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Conseil national: petites phrases et grandes idées

Mis à jour le 31/12/2011 à 04:42 Publié le 13/10/2011 à 07:07
Jean-Charles Gardetto et Nicole Manzone-Saquet

Jean-Charles Gardetto et Nicole Manzone-Saquet (Photo Olivier Ogéron)

Conseil national: petites phrases et grandes idées

 Lundi soir, les conseillers nationaux ont un à un évoqué bon nombre de dossiers qui font grincer des dents. Tour d’horizon

Les séances publiques du budget rectificatif sont chaque année l'occasion de dresser un tableau de la situation du pays, dans tous les domaines. Pour les Monégasques, il s'agit d'un concentré d'informations précieux pour avoir une idée précise des projets en cours : grands - et petits - travaux, traitement des fonctionnaires, économie, fiscalité, avancées sociales…

Avec un investissement estimé à 100 millions d'euros, le tunnel descendant - qui doit relier le Jardin exotique à l'entrée ouest de Monaco (au niveau de la ZAC Saint-Antoine) - est l'un des plus grands chantiers pour Monaco. Or, Anne Poyard-Vatrican s'interroge sur la pertinence du projet. « A-t-on besoin d'un tunnel pour faire venir encore plus de voitures et rallonger encore plus les embouteillages aux portes de la Principauté ? Je rappelle qu'un des projets chers au cœur de l'UP est la construction de parkings relais pour désengorger Monaco des voitures des pendulaires et augmenter la qualité de vie intra muros.»

Les conseillers nationaux devraient-ils montrer l'exemple ? Christophe Steiner (R&E) propose que «dans un souci d'apaisement et de la défense du marché, je propose avec mes colistiers et des élus indépendants qu'unreport de livraison du futur conseil nationalsoit effectué afin de permettre de libérer des crédits pour le marché de la place d'Armes.»

Le port Hercule ne deviendra pas un «resort» les pieds dans l'eau. La société d'exploitation des ports de Monaco (SEPM) qui espérait, un temps, multiplier par quatre sa grille tarifaire d'ici trois ans, a revu à la baisse ses ambitions, en concertation avec le département de l'Équipement et de l'association des plaisanciers du Port. Ce sera finalement 15 % d'augmentation par an pendant trois ou quatre ans. Rien de comparable…

L'incinération des déchets a-t-elle encore un avenir en principauté? C'est la question que pose les conseillera nationaux UDM qui demandent qu'une ultime réflexion soit menée entre le gouvernement et les communes limitrophes pour évaluer l'opportunité de la reconstruction d'un incinérateur en Principauté.

L'avenir du Sporting d'hiver serait-il suspendu aux difficultés économiques de la SBM ? « La mobilisation autour de ce bâtiment n'est pas l'idée fixe de le préserver coûte que coûte, explique Michèle Dittlot, conseiller national UNAM, ex-présidente de la commission pour la Culture. Non, il s'agit plus exactement d'ouvrir enfin un débat sur le devenir du patrimoine de notre pays et de mettre en œuvre une vraie politique d'urbanisme cohérente qui préserve notre diversité architecturale et maintienne un cadre de vie agréable. Le béton doit être manié avec parcimonie. Conformément aux dispositions de notre constitution et à l'engagement que le gouvernement a pris, nous attendons un retour imminent du projet de loi relative à la conservation et à la protection du patrimoine. J'espère seulement que le dépôt de ce projet de loi n'interviendra pas trop tard, quand il ne restera plus aucun édifice à protéger en principauté…»

Doyenne de la Haute Assemblée, Nicole Manzone-Saquet, présidente des Droits de la Femme et de la Famille, s'avoue inquiète à propos d'A Qiétudine. Si la maison de retraite de 70 chambres est l'aboutissement d'un long travail de la majorité conduite dès 2003 par Stéphane Valeri, force est de constater que le taux de remplissage est décevant. « Il était de 60 % au 18 juillet 2011, soit 42 résidents au total, dont 11 nationaux. En outre, par souci de maîtrise des dépenses, le 3e étage, pourtant d'une qualité exceptionnelle, reste fermé. »Le bâtiment, qui devait rapidement s'autofinancer, ne répond pas aux objectifs fixés. Aussi Nicole Manzone-Saquet propose-t-elle de développer les hébergements «à la carte» pour des périodes de convalescence ou de courts séjours.

716 dossiers de bourse pour le secondaire ont été déposés auprès de la direction de l'Éducation nationale. Un chiffre en nette progression. Pierre Lorenzi, président de la commission de l'Éducation et de la Jeunesse, se réjouit que le premier versement aux familles intervienne dès la rentrée - et non plus en novembre comme auparavant.« Je suis satisfait que la voix du conseil national ait enfin été entendue par le gouvernement qui a annoncé, en avril dernier, la rationalisation des procédures d'instruction des dossiers, ce qui, par voie de conséquence a pour effet de diminuer les délais de versement des bourses.»

Bien qu'une loi ait été votée en mai dernier, modifiant la loi 1 235 sur le secteur protégé,«ce secteur dit «protégé» est, comme tout le monde le sait, appelé à disparaître»,souligne Gérard Bertrand, président de la commission du logement. Pour « conserver la population des enfants du pays, une seule solution : la création d'un secteur intermédiaire, réclamée depuis 2003 par la majorité du conseil national. La solution passe par l'augmentation des droits à bâtir pour toute nouvelle construction, permettant à l'État de récupérer un certain nombre d'appartements. Ce n'est qu'une question de volonté.»

Gérard Bertrand souligne « le souhait de la majorité de diminuer l'apport initial à 5 % pour le contrat habitation-capitalisation pour rendre ce contrat plus accessible aux jeunes couples notamment.»Mais le ministre d'Etat tempère : « Avec un apport initial de 10 voire 5%, les mensualités des titulaires augmenteraient de manière assez considérable. (...) le gouvernement princier n'est pas formellement opposé à un abaissement à un taux compris entre 10 et 15%. »

Si Roland Marquet se réjouit qu'un plan d'économie et de relance ait été mis en place par le gouvernement pour sauver IM2S et la plupart des 125 emplois, le conseiller national se dit « réservé sur "le développement des pôles d'activité" . Ne créez pas de concurrence avec les mêmes activités déjà existantes à Monaco.»


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