années 2010, selon Me Daniel Roscio. L'ex-militaire se serait ensuite reconverti comme garde du corps, en Ukraine d'abord, en France ensuite.

Le prévenu affirme être arrivé en France en début d'année, et jouir du statut de protection particulière. Il réside actuellement à Menton. Il a un enfant âgé de 2 ans et demi, présent au moment de l'agression.

 

Le trentenaire affirme avoir été insulté par ses deux compatriotes, qu'il croyait russes, lui aussi. Il regrette sa réaction, se dit prêt à les indemniser.

Bien que dépourvu de casier judiciaire, il risquait la détention provisoire.

Me Roscio a obtenu sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, assorti de multiples conditions. Son passeport est confisqué. Il a l'interdiction de quitter le territoire français. Il doit pointer deux fois par semaine à la caserne Auvare, a l'interdiction de contacter les victimes et de retourner à Roquebrune-Cap-Martin.

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